Shima
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Shima 41
l’approche limpide du soir l’oiseau sauvage
au bord de l’eau si proche aimant
son œil sa griffe -
Shima 42
en allée dans le parc la lumière assise sur ce banc
le jour n’existait plus
du temps son aveu triomphait -
Shima 43
du sol sa force à l’automne engrangée
la brume élève son calice
je réfléchissais je danse maintenant -
Shima 44
ce pas d’herbes couchées si proche sans trembler
contre la peau du sol sans écorchure de nous
la porte la rusée ne grincera pas -
Shima 45
Je perce encore en mon jardin cette corolle
phalange de feu pur quittée à l’aube et son sourire
à l’heure impeccable -
Shima 46
entre nos mains doucement adossées
dans l’étrécissement du jour parfois
une lumière encore se désaltère -
Shima 47
je courais comme l’eau sur la pierre muette
de temple que sa soif au fil des jours
l’excavation de moi ouvrait un jardin de prières10 novembre 2014 eau , jardin , jour , pierre , prières , soif , temple
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Shima 48
je me souviens qu’à la lisière du cou
le soleil tranchait un bonheur
saccades du plaisir -
Shima 49
même la Meuse aux brumes enroulées
cheval lent de mes jours
dévorante et si belle douloureuse se tait -
Shima 50
ce qu’endurent la rivière et d’autres chemins fourbus
mes yeux à l’intonation cassée en ignorent
la courbe et le pas