<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://relire.net/oloe/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Olo&#233;s du monde entier</title>
	<link>https://relire.net/oloe/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://relire.net/oloe/spip.php?id_rubrique=1&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Olo&#233;s du monde entier</title>
		<url>https://relire.net/oloe/IMG/logo/siteon0.png?1759757868</url>
		<link>https://relire.net/oloe/</link>
		<height>89</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Journal de lectures, d&#233;rive</title>
		<link>https://relire.net/oloe/Journal-de-lectures-derive</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/Journal-de-lectures-derive</guid>
		<dc:date>2026-06-16T06:13:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim S&#233;n&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Journal de lectures, pour Guillaume Marie. S&#233;minaire Ecritures urbaines, Universit&#233; Gustave Eiffel, 12/06/2026&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20260421_141033-edit.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20260421_141033-edit.jpg?1781525071' width='500' height='281' alt='Le P&#232;re tranquille vu du Bon p&#234;cheur, aux Halles. ' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;mai 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lis &lt;i&gt;La Tectonique des Halles&lt;/i&gt;, de Guillaume Marie, en partie aux Halles, chez moi, dans les transports en commun et aux Abraxas. Pas vraiment dans le c&#339;ur postmoderniste de l'ar&#232;ne des Abraxas de Ricardo Bofill, &#224; Noisy-le-Grand, qui sert de d&#233;cor &#224; des publicit&#233;s et &#224; des films comme &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=0gVnQ_KnKVg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Brazil&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=5p-_eL2q0TI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hunger Games&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, mais dans le centre commercial des Arcades de Mont d'Est. Un lieu o&#249; l'on peut rester tout le jour sans voir le jour, ou presque ; ce n'est pas un v&#233;ritable intestin, car il y a des verri&#232;res tout en haut. C'est un grand centre d'environ 80 boutiques avec un supermarch&#233; Carrefour sur deux &#233;tages. Le parking de Ludovic Maillard, avec ses rampes d'acc&#232;s automobiles en double h&#233;lice, est aussi un d&#233;cor de nombreux clips musicaux et films, comme &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=ybOo44VMci0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loin du p&#233;riph&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, polar m&#233;diocre. Ce ventre commercial, ses quelques olo&#233;s aux wifis hasardeux, sont mes Halles locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma lecture est &#233;pisodique, comme l'&#233;criture ; je lis dans un lieu ou un autre, je m'arr&#234;te selon les changements de train ou le refroidissement du caf&#233;. C'est, je pense, ce que le livre appelle : une d&#233;rive de lecture, avec sa forme libre, fragment&#233;e. Et &#231;a me pla&#238;t forc&#233;ment, je n'&#233;cris pas le &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://jsene.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Journal &#233;clat&#233;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; pour rien. Ma culture litt&#233;raire penche naturellement vers l'infraordinaire, agr&#233;ment&#233; cependant de r&#233;flexions qui d&#233;passent l'infraordinaire, mais sans &#234;tre extraordinaire. Dirait-on, aujourd'hui, sur le mod&#232;le de &#171; r&#233;alit&#233; augment&#233;e &#187;, &#171; l'infraordinaire Dirait-on, aujourd'hui, sur le mod&#232;le de &#171; r&#233;alit&#233; augment&#233;e &#187;, &#171; l'infraordinaire augment&#233; &#187; ? Un &lt;i&gt;inordinaire&lt;/i&gt;, peut-&#234;tre, exercice o&#249; excelle Guillaume Vissac, dans le journal d'&#233;criture de son site &lt;a href=&#034;https://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?rubrique71&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fuir est une pulsion&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je poursuis cette libert&#233; du fragment, de la d&#233;rive, de la d&#233;ambulation sur des plaques plus ou moins glissantes, solides et dispers&#233;es. Au P&#232;re Tranquille d'abord, puis au Bon P&#234;cheur avec vue sur le P&#232;re Tranquille et les publicit&#233;s Adidas du magasin de sport sous canop&#233;e, le hasard des lectures en cours me met entre les mains &lt;i&gt;Les Mis&#233;rables&lt;/i&gt;. Dans la premi&#232;re partie, il y a un chapitre d'&#233;num&#233;rations et de descriptions courtes consacr&#233;es &#224; l'ann&#233;e 1817, qui tranche de la narration et des portraits. S&#233;rie des faits, de modes, de noms, de ph&#233;nom&#232;nes propres &#224; cette ann&#233;e-l&#224;, un collage de &lt;i&gt;je me souviens&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
