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		<title>Olo&#233;s du monde entier</title>
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		<title>Journal de lectures, d&#233;rive</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim S&#233;n&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Journal de lectures, pour Guillaume Marie. S&#233;minaire Ecritures urbaines, Universit&#233; Gustave Eiffel, 12/06/2026&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_341 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20260421_141033-edit.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20260421_141033-edit.jpg?1781525071' width='500' height='281' alt='Le P&#232;re tranquille vu du Bon p&#234;cheur, aux Halles. ' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;mai 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lis &lt;i&gt;La Tectonique des Halles&lt;/i&gt;, de Guillaume Marie, en partie aux Halles, chez moi, dans les transports en commun et aux Abraxas. Pas vraiment dans le c&#339;ur postmoderniste de l'ar&#232;ne des Abraxas de Ricardo Bofill, &#224; Noisy-le-Grand, qui sert de d&#233;cor &#224; des publicit&#233;s et &#224; des films comme &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=0gVnQ_KnKVg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Brazil&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=5p-_eL2q0TI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Hunger Games&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, mais dans le centre commercial des Arcades de Mont d'Est. Un lieu o&#249; l'on peut rester tout le jour sans voir le jour, ou presque ; ce n'est pas un v&#233;ritable intestin, car il y a des verri&#232;res tout en haut. C'est un grand centre d'environ 80 boutiques avec un supermarch&#233; Carrefour sur deux &#233;tages. Le parking de Ludovic Maillard, avec ses rampes d'acc&#232;s automobiles en double h&#233;lice, est aussi un d&#233;cor de nombreux clips musicaux et films, comme &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=ybOo44VMci0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loin du p&#233;riph&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, polar m&#233;diocre. Ce ventre commercial, ses quelques olo&#233;s aux wifis hasardeux, sont mes Halles locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma lecture est &#233;pisodique, comme l'&#233;criture ; je lis dans un lieu ou un autre, je m'arr&#234;te selon les changements de train ou le refroidissement du caf&#233;. C'est, je pense, ce que le livre appelle : une d&#233;rive de lecture, avec sa forme libre, fragment&#233;e. Et &#231;a me pla&#238;t forc&#233;ment, je n'&#233;cris pas le &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://jsene.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Journal &#233;clat&#233;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; pour rien. Ma culture litt&#233;raire penche naturellement vers l'infraordinaire, agr&#233;ment&#233; cependant de r&#233;flexions qui d&#233;passent l'infraordinaire, mais sans &#234;tre extraordinaire. Dirait-on, aujourd'hui, sur le mod&#232;le de &#171; r&#233;alit&#233; augment&#233;e &#187;, &#171; l'infraordinaire Dirait-on, aujourd'hui, sur le mod&#232;le de &#171; r&#233;alit&#233; augment&#233;e &#187;, &#171; l'infraordinaire augment&#233; &#187; ? Un &lt;i&gt;inordinaire&lt;/i&gt;, peut-&#234;tre, exercice o&#249; excelle Guillaume Vissac, dans le journal d'&#233;criture de son site &lt;a href=&#034;https://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?rubrique71&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fuir est une pulsion&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je poursuis cette libert&#233; du fragment, de la d&#233;rive, de la d&#233;ambulation sur des plaques plus ou moins glissantes, solides et dispers&#233;es. Au P&#232;re Tranquille d'abord, puis au Bon P&#234;cheur avec vue sur le P&#232;re Tranquille et les publicit&#233;s Adidas du magasin de sport sous canop&#233;e, le hasard des lectures en cours me met entre les mains &lt;i&gt;Les Mis&#233;rables&lt;/i&gt;. Dans la premi&#232;re partie, il y a un chapitre d'&#233;num&#233;rations et de descriptions courtes consacr&#233;es &#224; l'ann&#233;e 1817, qui tranche de la narration et des portraits. S&#233;rie des faits, de modes, de noms, de ph&#233;nom&#232;nes propres &#224; cette ann&#233;e-l&#224;, un collage de &lt;i&gt;je me souviens&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
