☰ (Francis Royo)

Bribes     3.6

Il y a l’écart de nous
les dos rigoureux qui s’éloignent
et les regards éteints
l’espoir encore d’une langue à venir
qu’on attendrait de boire
la dérive qui mène au cœur bleu du chemin
la terre qui geint malgré les sourires mûrs
puis le soc du temps mort
qui cogne arase et lisse nos saisons
Et nous
dans la turbulence de nos vols usurpés
tremblés
fous de larmes non versées

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