En 1817, la mode engloutissait les petits gar&#231;ons de quatre &#224; six ans sous de vastes casquettes en cuir maroquin&#233; &#224; oreillons assez ressemblantes &#224; des mitres d'esquimaux. L'arm&#233;e fran&#231;aise &#233;tait v&#234;tue de blanc, &#224; l'autrichienne ; les r&#233;giments s'appelaient l&#233;gions ; au lieu de chiffres ils portaient les noms des d&#233;partements. Napol&#233;on &#233;tait &#224; Sainte-H&#233;l&#232;ne, et, comme l'Angleterre lui refusait du drap vert, il faisait retourner ses vieux habits. En 1817, Pellegrini chantait, mademoiselle Bigottini dansait ; Potier r&#233;gnait ; Odry n'existait pas encore. Madame Saqui succ&#233;dait &#224; Forioso. Il y avait encore des Prussiens en France. [&#8230;] La duchesse de Duras lisait &#224; trois ou quatre amis, dans son boudoir meubl&#233; d'X en satin bleu ciel, &lt;i&gt;Ourika&lt;/i&gt; in&#233;dite. On grattait les N au Louvre. Le pont d'Austerlitz abdiquait et s'intitulait pont du Jardin du Roi, double &#233;nigme qui d&#233;guisait &#224; la fois le pont d'Austerlitz et le jardin des Plantes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&#034;text-align:center&#034;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez moi, fen&#234;tre ouverte, &#224; la nuit tombante, puis tomb&#233;e, j'entends le merle. Depuis quelques ann&#233;es, ma ville a r&#233;duit la luminosit&#233; des lampadaires pendant la nuit. Je ne sais pas si cela aide le merle &#224; siffler &#224; des heures de chant raisonnables, habituelles, prescrites par son code g&#233;n&#233;tique et son instinct de siffleur. Page 43, j'apprends la disparition des moineaux parisiens, remplac&#233;s par les &#233;tourneaux, ces psychopompes passeurs de morts et de revenants, si l'on en croit le roman &lt;i&gt;The Dark Half&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;La Part des t&#233;n&#232;bres&lt;/i&gt;), de Stephen King, dans lequel les oiseaux ne font pas que passer les vivants dans le monde des morts, mais peuvent emprunter un chemin inverse&#8230; Ici, je pense &#224; leurs nu&#233;es calamiteuses qui d&#233;vastent les cultures et se d&#233;vastent eux-m&#234;mes puisque, tellement nombreux dans un seul arbre ils se marchent dessus, se picorent pour la meilleure place, renversent les plus faibles et les finissent &#224; coups de bec et de griffes, laissant au petit matin les cadavres perfor&#233;s au sol. Ils sont jusqu'&#224; dix mille dans un arbre, &#224; le briser (&#224; Boulogne-sur-Mer, dans le quartier de la Liane, plusieurs sapins ont &#233;t&#233; ab&#238;m&#233;s, leurs branches cass&#233;es, les arbres partiellement d&#233;racin&#233;s ; il a fallu les couper pour &#233;viter les accidents. Prouvons, et calculons, entre 60 et 100 g l'oiseau, on peut atteindre la tonne dans un seul maigre sapin). Le matin, donc, apr&#232;s avoir accompli leurs m&#233;faits nocturnes, ils partent en nu&#233;e, murmuration de mort vers les champs voisins pour les saccager avant de revenir repeindre la ville de leurs fientes coupables. Bref, je n'aime pas beaucoup les &#233;tourneaux. Il reste des mignons moineaux, des accenteurs mouchet&#233;s, des m&#233;sanges tenaces et peut-&#234;tre m&#234;me quelques pouillots v&#233;loces &#224; Noisy-le-Grand, mais tr&#232;s peu ; j'ai peur que leur disparition ne s'&#233;tende &#224; toute la banlieue et ne vienne, par leur absence, offrir la place aux sinistres passereaux qui ravageraient alors mon pin parasol, mon ciel semi-nocturne, et m'emporteraient King seul sait o&#249;. Comment arr&#234;ter &#231;a ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/thief_2_the_metal_age-capture.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/thief_2_the_metal_age-capture.jpg?1781525462' width='500' height='288' alt='capture &#233;cran du jeu Thief 2, The Metal Age. Rue pav&#233;e nocturne, ombre de gardes le long d'un mur blanc, lampadaires lontains. ' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les villes dans l'&#233;cran, comme &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Z6hjG6MCcZ8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Zelda&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, le jeu vid&#233;o cr&#233;&#233; par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, de Nintendo. Les jeux vid&#233;o cr&#233;ent des villes, des labyrinthes de l'esprit. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/YfXOS-8VwmU?si=-D97c-IoJ-nUZ0vu&amp;t=1033&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Shenmu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et ses rencontres dans une ville ouverte, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=jaUiWleXbFI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Half Life 2&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et sa police politique dans une ville secr&#232;te et parfois souterraine, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/-PtqYgMLYFU?si=7wqBO1icX4zOTFv8&amp;t=12&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;GTA 3&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et ses degr&#233;s de