En 1817, la mode engloutissait les petits gar&#231;ons de quatre &#224; six ans sous de vastes casquettes en cuir maroquin&#233; &#224; oreillons assez ressemblantes &#224; des mitres d'esquimaux. L'arm&#233;e fran&#231;aise &#233;tait v&#234;tue de blanc, &#224; l'autrichienne ; les r&#233;giments s'appelaient l&#233;gions ; au lieu de chiffres ils portaient les noms des d&#233;partements. Napol&#233;on &#233;tait &#224; Sainte-H&#233;l&#232;ne, et, comme l'Angleterre lui refusait du drap vert, il faisait retourner ses vieux habits. En 1817, Pellegrini chantait, mademoiselle Bigottini dansait ; Potier r&#233;gnait ; Odry n'existait pas encore. Madame Saqui succ&#233;dait &#224; Forioso. Il y avait encore des Prussiens en France. [&#8230;] La duchesse de Duras lisait &#224; trois ou quatre amis, dans son boudoir meubl&#233; d'X en satin bleu ciel, &lt;i&gt;Ourika&lt;/i&gt; in&#233;dite. On grattait les N au Louvre. Le pont d'Austerlitz abdiquait et s'intitulait pont du Jardin du Roi, double &#233;nigme qui d&#233;guisait &#224; la fois le pont d'Austerlitz et le jardin des Plantes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&#034;text-align:center&#034;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez moi, fen&#234;tre ouverte, &#224; la nuit tombante, puis tomb&#233;e, j'entends le merle. Depuis quelques ann&#233;es, ma ville a r&#233;duit la luminosit&#233; des lampadaires pendant la nuit. Je ne sais pas si cela aide le merle &#224; siffler &#224; des heures de chant raisonnables, habituelles, prescrites par son code g&#233;n&#233;tique et son instinct de siffleur. Page 43, j'apprends la disparition des moineaux parisiens, remplac&#233;s par les &#233;tourneaux, ces psychopompes passeurs de morts et de revenants, si l'on en croit le roman &lt;i&gt;The Dark Half&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;La Part des t&#233;n&#232;bres&lt;/i&gt;), de Stephen King, dans lequel les oiseaux ne font pas que passer les vivants dans le monde des morts, mais peuvent emprunter un chemin inverse&#8230; Ici, je pense &#224; leurs nu&#233;es calamiteuses qui d&#233;vastent les cultures et se d&#233;vastent eux-m&#234;mes puisque, tellement nombreux dans un seul arbre ils se marchent dessus, se picorent pour la meilleure place, renversent les plus faibles et les finissent &#224; coups de bec et de griffes, laissant au petit matin les cadavres perfor&#233;s au sol. Ils sont jusqu'&#224; dix mille dans un arbre, &#224; le briser (&#224; Boulogne-sur-Mer, dans le quartier de la Liane, plusieurs sapins ont &#233;t&#233; ab&#238;m&#233;s, leurs branches cass&#233;es, les arbres partiellement d&#233;racin&#233;s ; il a fallu les couper pour &#233;viter les accidents. Prouvons, et calculons, entre 60 et 100 g l'oiseau, on peut atteindre la tonne dans un seul maigre sapin). Le matin, donc, apr&#232;s avoir accompli leurs m&#233;faits nocturnes, ils partent en nu&#233;e, murmuration de mort vers les champs voisins pour les saccager avant de revenir repeindre la ville de leurs fientes coupables. Bref, je n'aime pas beaucoup les &#233;tourneaux. Il reste des mignons moineaux, des accenteurs mouchet&#233;s, des m&#233;sanges tenaces et peut-&#234;tre m&#234;me quelques pouillots v&#233;loces &#224; Noisy-le-Grand, mais tr&#232;s peu ; j'ai peur que leur disparition ne s'&#233;tende &#224; toute la banlieue et ne vienne, par leur absence, offrir la place aux sinistres passereaux qui ravageraient alors mon pin parasol, mon ciel semi-nocturne, et m'emporteraient King seul sait o&#249;. Comment arr&#234;ter &#231;a ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/thief_2_the_metal_age-capture.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/thief_2_the_metal_age-capture.jpg?1781525462' width='500' height='288' alt='capture &#233;cran du jeu Thief 2, The Metal Age. Rue pav&#233;e nocturne, ombre de gardes le long d'un mur blanc, lampadaires lontains. ' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les villes dans l'&#233;cran, comme &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Z6hjG6MCcZ8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Zelda&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, le jeu vid&#233;o cr&#233;&#233; par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, de Nintendo. Les jeux vid&#233;o cr&#233;ent des villes, des labyrinthes de l'esprit. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/YfXOS-8VwmU?si=-D97c-IoJ-nUZ0vu&amp;t=1033&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Shenmu&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et ses rencontres dans une ville ouverte, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=jaUiWleXbFI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Half Life 2&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et sa police politique dans une ville secr&#232;te et parfois souterraine, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://youtu.be/-PtqYgMLYFU?si=7wqBO1icX4zOTFv8&amp;t=12&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;GTA 3&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et ses degr&#233;s de libert&#233; invraisemblables, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=zH_6ER0-voQ&amp;t=332s&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Thief&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et ses recoins d'ombres ; et, dans certains jeux, on b&#226;tit sa propre ville : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=4hvrLg1dUqg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sim City&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=StXVrCvDOWI&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;StarCraft&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&#8230; Anciens jeux que je ne peux plus &#171; faire tourner &#187;. Celui que je lis en ce moment (plus que je n'y joue, car le temps pour moi semble avoir disparu), c'est &lt;i&gt;Mario Odyssey&lt;/i&gt;, sur Switch, emprunt&#233; &#224; la m&#233;diath&#232;que, dans lequel il y a toute cette lave souterraine qui gronde, mais ne menace jamais plus que les plateformes o&#249; le niveau se d&#233;roule. Dans cette version, gr&#226;ce &#224; un chapeau que l'on envoie sur eux, on peut contr&#244;ler certains ennemis, comme s'ils &#233;taient poss&#233;d&#233;s par Mario, qui profite alors de leurs capacit&#233;s &#224; voler, sauter, tirer des boulets de canon pour progresser dans le niveau. On prend possession de leur corps, de leurs sens ; exp&#233;rience d'intersubjectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, c'est l'heure des chauves-souris. Leur vol vif, avec piqu&#233;s et acrobaties, ressemble &#224; celui des martinets, bien qu'elles se dirigent au biosonar. Les deux chassent les m&#234;mes moustiques et moucherons, pour mon plus grand soulagement. Ces ressemblances sont singuli&#232;res, un mammif&#232;re et un aviaire, dans leur envol, si similaires. Je me souviens de l'article de Thomas Nagel qui se demande &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://commonweb.unifr.ch/artsdean/pub/gestens/f/as/files/4610/13599_173833.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;quel effet cela fait d'&#234;tre une chauve-souris&lt;/a&gt; ?&lt;/i&gt;, et je me demande quel effet cela fait &#224; une chauve-souris de recevoir l'&#233;cho de mon corps dans sa cartographie interne. Nagel s'interroge sur la subjectivit&#233; des exp&#233;riences quand celles-ci peuvent &#234;tre totalement inaccessibles, comme celle du monde fa&#231;onn&#233; dans le cerveau d'un chiropt&#232;re par l'&#233;cho de ses cris sur les b&#226;timents, arbres, obstacles et autres animaux. &#201;cho transmis en st&#233;r&#233;o aux deux oreilles, donc en relief, comme nous voyons avec nos deux yeux. Comment se repr&#233;senter un monde 3D fait uniquement de sons ? Dans lequel les couleurs sont peut-&#234;tre diff&#233;rentes qualit&#233;s de bruits ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qu'est-ce qu'un oiseau, dans l'esprit d'une chauve-souris ? Une sorte de cong&#233;n&#232;re ou de coll&#232;gue diurne ? Mais se croisent-il et elle vraiment, ou bien s'ignorent-ils ? Rien que l'&#233;cho d'une trace laiss&#233;e entre les masses d'air ? Et qu'est-ce qu'un oiseau dans l'esprit d'un chien ? Qu'est-ce qu'un chien dans l'esprit d'un cheval ? Un cheval dans l'esprit d'une mouche ? Qu'est-ce que le rivage ou le ciel, dans l'esprit d'un dauphin ? Qu'est-ce qu'une maison, un immeuble, une ville humaine dans l'esprit d'une fourmi ? Qu'est-ce qu'une fourmi dans l'esprit d'une fourmili&#232;re ? Qu'est-ce une