☰ (Francis Royo)

Lisières     L 4

je lis Teishin

Venant semble-t-il
autant qu’elles s’en retournent
Les vagues du large

*

longs jours blanchis
de la mer
à danser sur les galets

aux pieds profonds d’eau claire
une écharpe d’écume
et le regard battant toi
lumière qui vient vivre au seuil des morts
flottants
aux mots perdus
à caresser encore

je te crée
au coeur du sable qui nous rassemble

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