libert&#233; invraisemblables, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=zH_6ER0-voQ&amp;t=332s&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Thief&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et ses recoins d'ombres ; et, dans certains jeux, on b&#226;tit sa propre ville : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=4hvrLg1dUqg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sim City&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=StXVrCvDOWI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;StarCraft&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&#8230; Anciens jeux que je ne peux plus &#171; faire tourner &#187;. Celui que je lis en ce moment (plus que je n'y joue, car le temps pour moi semble avoir disparu), c'est &lt;i&gt;Mario Odyssey&lt;/i&gt;, sur Switch, emprunt&#233; &#224; la m&#233;diath&#232;que, dans lequel il y a toute cette lave souterraine qui gronde, mais ne menace jamais plus que les plateformes o&#249; le niveau se d&#233;roule. Dans cette version, gr&#226;ce &#224; un chapeau que l'on envoie sur eux, on peut contr&#244;ler certains ennemis, comme s'ils &#233;taient poss&#233;d&#233;s par Mario, qui profite alors de leurs capacit&#233;s &#224; voler, sauter, tirer des boulets de canon pour progresser dans le niveau. On prend possession de leur corps, de leurs sens ; exp&#233;rience d'intersubjectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, c'est l'heure des chauves-souris. Leur vol vif, avec piqu&#233;s et acrobaties, ressemble &#224; celui des martinets, bien qu'elles se dirigent au biosonar. Les deux chassent les m&#234;mes moustiques et moucherons, pour mon plus grand soulagement. Ces ressemblances sont singuli&#232;res, un mammif&#232;re et un aviaire, dans leur envol, si similaires. Je me souviens de l'article de Thomas Nagel qui se demande &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://commonweb.unifr.ch/artsdean/pub/gestens/f/as/files/4610/13599_173833.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;quel effet cela fait d'&#234;tre une chauve-souris&lt;/a&gt; ?&lt;/i&gt;, et je me demande quel effet cela fait &#224; une chauve-souris de recevoir l'&#233;cho de mon corps dans sa cartographie interne. Nagel s'interroge sur la subjectivit&#233; des exp&#233;riences quand celles-ci peuvent &#234;tre totalement inaccessibles, comme celle du monde fa&#231;onn&#233; dans le cerveau d'un chiropt&#232;re par l'&#233;cho de ses cris sur les b&#226;timents, arbres, obstacles et autres animaux. &#201;cho transmis en st&#233;r&#233;o aux deux oreilles, donc en relief, comme nous voyons avec nos deux yeux. Comment se repr&#233;senter un monde 3D fait uniquement de sons ? Dans lequel les couleurs sont peut-&#234;tre diff&#233;rentes qualit&#233;s de bruits ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qu'est-ce qu'un oiseau, dans l'esprit d'une chauve-souris ? Une sorte de cong&#233;n&#232;re ou de coll&#232;gue diurne ? Mais se croisent-il et elle vraiment, ou bien s'ignorent-ils ? Rien que l'&#233;cho d'une trace laiss&#233;e entre les masses d'air ? Et qu'est-ce qu'un oiseau dans l'esprit d'un chien ? Qu'est-ce qu'un chien dans l'esprit d'un cheval ? Un cheval dans l'esprit d'une mouche ? Qu'est-ce que le rivage ou le ciel, dans l'esprit d'un dauphin ? Qu'est-ce qu'une maison, un immeuble, une ville humaine dans l'esprit d'une fourmi ? Qu'est-ce qu'une fourmi dans l'esprit d'une fourmili&#232;re ? Qu'est-ce une poussi&#232;re pour une bact&#233;rie ? Je pourrais continuer jusqu'&#224; l'infiniment petit comme &#231;a&#8230; D'ailleurs, je l'ai fait : j'ai vu l'infiniment petit de la mati&#232;re prouv&#233; par le Grand collisionneur de particules en Suisse, j'ai vu les &#233;nergies du vide faire masse et cr&#233;er ce qui n'&#233;tait pas. J'ai vu les matrices de calcul permettant d'&#233;valuer la m&#233;canique quantique d'un &#233;lectron. J'ai vu les bosons, les gluons et j'ai &#224; peine devin&#233; ce que pouvait &#234;tre la nature de la masse qui fait que la mati&#232;re, si pleine de rien, peut &#234;tre touch&#233;e, en me demandant si tout cela &#233;tait bien r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;andres insaisissables de l'univers ou de la ville, les questions de la biologie, de la cosmologie, de la sociologie, les architectures en ruine et les b&#226;timents imaginaires d'un jeu vid&#233;o, tout, dans ce monde, est &#233;trange, de plus en plus &#233;trange &#224; mesure qu'on l'explore et que les ann&#233;es passent ; je comprends de moins en moins, je m'inqui&#232;te de plus en plus, tout est bizarre, fragile et intriguant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, parmi les lectures en cours, je lis cet alexandrin (au fait : j'en ai cach&#233; deux cons&#233;cutifs dans ce texte) dans un po&#232;me extrait de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editions-brunodoucey.com/products/prendre-la-mer-60-sonnets-pour-les-boat-people&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Prendre la mer&lt;/a&gt;, 60 sonnets pour les boat people&lt;/i&gt;, de Sabine Huynh :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;les &#233;toiles s'&#233;teindront. Plus rien &#224; &#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_342 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20210527_131910.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20210527_131910.jpg?1781525248' width='500' height='375' alt='vue du parking et des rampes d'acc&#232;s de L. Maillard' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Joachim S&#233;n&#233;, pour Guillaume Marie&lt;br&gt;