poussi&#232;re pour une bact&#233;rie ? Je pourrais continuer jusqu'&#224; l'infiniment petit comme &#231;a&#8230; D'ailleurs, je l'ai fait : j'ai vu l'infiniment petit de la mati&#232;re prouv&#233; par le Grand collisionneur de particules en Suisse, j'ai vu les &#233;nergies du vide faire masse et cr&#233;er ce qui n'&#233;tait pas. J'ai vu les matrices de calcul permettant d'&#233;valuer la m&#233;canique quantique d'un &#233;lectron. J'ai vu les bosons, les gluons et j'ai &#224; peine devin&#233; ce que pouvait &#234;tre la nature de la masse qui fait que la mati&#232;re, si pleine de rien, peut &#234;tre touch&#233;e, en me demandant si tout cela &#233;tait bien r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;andres insaisissables de l'univers ou de la ville, les questions de la biologie, de la cosmologie, de la sociologie, les architectures en ruine et les b&#226;timents imaginaires d'un jeu vid&#233;o, tout, dans ce monde, est &#233;trange, de plus en plus &#233;trange &#224; mesure qu'on l'explore et que les ann&#233;es passent ; je comprends de moins en moins, je m'inqui&#232;te de plus en plus, tout est bizarre, fragile et intriguant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, parmi les lectures en cours, je lis cet alexandrin (au fait : j'en ai cach&#233; deux cons&#233;cutifs dans ce texte) dans un po&#232;me extrait de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editions-brunodoucey.com/products/prendre-la-mer-60-sonnets-pour-les-boat-people&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Prendre la mer&lt;/a&gt;, 60 sonnets pour les boat people&lt;/i&gt;, de Sabine Huynh :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;les &#233;toiles s'&#233;teindront. Plus rien &#224; &#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_342 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20210527_131910.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/img_20210527_131910.jpg?1781525248' width='500' height='375' alt='vue du parking et des rampes d'acc&#232;s de L. Maillard' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Joachim S&#233;n&#233;, pour Guillaume Marie&lt;br&gt;
12 juin 2026 &#8211; S&#233;minaire &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://ecrituresurbaines.org/2026/03/28/12%c2%b706%c2%b726-seminaire-autour-de-la-tectonique-des-halles-de-guillaume-marie/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;critures urbaines&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#224; La Ferme du Buisson&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vue sur montagnes</title>
		<link>http://relire.net/oloe/Vue-sur-montagnes</link>
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		<dc:date>2020-10-12T20:00:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim S&#233;n&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Au c&#339;ur, ou au d&#233;but, de la ville-route, je prends mon caf&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/oloe/Coree-du-Sud" rel="directory"&gt;Cor&#233;e du Sud&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;O&#249; s'arr&#234;te la ville ? Le long des autoroutes, au bord des montagnes, c'est encore la ville. Le boucan incessant des camions et voitures, les notes aigu&#235;s des motos filant quelquefois. L'&#233;cho de tout &#231;a jusque dans les for&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_196 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/capture.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/capture.jpg?1602531811' width='500' height='244' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La ville &lt;a href=&#034;https://www.actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/paris-ne-finit-jamais-babel&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ne finit jamais&lt;/a&gt;, mais je me pose. Une baie vitr&#233;e donne sur des cimes d'arbres et la silhouette de quelques collines. Je pense au silence l&#224;-bas, au calme ici, derri&#232;re les vitres, l'autoroute en sourdine. Sur la table orange &#224; c&#244;t&#233; d'un caf&#233; br&#251;lant servi dans un gobelet de carton, j'ouvre mon livre et commence &#224; lire une nouvelle fois ce d&#233;but que je n'arrive pas &#224; d&#233;passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre que la ville ne cesse de commencer, partout o&#249; l'on s'on trouve c'est par