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	<title>Olo&#233;s du monde entier</title>
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		<title>Une marche</title>
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		<dc:date>2020-10-19T12:09:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Valentin M</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Une marche, devant une maison, dans un lotissement, en banlieue. Une marche o&#249; lire o&#249; &#233;crire.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au coeur d'un lotissement de banlieue, dans une rue qui ressemble &#224; la rue d'&#224; c&#244;t&#233;, avec des maisons identiques et mitoyennes, serr&#233;es les unes aux autres. En face d'une de ses maisons, juste en face de la porte bleue, se trouve une marche. Ni trop basse, ni trop haute, cette marche est g&#233;n&#233;ralement utilis&#233;e pour p&#233;n&#233;trer dans la demeure : mais on peut aussi la d&#233;tourner de son utilisation. Y poser plus que ses pieds et y demeurer, s'y assoir pour quelques instants. Pour fumer une cigarette. Prendre un caf&#233;. &#201;crire. Passer un coup de t&#233;l&#233;phone. R&#234;vasser. Lire. Dans la journ&#233;e comme dans la nuit, cette marche est telle un banc en face du monde. On peut y &#234;tre vu comme ne pas &#234;tre vu. &lt;i&gt;Voir les gens marcher &#224; pas press&#233;s vers une voiture ou un train. Entendre des bribes de conversation et des disputes et des portes de voitures claquer et les bruits des t&#233;l&#233;visions et la symphonie continuelle de l'autoroute &#224; quelques pas et l'intrusion triiiiiiiii d'un passage &#224; niveau et les chats se faire la guerre et voir les lumi&#232;res s'allumer s'&#233;teindre se rallumer et le voisin qui sort fumer une cigarette et une voiture passer en trombe et un bonjour d'une dame, sentir la terre mouill&#233;e et l'odeur de fleurs et de barbecue et le parfum d'essence et la solitude et la joie, dans le bruit ou dans le&lt;/i&gt; silence des villes qui se refuse toujours &#224; un mutisme int&#233;gral. Le dos est courb&#233; pour enclencher les touches du clavier, ou coll&#233; contre la porte froide lorsque les mots sont r&#233;sistants et planqu&#233;s dans la t&#234;te. Parfois un h&#233;risson s'&#233;gare dans l'all&#233;e des dalles grises et carr&#233;es, &#233;tonn&#233; de se retrouver face &#224; face avec une esp&#232;ce faisant au moins 30 fois sa taille. Il reste immobile un instant avant de continuer son aventure dans le petit jardinet o&#249; s'&#233;panouissent un g&#233;ranium, un arbuste dont le nom s'est en all&#233; et des feuilles mortes donnant &#224; un temps automnal une certaine vie. Les doigts offices de plume, eux, courent et parcourent leur propre aventure. Cette marche est un entre-deux : elle est entr&#233;e et sortie, dedans mais d&#233;j&#224; dehors, ici et nulle part ; c'est ici que tout s'op&#232;re ou qu'au contraire tout se perd, ici que l'on &#233;crit ou que l'on &#233;crit pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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