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	<title>Olo&#233;s du monde entier</title>
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		<title>L'horizon, enfin</title>
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		<dc:date>2016-10-20T16:30:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gabriel Henry</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Septembre 2016. Je pense &#224; la ville omnisciente, &#224; ses g&#233;om&#233;tries.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/oloe/Mongolie" rel="directory"&gt;Mongolie&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L&#224;, il n'y a pas la mer. Mais le ciel est plus inventif et sauvage que la plus imp&#233;rieuse des mar&#233;es. Des pr&#233;cipit&#233;s instables s'y bousculent au fil des heures avec cette beaut&#233; farouche qu'ont les signes &#233;tranges et ind&#233;chiffrables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'air immobile, les herbes p&#226;les ont leur clameur &#224; elles, des effluves capiteux, les messagers d'un empire infini. Car ici les lignes et les coordonn&#233;es se troublent, la carte s'&#233;tire, se distend et le temps semble &#234;tre au diapason de ces &#233;tendues mats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re moi s'alignent les palissades en bois, &#224; hauteur d'homme, qui ceignent les derni&#232;res maisons et yourtes &#224; la sortie du village. J'ai le sentiment que si je me retourne, je pourrais voir ces planches l&#233;g&#232;rement disjointes et in&#233;gales se balancer doucement dans un sens puis dans l'autre, prises dans le poing maigre du vent, &#224; la place des arbres que l'on cherche en vain dans ce paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu au-del&#224;, il y a cette toute petite mosqu&#233;e kazakh, insolite, comme dessin&#233;e &#224; la main sur le d&#233;cor et qui m'intrigue et me pla&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; moi, en contrebas, une voie ferr&#233;e. Elle semble avoir &#233;t&#233; oubli&#233;e et j'en veux aux rares trains de passage de froisser au m&#233;tal l'eau plane de mes songes &#233;veill&#233;s. Pass&#233; les rails, c'est l'herbe rase, les troupeaux d&#233;rivants, la steppe. L'air d'avoir &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s d&#233;licatement par le jour, les pleins et les d&#233;li&#233;s de la rivi&#232;re sont un vrai cas d'&#233;cole. Le ciel y trouve son &#233;cho scintillant, les animaux s'y abreuvent, je m'y baigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que la prairie n'a pas laiss&#233; s'approcher, ces formes qui retiennent l'ombre et sur lesquelles s'&#233;corche le soleil avant de dispara&#238;tre, semble peint, intouchable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'&#234;tre ici, c'est un grand coup de marteau sur ma montre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense &#224; la ville omnisciente, &#224; ses g&#233;om&#233;tries. Tout s'y fait &#224; t&#226;tons. Je m'en suis lav&#233;. Tant de route, tant de silence d&#233;cant&#233; jusqu'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai un carnet &#224; la main, un petit cahier reli&#233; &#224; couverture cartonn&#233;e que j'avais pris avec moi comme une friandise prometteuse. Je l'ouvre et d&#233;noue la page vierge en y inscrivant presque m&#233;caniquement, dans un souffle, ces premiers mots : L'horizon, enfin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : &#169; Gabriel HENRY&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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