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Hermaphrodite endormi

Hermaphrodite endormi
Oeuvre romaine d’époque impériale
(IIe siècle après J.-C.)
Rome, près des thermes de Dioclétien
Marbre grec (hermaphrodite) et marbre de Carrare (matelas)
l. : 169 cm. ; L. : 89 cm.

Hermaphrodite, le fils d’Hermès et d’Aphrodite, avait repoussé les avances de la nymphe Salmacis. Celle-ci obtint cependant de Zeus que leurs deux corps soient unis pour toujours, d’où leur étrange mariage en un être bisexué. L’oeuvre est conçue pour être appréciée en deux temps : d’abord s’impose une gracieuse physionomie qui flatte la féminité du personnage ; puis, si l’on passe de l’autre côté, sa nature androgyne crée la surprise. Cet effet de contraste et d’ambiguïté, voire ce goût pour l’étrangeté, sont appréciés à la fin de la période hellénistique. Le copiste de l’époque romaine reproduit probablement un original grec du IIe siècle avant J.-C. Pline l’Ancien cite un Hermaphroditus nobilis de Polyclès (Histoire naturelle, XXXIV, 80). Cependant, faute de description de sa part, le lien avec l’Hermaphrodite endormi n’est pas assuré.

En 1619, le cardinal Scipion Borghèse confie au Bernin l’exécution du matelas sur lequel est posé le marbre antique. La même année, David Larique travaille à la restauration de l’Hermaphrodite lui-même.
Ancienne collection Borghèse
Achat, 1807
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines