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	<title>Olo&#233;s du monde entier</title>
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		<title>Exposition &#233;ph&#233;m&#232;re</title>
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		<dc:date>2020-11-30T09:26:56Z</dc:date>
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		<dc:creator>Gregory Gadrat</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Exposition Albert Kahn&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le 16e arrondissement de Paris, il est possible de se promener du c&#244;t&#233; de la place du Trocad&#233;ro, et de profiter de la magnifique vue sur l'un des monuments les plus connus de la cit&#233;, la Tour Eiffel. Mais si on revient un peu en arri&#232;re, vers la place m&#234;me, sur l'avenue du pr&#233;sident Wilson, on se retrouve devant l'entr&#233;e d'un grand &#233;difice qui est celui de la cit&#233; de l'architecture et du patrimoine accueillant plusieurs expositions, permanentes ou &#233;ph&#233;m&#232;res. Parmi les expositions &#233;ph&#233;m&#232;res propos&#233; en ce moment, il y a l'exposition Albert Kahn, qui d&#233;voile ses photographies et ses films nous montrant le Paris des ann&#233;es 1910 &#224; 1937. On y acc&#232;de en descendant un escalier tout au bout sur la gauche. A l'int&#233;rieur, pr&#232;s de l'entr&#233;e, il y a une banquette de cuir noir cal&#233; dans un coin. C'est sur cette banquette que je suis assis. De l&#224; j'y regarde ce Paris d'un autre temps expos&#233; par des photos en autochrome, un proc&#233;d&#233; industriel de photographie qui produit des images en couleur sur des plaques de verres. Ces photos luisent d'une lumi&#232;re presque fantomatique, dont la faible obscurit&#233; du lieux tend &#224; leur donner un aspect fantasmagorique. Cette banquette n'est toutefois pas tr&#232;s bien situ&#233;e puisqu'elle ne permet de voir que quelques photographies au loin, une autre photographie plus proche mais visible que si l'on se penche sur la droite, et un film projet&#233; sur une grande toile qui fait tout le mur. L'autochrome visible que si je me penche sur la droite montre l'Op&#233;ra de Paris se tenant majestueusement tout au bout de l'avenue portant son nom. Mais cette avenue est vide, seul une vieille voiture l'arpente. Le film projet&#233; non loin de moi sur ma droite nous emm&#232;ne sur les toits du vieux Paris. Je pense que le cin&#233;matographe a du &#234;tre pos&#233; sur les remparts de Notre-Dame de Paris, car ce que l'on voit tour &#224; tour en contre bas est le pont neuf, avec au loin la tour Eiffel, puis une gargouille qui rentre dans l'&#233;cran par la droite et qui cache en parti ce qui semble &#234;tre l'&#201;glise Sainte Eustache au loin l&#224;-bas, puis &#224; mesure que le cin&#233;matographe tourne, on aper&#231;oit le sacr&#233; c&#339;ur, et plus pr&#232;s en contre bas l'H&#244;tel de ville. Je n'ose pas rester plus longtemps sur cette banquette, mais il me suffit de faire quelque pas pour m'arr&#234;ter devant un autre film projet&#233; lui aussi sur une toile faisant la totalit&#233; du mur. Immersion totale dans l'agitation d'une rue principale que je ne reconnais pas, immerg&#233; par une foule de fant&#244;me. Je vois partout des gens qui sont morts. Ils me regardent parfois, m&#234;me s'il ne me regarde pas vraiment puisqu'il regarde le cin&#233;matographe. Il est &#233;trange de se dire qu'ils pensaient ne regarder qu'un cin&#233;matographe, mais qu'il regardait en r&#233;alit&#233; des gens pour la plupart n&#233;s presque cent ans plus tard. S'ils sont des fant&#244;mes pour nous, qui sommes-nous pour eux ? Rien, car ils ne pensaient voir qu'un cin&#233;matographe. Maintenant, ils ont disparu, et je dispara&#238;trai moi aussi et comme nous tous car nous sommes tous des exposition &#233;ph&#233;m&#232;res, et celle-ci dispara&#238;tra le 11 Janvier 2021.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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