12 juin 2026 &#8211; S&#233;minaire &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://ecrituresurbaines.org/2026/03/28/12%c2%b706%c2%b726-seminaire-autour-de-la-tectonique-des-halles-de-guillaume-marie/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;critures urbaines&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#224; La Ferme du Buisson&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ma fen&#234;tre</title>
		<link>https://relire.net/oloe/Ma-fenetre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/Ma-fenetre</guid>
		<dc:date>2020-12-04T06:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Janin</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Fen&#234;tre changeante&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ma fen&#234;tre n'est pas bien isol&#233;e. Elle n'a pas de balcon &#8211; moi j'&#233;cris, de trop loin, j'y l&#232;ve les yeux et je laisse passer une inspiration brouillonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma fen&#234;tre est grise, au matin, la plus silencieuse que je l'ai jamais vue. En teintes de cr&#232;me, la lumi&#232;re glisse entre les deux fa&#231;ades beigeasses et les ombres que cr&#233;ent le soleil invisible, s'allongent en longues tra&#238;n&#233;es noires. En une heure, l'aurore a le temps de monter, de s'&#233;tablir et de prendre le dessus par la vitre de ma fen&#234;tre. Moi je ne regarde pas la lumi&#232;re qui varie. Je regarde la porte avec angoisse, sans savoir de quoi la journ&#233;e sera faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma fen&#234;tre, le midi, a le moins &#224; dire au moment o&#249; elle est la plus claire. Sois je suis partie travailler, sois j'ai autre chose &#224; faire. Si je suis l&#224;, je ferme les battants et je tire le rideaux &#8211; si mon gars veut allumer la lumi&#232;re parce qu'on y voit rien, je lui gueule qu'on est pas &#224; Versailles et que, de toute mani&#232;re, sans couleur la lumi&#232;re n'a aucun int&#233;r&#234;t. Plus d'ombres molletonn&#233;es, juste le bruit la puanteur et l'agitation. Paris est d&#233;sagr&#233;able &#224; midi. Non. Merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma fen&#234;tre au cr&#233;puscule est la plus belle &#224; mes yeux. Elle a sa jolie lumi&#232;re rose, si fragile et maladive, ses teintes de perle qui irradient la rue et le ciel, et aur&#233;olent la ligne de fuite de promesses n&#233;buleuses. Elles se dissipent et je me retrouve seule &#8211; je me retrouve seule avec la pens&#233;e absurde que jamais je ne pourrais vivre au cr&#233;puscule avec la justesse et l'intensit&#233; que semble demander son d&#233;cor lumineux. Je ne tire plus les rideaux, j'ai comme une fissure contre mon c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la nuit est tomb&#233;e et que la fen&#234;tre est devenue un carr&#233; noir, il m'est arriv&#233; d'avoir eu peur, mais plus maintenant. On est &#224; Paris, si je l'ouvre et que je me penche, je vois toujours tr&#232;s bien. Si je reconnais un violeur de couvre feu sur le trottoir je peux lever la main et crier &#034;coucou&#034; &#8211; &#224; &#231;a pr&#234;t qu'on me prendrait pour une folle. La nuit est juste un tampon pass&#233; sur le ciel et encore. Si tu dors la fen&#234;tre ouverte, tu dors mal &#224; cause des voitures, des bus et de ces motos &#224; la con. Rien n'a chang&#233; et je me demande si mon mode de vie ne s'appelait pas &#034;quarantaine&#034; depuis le d&#233;but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, si j'ouvre ma fen&#234;tre, c'est g&#233;n&#233;ralement pour fumer une clope, et, pour faire bonne mesure, je laisse la fen&#234;tre ouverte et j'attends que l'odeur se dissipe. Ma fen&#234;tre ne dit pas grand chose que je ne sache d&#233;j&#224;. Quand elle m'asperge de sa lumi&#232;re qui change, et que je suis en train d'&#233;crire, la plupart du temps je lui tourne le dos.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_210 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/photo_oloe_louise_janin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/photo_oloe_louise_janin.jpg?1606805409' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mer</title>
		<link>https://relire.net/oloe/La-mer</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/La-mer</guid>
		<dc:date>2020-11-30T14:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sol&#232;ne</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Olo&#233; de l'endroit o&#249; je pr&#233;f&#232;re &#234;tre dans le cadre de la cr&#233;ation&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mer est en face de moi. La sable impr&#232;gne chacun de mes pores tandis que je suis seule ici avec mes pens&#233;es, la musique &#233;clectique que j'&#233;coute &#224; fond dans les oreilles. Ici je suis chez moi, je me sens en s&#233;curit&#233;. Je pourrais rester l&#224; toute ma vie, &#224; &#234;tre simplement. Ici les paroles n'ont pas d'importance, les vagues et le vent les emportent au loin. Ici il n'y a que le souffle de l'air marin, l'odeur de l'iode et l'horizon qui nous nargue, sachant qu'on ne pourra jamais l'atteindre. C'est l'hiver, rares sont les gens qui passent. De rares familles jouent dans le sable, emmitoufl&#233;es dans des manteaux et des &#233;charpes. Je les comprends, mes doigts me br&#251;lent &#224; cause du froid et du vent. Ainsi seul les cris des mouettes bercent le silence de cette station baln&#233;aire. La mer m'inspire. Gr&#226;ce &#224; elle, je me sens un regain d'&#233;nergie, sans cependant avoir le d&#233;sir de bouger. Le d&#233;sir qu'elle m'inspire est plus profond, plus urgent. Le d&#233;sir de cr&#233;er gr&#226;ce &#224; elle. Ou bien de me laisser porter par la cr&#233;ation d'une tierce personne en m'allongeant sur le sable froid, laisser mes muscles &#234;tre engourdis par le froid. La proximit&#233; avec les &#233;l&#233;ments me plonge dans une sorte d'&#233;tat second o&#249; plus rien n'a d'importance. Le temps ne s'&#233;coule plus de la m&#234;me fa&#231;on, les bruits semblent &#233;touff&#233;s et mon esprit semble se d&#233;tacher de mon corps. C'est ainsi que la mer m'inspire, peut importe l'endroit, l'oc&#233;an, le temps ou la saison.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Exposition &#233;ph&#233;m&#232;re</title>
		<link>https://relire.net/oloe/Exposition-ephemere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/Exposition-ephemere</guid>
		<dc:date>2020-11-30T09:26:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gregory Gadrat</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Exposition Albert Kahn&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le 16e arrondissement de Paris, il est possible de se promener du c&#244;t&#233; de la place du Trocad&#233;ro, et de profiter de la magnifique vue sur l'un des monuments les plus connus de la cit&#233;, la Tour Eiffel. Mais si on revient un peu en arri&#232;re, vers la place m&#234;me, sur l'avenue du pr&#233;sident Wilson, on se retrouve devant l'entr&#233;e d'un grand &#233;difice qui est celui de la cit&#233; de l'architecture et du patrimoine accueillant plusieurs expositions, permanentes ou &#233;ph&#233;m&#232;res. Parmi les expositions &#233;ph&#233;m&#232;res propos&#233; en ce moment, il y a l'exposition Albert Kahn, qui d&#233;voile ses photographies et ses films nous montrant le Paris des ann&#233;es 1910 &#224; 1937. On y acc&#232;de en descendant un escalier tout au bout sur la gauche. A l'int&#233;rieur, pr&#232;s de l'entr&#233;e, il y a une banquette de cuir noir cal&#233; dans un coin. C'est sur cette banquette que je suis assis. De l&#224; j'y regarde ce Paris d'un autre temps expos&#233; par des photos en autochrome, un proc&#233;d&#233; industriel de photographie qui produit des images en couleur sur des plaques de verres. Ces photos luisent d'une lumi&#232;re presque fantomatique, dont la faible obscurit&#233; du lieux tend &#224; leur donner un aspect fantasmagorique. Cette banquette n'est toutefois pas tr&#232;s bien situ&#233;e puisqu'elle ne permet de voir que quelques photographies au loin, une autre photographie plus proche mais visible que si l'on se penche sur la droite, et un film projet&#233; sur une grande toile qui fait tout le mur. L'autochrome visible que si je me penche sur la droite montre l'Op&#233;ra de Paris se tenant majestueusement tout au bout de l'avenue portant son nom. Mais cette avenue est vide, seul une vieille voiture l'arpente. Le film projet&#233; non loin de moi sur ma droite nous emm&#232;ne sur les toits du vieux Paris. Je pense que le cin&#233;matographe a du &#234;tre pos&#233; sur les remparts de Notre-Dame de Paris, car ce que l'on voit tour &#224; tour en contre bas est le pont neuf, avec au loin la tour Eiffel, puis une gargouille qui rentre dans l'&#233;cran par la droite et qui cache en parti ce qui semble &#234;tre l'&#201;glise Sainte Eustache au loin l&#224;-bas, puis &#224; mesure que le cin&#233;matographe tourne, on aper&#231;oit le sacr&#233; c&#339;ur, et plus pr&#232;s en contre bas l'H&#244;tel de ville. Je n'ose pas rester plus longtemps sur cette banquette, mais il me suffit de faire quelque pas pour m'arr&#234;ter devant un autre film projet&#233; lui aussi sur une toile faisant la totalit&#233; du mur. Immersion totale dans l'agitation d'une rue principale que je ne reconnais pas, immerg&#233; par une foule de fant&#244;me. Je vois partout des gens qui sont morts. Ils me regardent parfois, m&#234;me s'il ne me regarde pas vraiment puisqu'il regarde le cin&#233;matographe. Il est &#233;trange de se dire qu'ils pensaient ne regarder qu'un cin&#233;matographe, mais qu'il regardait en r&#233;alit&#233; des gens pour la plupart n&#233;s presque cent ans plus tard. S'ils sont des fant&#244;mes pour nous, qui sommes-nous pour eux ? Rien, car ils ne pensaient voir qu'un cin&#233;matographe. Maintenant, ils ont disparu, et je dispara&#238;trai moi aussi et comme nous tous car nous sommes tous des exposition &#233;ph&#233;m&#232;res, et celle-ci dispara&#238;tra le 11 Janvier 2021.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La place des choses</title>
		<link>https://relire.net/oloe/La-place-des-choses</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/La-place-des-choses</guid>
		<dc:date>2020-11-30T09:26:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;o Saadani</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Un banc plut&#244;t bien situ&#233; sur une place anim&#233;e.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur une place qui peut &#234;tre d&#233;serte ou anim&#233; suivant les moments de la journ&#233;e, il y a un banc. Un banc pour discuter, pour fl&#226;ner, pour &#233;crire ou pour lire. Un banc qui est face &#224; la mairie o&#249; l'on peut apercevoir des employ&#233;s fumant une cigarette ou des files d'attentes de gens venus chercher des papiers. Coll&#233;e &#224; la mairie il y a une &#233;cole maternelle avec des enfants qui courent et qui crient en traversant la cour de r&#233;cr&#233; de leur &#233;cole et des parents impatients qui attendent leurs enfants. A gauche du banc il y a des automobilistes qui se disputent une place de parking tant convoit&#233;e. A droite se trouve un ch&#226;teau d'o&#249; sort un groupe de touristes combl&#233;s. Le monument aux morts nous rappelle ceux qui ont combattu pour la France. Sur cette place tout le monde se m&#234;le les uns aux autres .&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://relire.net/oloe/IMG/png/capture_d_ecran_2020-10-26_170429.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://relire.net/oloe/IMG/png/capture_d_ecran_2020-10-26_170429.png?1603728320' width='500' height='229' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La grandeur des petits d&#233;buts </title>
		<link>https://relire.net/oloe/La-grandeur-des-petits-debuts</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/La-grandeur-des-petits-debuts</guid>
		<dc:date>2020-11-30T09:05:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anthugon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Vue sur l'oc&#233;an, r&#233;flexion dans le calme et la s&#233;r&#233;nit&#233;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Proche de l'oc&#233;an, proche de la plage, le calme et le beau temps permettent d'offrir une vue claire sur l'horizon d&#233;gag&#233;. Serein dans son esprit, serein dans son corps, tout cet apaisement ne peut que permettre de laisser libre cours &#224; son esprit. &#201;crire sur son temps, &#233;crire sur l'avenir, d&#233;crire ce qu'on ressent, comprendre ce qu'on dit. Il est judicieux de lire, relire ou m&#234;me r&#233;&#233;crire tout ce dont notre esprit nous indique : notre pass&#233;, nos sentiments, nos ressentis, notre avenir. Assis sur un banc dans cette rue calme, face &#224; l'oc&#233;an et la plage, avec ce ciel bleu d&#233;grad&#233; et avec une temp&#233;rature ni trop chaude, ni trop froide, tout est parfait, tout est calme, tout est l&#224;. Prendre le temps d'observer, d'entendre, et de r&#233;fl&#233;chir &#224; ce que l'on est dans cet instant pr&#233;cis. Tant de questions qui restent souvent sans r&#233;ponses, les r&#233;ponses &#233;tant parfois si compliqu&#233;es et douloureuses &#224; entendre. &#201;crire dans un lieu pareil, un lieu de paix, ce lieu secret qui est comme un chapitre cach&#233; entre deux pages et qui nous permet d'&#234;tre dans notre bulle, dans notre densit&#233;. Cela fait ressortir une vision diff&#233;rente sur ce que la vie nous offre, comme si le rideau de pluie gris&#226;tre de ce monde s'ouvrait, la vie &#233;tant rong&#233;e par le bruit, le vacarme et la rapidit&#233; du quotidien, alors qu'ici nous sommes confront&#233;s &#224; une douce brise, un calme paisible et frais, avec pour seul contrainte l'odeur puissante de l'eau sal&#233;e qui perturbe mon nez bouch&#233;. Cette &#238;le est comme une pause, un pont entre deux espaces, un instant n&#233;cessaire qui permettrait de tirer les le&#231;ons du pass&#233; afin de mieux percevoir l'avenir. Ce sera bient&#244;t le printemps, et les vergers seront en fleurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Immensit&#233; </title>
		<link>https://relire.net/oloe/Immensite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/Immensite</guid>