un morceau de bitume, la puissance d'un moteur, qu'on y est arriv&#233;. Qu'on s'arr&#234;te n'importe o&#249;, dans n'importe quel centre, puis qu'on en reparte, c'est un nouveau d&#233;but. Qu'on atteigne son bord, son extr&#233;mit&#233; d&#233;serte et d&#233;surbanis&#233;e, le bout d'un chemin de terre, la plage ; c'est encore la ville et quand on en repart, c'est toujours pour la ville. Cette ville o&#249; l'on &#233;tait d&#233;j&#224;, tout le temps. Ici, au c&#339;ur de l'autoroute, au milieu de mon trajet entre S&#233;oul et Pusan, et donc au c&#339;ur de la ville, c'est &#224; un d&#233;but que je suis. C'est moi qui entame la ville, toujours.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
J'en &#233;tais arriv&#233; &#224; devenir un artiste citeur parce que pr&#233;cis&#233;ment, tr&#232;s jeune, je n'arrivais pas en tant que lecteur &#224; aller au-del&#224; de la premi&#232;re ligne des livres que je m'appr&#234;tais &#224; lire. &#8212; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/cette-brume-insensee&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;E. Vila-Matas&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Loin de la baie vitr&#233;e, dans le silence du ciel bleu, les collines ne me voient pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Texte &#233;crit dans le cadre de mes interventions &#224; l'Universit&#233; de Cergy-Pontoise &#034;Ecrire la ville num&#233;rique&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Derri&#232;re la vitre</title>
		<link>http://relire.net/oloe/Derriere-la-vitre</link>
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		<dc:date>2015-12-09T15:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim S&#233;n&#233;, Moret Seine et Loing</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Veneux-les-Sablons mode d'emploi.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/logo/arton107.jpg?1449673353' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rue de Seine m&#232;ne le long de la ligne de trains, grillage et buissons, une passerelle qu'on dirait abandonn&#233;e est en ruine &#8212; D&#233;fense absolue de toucher aux fils m&#234;me tomb&#233;s &#224; terre &#8212; elle offre un point de vue sur&#233;lev&#233; qui ne laisse voir qu'un soup&#231;on de fleuve dans ce manque entre les cimes des arbres proches et la cr&#234;te lointaine d'un versant oppos&#233; (Champagne-sur-Seine). Plus loin la rue du Port doit aboutir au m&#234;me tour de passe-passe, une voie ferr&#233;e prenant la place d'une voie navigable, la g&#233;ographie d&#233;sir&#233;e s'&#233;vanouit au passage d'un train &#8212; le soleil est couch&#233;, il fait presque nuit noire, seules les rectangles des vitres &#233;clair&#233;es de la rame semblent se d&#233;placer sur la foule des silhouettes sombres des platanes et des pins &#8212; je n'ose pas franchir la voie ferroviaire, l'autre rive a disparu dans l'horizon est assombri, quelques lumi&#232;res de Champagne comme des constellations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me reste &#224; longer cette fronti&#232;re avec le vide en me guidant &#224; la lueur orang&#233;e des lumi&#232;res de la gare, puis du stade.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/bib-veneux.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/jpg/bib-veneux.jpg?1449672218' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un chat prend position sur un paillasson et d&#233;nombre les humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fleuve interdit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eau de source remplac&#233;e par acier, bois et balast.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vitesse de transmission du son dans l'acier, le b&#233;ton, l'air : les rails savent que le train arrive avant le b&#233;ton du quai, qui sait avant les usagers. D'abord le Cheyenne pench&#233;, l'oreille coll&#233;e sur le champignon d'acier, ensuite le serpent glissant sa sonnette le quai, enfin le Carouge &#224; t&#234;te jaune planant au-dessus de l'horloge de la station. Et, le plus rapide de tous : le panneau d'affichage lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;niches transform&#233;es en RER.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passerelle en ruine et son compteur de fin de vie : effondrement dans 51 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Labyrinthe d'acc&#232;s &#224; la biblioth&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visages des &lt;i&gt;commuters&lt;/i&gt; franciliens coll&#233;s aux vitres des Z20500, visant avec envie les livres de la biblioth&#232;que de Veneux, essayant d'ouvrir &#224; distance &lt;i&gt;La vie mode d'emploi&lt;/i&gt; de Perec, ouvert &#224; c&#244;t&#233; du carnet o&#249; j'&#233;cris ces lignes, toute chose que la vitesse efface dans la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apprendre qu'un r&#233;seau Wi-Fi peut se faire la malle dans l'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#034;pi&#232;ces fromages&#034; et des &#034;pi&#232;ces compresseurs&#034; attendent de rejoindre le Pharaon et son &#201;pouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'autogestion &#233;gyptologique des pi&#232;ces de puzzle autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issue de secours &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &#224; travers les fen&#234;tres d'un sarcophage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trouver la pi&#232;ce manquante d'une pyramide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bo&#238;tes se vident, le carnet se remplit, les volets roulent et se ferment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;crit pour la r&#233;sidence &lt;a href='http://relire.net/oloe/lairnu.net/moret-seine-et-loing/'&gt;L'aiR Nu au pays de Moret Seine et Loing&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Olo&#233; mus&#233;e</title>
		<link>http://relire.net/oloe/Oloe-musee</link>
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		<dc:date>2014-01-14T08:54:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim S&#233;n&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Je ne saurais dire exactement quel mus&#233;e, dans quelle ville, ni quoi d'&#233;crit.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/logo/arton6.jpg?1389689660' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;19 mars 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait comme cette fois o&#249; j'ai &#233;crit dans ce mus&#233;e. Je ne saurais dire exactement quel mus&#233;e, dans quelle ville, ni quoi d'&#233;crit. J'ai &#233;crit dans plusieurs mus&#233;es, voil&#224; tout, mais un jour, particuli&#232;rement ce jour o&#249;&#8230; Peu importe le mus&#233;e, et peu importe o&#249; dans le mus&#233;e. Tout d'abord peu importe o&#249;, la ville, quelle importance, tous les mus&#233;es du monde sont dans la m&#234;me ville, ceux dont j'ai parcouru les galeries en tous cas, le mus&#233;e Thyssen est &#224; Manhattan, le Guggenheim est sur les bords de Seine, le Palais de Tokyo et le Mus&#233;e d'Art Moderne sont sur les pelouses de Greenwich &#224; Londres, le British Museum est &#224; Rome&#8230; Cela pourrait &#234;tre dans les collections, sur un canap&#233; sans dossier, devant une toile murale trop grande pour &#234;tre embrass&#233;e d'un seul regard, devant la seule planche restante d'un triptyque aux deux-tiers perdu, devant la sculpture de pr&#233;cision anatomique d'un organisme inconnu sur Terre, sous une installation clignotante au parfum de bois ou pr&#232;s d'une porcelaine trop ancienne pour se passer de vitrine pressuris&#233;e, entre un masque de bois sculpt&#233; et la projection didactique d'un &#233;cran plat tactile ; peu importe mais in situ toujours ; cela pourrait &#234;tre aussi dans la caf&#233;t&#233;ria, toujours bruyante et tr&#232;s ch&#232;re, tellement d&#233;tach&#233;e du reste du mus&#233;e, artificielle et sa lumi&#232;re de vieux n&#233;on, sous cellophane ; cela pourrait-&#234;tre dans le jardin, ou devant la baie vitr&#233;e qui donne sur le jardin ou sur la place et parfois sur un &#233;tang ; cela pourrait &#234;tre dans le hall, avant les billets, nef haute de plafond et sa foule m&#233;lang&#233;e dans trop de directions fa&#231;on gare ; cela pourrait &#234;tre l&#224;, ici, juste ici, quelques minutes avant le voyage&#8230; Comme ce jour, il me semble bien, ce jour o&#249; j'ai &#233;crit dans ce mus&#233;e, j'ai oubli&#233; quoi, j'ai oubli&#233; o&#249;, mais c'&#233;tait bien ce jour-l&#224;, avant un grand voyage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : JS&lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; originellement sur &lt;a href=&#034;http://jsene.net/spip.php?article592&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://jsene.net/spip.php?article592&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un caf&#233; &#224; Shangha&#239;</title>
