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	<title>Olo&#233;s du monde entier</title>
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		<title>Ferroviaire</title>
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		<dc:date>2014-02-05T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Aigrain</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;dans le sens de la marche&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mon lieu privil&#233;gi&#233; d'&#233;criture et de lecture &#233;tait autrefois un caf&#233; bien bruyant. Aujourd'hui, il se d&#233;place. C'est un long &lt;a href=&#034;http://www.raildar.fr/#lat=46.377&amp;lng=7.317&amp;zoom=6&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voyage en train&lt;/a&gt;, m'emmenant ou me ramenant des Pyr&#233;n&#233;es. Oui, m&#234;me si les parents d'&#224; c&#244;t&#233; martyrisent leurs enfants, m&#234;me si les annonces de la voiture bar m'explosent les oreilles, m&#234;me si je suis priv&#233; de mes proth&#232;ses (le &lt;a href=&#034;http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv4/showps.exe?p=combi.htm;java=no;&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tr&#233;sor de la langue fran&#231;aise&lt;/a&gt;, les dictionnaires du &lt;a href=&#034;http://www.cnrtl.fr/definition/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CNRTL&lt;/a&gt;), c'est le train. Mais il y a une condition, il faut que je sois dans le sens contraire de la marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assis dans le sens de la marche, on re&#231;oit le paysage par grandes bouff&#233;es de face, surtout si le train est &#224; grande vitesse. Quand un champ, une maison, un bosquet, l'imagination d'un animal retiennent l'attention, on doit esquisser pour les suivre dans leur &#233;chappement un mouvement de rotation de la t&#234;te. Vain effort. La vision saute d'une focalisation &#224; une autre, sollicit&#233;e en permanence. &#192; l'oppos&#233;, tournant le dos &#224; la marche du train, on peut laisser sa vision suivre le paysage dans son &#233;loignement r&#234;veur. Les nouveaut&#233;s arrivent par le c&#244;t&#233;, sollicitant l'interpr&#233;tation de la vision p&#233;riph&#233;rique. C'est sans doute cela qui rend souvent inconfortable cette position &#171; dans le mauvais sens &#187;. C'est comme la houle en bateau. Qu'on y r&#233;siste et le mal de mer est proche. Mais si on s'y abandonne avec une l&#233;g&#232;re anticipation, elle nous berce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'acte d'&#233;crire, le moment cl&#233;, c'est celui o&#249; le regard s'&#233;loigne du texte en cours de composition. Le moment o&#249; on ne sait plus quoi &#233;crire, comment &#233;chapper &#224; une impasse, &#224; un ratage. Lorsque le regard trouve ce bercement, cette caresse du paysage, alors se lib&#232;rent ces connexions de mots que le trop raisonnable retient. Quelque chose peut arriver, qui s'&#233;crit. Parfois. Pas toujours, bien s&#251;r.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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