		<dc:date>2020-11-30T09:00:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexia M</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L&#224;, la mer et la nature, cohabitent en harmonie. Un endroit o&#249; lire et &#233;crire est permis.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; l'immensit&#233; de la mer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Insaisissable beaut&#233; sauvage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Encercl&#233;e par un vent imprenable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps semble suspendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette eau marine, cach&#233;e dans une petite crique, se trouve une petite plage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bretonne comme ils le crient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ni trop sauvage, ni trop connue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Juste ce qu'il faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, sur cette berge silencieuse, berc&#233;e par les flots marins, la nature se d&#233;ploie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cach&#233;e des regards indiscrets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle y r&#232;gne en secret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, face &#224; l'immensit&#233; de la mer, on peut se perdre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ou se retrouver.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'aimer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ou s'abandonner.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se r&#233;v&#233;ler. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou disparaitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un endroit libre, o&#249; il est possible de vivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un lieu o&#249; il est permis de r&#234;ver.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'imaginer.&lt;br class='autobr' /&gt;
De s'inspirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, au milieu d'un oc&#233;an sans fronti&#232;re, et d'une nature fi&#232;re,&lt;br class='autobr' /&gt;
Laissez-vous guider,&lt;br class='autobr' /&gt;
Laissez-vous aller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voil&#224; cet endroit o&#249; lire et o&#249; &#233;crire, &lt;br class='autobr' /&gt;
Prennent un v&#233;ritable sens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une marche pleine d'inspiration</title>
		<link>https://relire.net/oloe/Une-marche-pleine-d-inspiration</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/Une-marche-pleine-d-inspiration</guid>
		<dc:date>2020-11-30T08:57:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ValGelso</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Dans ma ville, Meulan-en-Yvelines. Une place d'&#233;glise assez banale o&#249; j'aime me poser car le confort et la cr&#233;ation sont synonymes.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce lieu est une source d'inspiration, il se trouve en hauteur synonyme de prise recul sur ma ville ou ma vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, nous avons un b&#226;timent plein de sagesse et de l'autre une vue imprenable sur une gare et la nature pas tout &#224; fait domestiqu&#233;e. Il m'arrive de regarder vers le c&#244;t&#233; des trains pour y regarder les gens fatigu&#233;s d'une journ&#233;e trop harassante et commencer &#224; m'imaginer des destins contrari&#233;s de ne pas avoir fait les bons choix pour atteindre le bonheur voulu par tant de personnes. Toutes ces id&#233;es ou r&#233;cits totalement invent&#233;s, je les couche sur papier, comme pour essayer trouver du sens &#224; ce que je dis, ce que je pense et ce que je vis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce lieu est diam&#233;tralement oppos&#233;, une sorte de dualit&#233;, car entre la routine ennuyante des gens de la gare et les &#233;v&#232;nements exceptionnels que peut fournir cette vieille b&#226;tisse qu'est cette &#233;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette &#233;glise, on y retrouve la joie d'un bapt&#234;me, la confirmation d'un amour potentiellement &#233;ternel et la douleur d'un deuil. Un lieu de culte rempli d'&#233;motion qui m'inspire et qui peut parfois r&#233;pondre &#224; ma qu&#234;te de sens dans mes &#233;crits, dans ma pens&#233;e et dans mon existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime bien y rester longtemps, pour contempler l'architecture de ce lieu de culte, comme si c'&#233;tait une personne importante et qu'elle irait me raconter des choses qu'elle seule a pu endurer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/20201023_183031-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://relire.net/oloe/IMG/jpg/20201023_183031-2.jpg?1603730695' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La magie de ce lieu op&#232;re le soir mais en ces temps compliqu&#233;s...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>We are home</title>
		<link>https://relire.net/oloe/We-are-home</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/We-are-home</guid>