		<link>http://relire.net/oloe/Un-cafe-a-Shanghai</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/oloe/Un-cafe-a-Shanghai</guid>
		<dc:date>2014-01-13T14:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim S&#233;n&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Bookshop de Fuzhou Lu&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/oloe/Chine" rel="directory"&gt;Chine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/logo/arton2.jpg?1389623278' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les librairies beaucoup de gens lisent, assis par terre, plus que dans nos biblioth&#232;ques municipales, des rayons sont difficiles d'acc&#232;s. Cela est r&#233;cent qu'il y ait autant de librairies et que les livres ne soient plus emball&#233;s, lire avant d'acheter &#233;tait impossible. Certains prennent des notes, les plans de ville sont us&#233;s aux pliures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand Bookshop de Fuzhou Lu nous accueille aux mots de &#171; &lt;i&gt;Les livres constituent un des marchepieds pour le progr&#232;s de l'humanit&#233;&lt;/i&gt;. &#187; Ici, devant cette profusion litt&#233;raire, tout semble indiquer que l'&#232;re du &lt;i&gt;tais-toi et ob&#233;is&lt;/i&gt; est en train de passer &#224; un air que je connais bien : &lt;i&gt;cause-toujours et ob&#233;is&lt;/i&gt;. Mais comment savoir dans ce qui est imprim&#233; l&#224;, la libert&#233;, la censure ? Et puis dans ce magasin sur plusieurs &#233;tages, les livres sont trop chers pour le salaire moyen. L'expresso de la caf&#233;t&#233;ria est &#224; 18 yuans, &#224; ce prix il est possible de manger plus qu'&#224; sa faim pendant deux ou trois jours dans des bars &#224; noodles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : JS&lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de &lt;a href=&#034;http://jsene.net/spip.php?article656&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://jsene.net/spip.php?article656&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Menthe</title>
		<link>http://relire.net/oloe/Menthe</link>
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		<dc:date>2014-01-13T13:34:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim S&#233;n&#233;</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;21 juin 2013, des olo&#233; dans lesquels je suis seul.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/oloe/France" rel="directory"&gt;France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/oloe/IMG/logo/arton1.jpg?1389623325' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;21 juin 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des olo&#233; dans lesquels je suis seul. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but d'apr&#232;s-midi, le bar vient d'ouvrir. On n'y sert &#224; manger que des planches de charcuterie, des tartines, des sandwichs. On y boit principalement mais il est trop t&#244;t. La serveuse pr&#233;pare les mojitos, l'odeur de menthe fra&#238;che emplit peu &#224; peu la salle. Il n'y a personne malgr&#233; le nombre de touristes tr&#232;s &#233;lev&#233; dans le quartier, mais que la salle ne doit gu&#232;re rassurer : sombre comme si ce n'&#233;tait pas ouvert, banquettes perc&#233;es, chaises mal assorties, &#231;a ne fait pas neuf, la musique n'est pas rassurante non plus, pas de bande FM calibr&#233;e mais PJ Harvey en col&#232;re ou Lou Reed qui se drogue. Il m'arrive d'&#234;tre compl&#232;tement seul, pendant une heure, deux ou plus, dans ce genre d'endroit. L'&#233;criture vient facilement, il y a un confort rare, pr&#233;cieux, &#224; saisir, par la langue, tout de suite, sur le clavier, sans savoir le rapport qu'il peut exister avec le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'olo&#233;, c'est parfois la fra&#238;cheur temporaire de la menthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;publication originelle sur &lt;a href=&#034;http://jsene.net/spip.php?article622&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://jsene.net/spip.php?article622&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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