		<dc:date>2020-11-11T17:31:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lorabelle Coogan</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Un peu &#224; l'&#233;cart, derri&#232;re le terrain de foot, il est seul.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un enfant sprint en riant, un couple prom&#232;ne son chien, une femme passe dans la nuit apr&#232;s une longue journ&#233;e de travail&#8230; Ce lieu, au centre de la l&#233;g&#232;re vie de ses habitants, propose une s&#233;rie de bancs en bois. On oserait penser que chacun de ces bancs a &#233;t&#233; plac&#233; &#224; un endroit particulier, unique, d&#233;di&#233; &#224; une t&#226;che bien particuli&#232;re. Celui o&#249; les parents s'&#233;crasent, heureux de laisser leurs enfants se d&#233;penser, leur laissant quelques instants de tranquillit&#233;. L'autre sert de rendez-vous pour les coll&#233;giens, tout juste sortis d'une journ&#233;e de cours, repoussant jusqu'au dernier moment le redoutable retour &#224; la maison. Mais le dernier&#8230; Ah, le dernier, lui, il est fait pour les penseurs. Un peu &#224; l'&#233;cart, derri&#232;re le terrain de foot, il est seul, &#224; un pas de la nature environnante, au milieu d'un tout. Pourtant, on dirait que personne ne s'y rend jamais. Il a l'air plus us&#233; que les autres, ceux-l&#224; ont d&#251; &#234;tre chang&#233;s r&#233;cemment &#224; force d'&#234;tre soumis au poids de la vie. Il est accompagn&#233; de plusieurs ann&#233;es d'histoires et de souvenirs. Un petit graffiti ici, la marque d'une cigarette &#233;cras&#233;e &#224; m&#234;me le bois, un c&#339;ur grav&#233; juste l&#224;. Solitaire lui aussi, il am&#232;ne le penseur &#224; un moment de qui&#233;tude que seule sa condition peut fournir. Ce parfait point de bascule entre &#233;veil et sommeil, ce subtil instant entre le jour et la nuit. La clart&#233; imperturbable. Le livre, pos&#233; dans les genoux, tenu d'une seule main, se laisse lire comme se d&#233;roule une douce m&#233;lodie. Sans &#224;-coups, sans saccader, il d&#233;file devant les yeux de son spectateur, le plongeant dans une nouvelle histoire. Le temps aurait mieux fait de se figer autour de lui, il n'est plus l&#224;. Il se trouve &#224; Paris, d&#233;ambulant vers Le Cond&#233;. Il fr&#233;quente les M&#233;dicis &#224; Florence. Il chasse le Graal au c&#244;t&#233; des Chevaliers de la Table Ronde. Bient&#244;t, il rel&#232;vera la t&#234;te, pensant s'&#234;tre &#233;gar&#233; le temps de quelques minutes, pour d&#233;couvrir le cr&#233;puscule, subtil instant entre le jour et la nuit&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'oc&#233;an de tes yeux</title>
		<link>https://relire.net/oloe/L-ocean-de-tes-yeux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://relire.net/oloe/L-ocean-de-tes-yeux</guid>
		<dc:date>2020-11-09T14:12:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>A.R</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Des lieux et nous, entre pass&#233; et avenir.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous &#233;tions entrain de marcher sur les traces du pass&#233; du haut de cet endroit vaste tout en profitant de chaque recoin de verdure. C'est en contournant une ancienne &#233;difice parsem&#233;s d'histoires que nous arrivions aux seins d'anciennes constructions, aux murs d&#233;labr&#233;s, des bunker d&#233;laiss&#233;s, tout cela soigneusement d&#233;crit sur des panneaux &#224; l'extr&#233;mit&#233;. Ces derniers nous racontant l'histoire de ceux qui ont pos&#233; les pieds avant nous en ce lieu. Seulement, nous oublierons jamais ce jour o&#249; nous arpentions cette falaise et les chemins que nous avons emprunt&#233; car sans l'ombre d'un doute, ils &#233;taient l'&#233;criture de notre propre pr&#233;sent, du commencement de notre avenir, ensemble. Cela faisait un an, jour pour jour, que nous marchions c&#244;te &#224; c&#244;te et ce n'&#233;tait que le d&#233;but. Ce jour l&#224;, j'apercevais de la grandeur dans ses yeux autant dans les r&#234;ves qu'il &#233;tait en train de projeter de r&#233;aliser, que dans l'immensit&#233; du ciel qu'il observait. Ciel azur au dessus de nous signe d'une belle journ&#233;e ensoleill&#233; et les quelques nuages qui migraient petit &#224; petit annon&#231;aient une fin de journ&#233;e pluvieuse. Du haut d'une nouvelle c&#244;te plus haute que les autres, un spectacle merveilleux s'offrait &#224; nous. Une main dans la sienne, de peur de tomber, je m'avan&#231;ais pour respirer cette odeur de libert&#233;, pour pouvoir examiner les profondeurs de la mer. Une mer tranquille, si bleu et si limpide, parfaitement calme, comme nous. Une mer qui avait le pouvoir de nous &#233;mouvoir, de toucher nos c&#339;urs si nostalgique. Nous pensions aux obstacles que nous avions travers&#233; pour en arriver l&#224; et nous pensions aux obstacles que nous traverserions &#224; l'avenir. Rien n'&#233;tait plus magique que l'instant m&#234;me, cet instant, cet seconde o&#249; j'ai pris plaisir &#224; d&#233;tailler chaque recoin de ce paysage, allant de ses yeux, &#224; la mer, au ciel, et aux petites maisons qui peuplaient le port de F&#233;camp tout en bas &#224; gauche, &#233;galement &#224; cette grande falaise sur la droite. Je me demandais alors quelle histoire j'allais pouvoir &#233;crire par la suite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_206 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://relire.net/oloe/local/cache-vignettes/L408xH306/2018-10-10-98114.jpg?1604931165' width='408' height='306' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
