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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
	<language>fr</language>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Au sujet de la faille</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Au-sujet-de-la-faille</link>
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		<dc:date>2014-05-06T10:58:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au sujet de la faille&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton124.png?1399373834' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On nous a dit que c'&#233;tait plus facile en prenant les portes, enfin en empruntant les portes, les portiques, m&#234;mes les grandes portes, les arches, les arcs, en franchissant les &#233;preuves, les &#233;tapes, en entrant dans l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant &#224; vivre, on sait que ce sont des trous, des failles, des soupiraux que surgissent les proph&#232;tes, les vrais proph&#232;tes. Eux ils s'extirpent des murs, se frayent des passages pour fuir les lamentations, la longue liste des noms de ceux tomb&#233;s pour la France. Ils vont ailleurs, quitte &#224; ramper, &#224; louvoyer, &#224; se contorsionner, &#224; surgir de nulle part, au ras du sol. Ils cherchent leur oxyg&#232;ne loin des rumeurs, des tracasseries, des regards perplexes, interloqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils cherchent un espace &#224; eux, o&#249; garder la t&#234;te haute, o&#249; ouvrir les yeux ronds, o&#249; s'&#233;lancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ceux qui ne les voient pas et qui continuent &#224; s'abreuver aux grandes enseignes, aux grandes banques, aux grands centres commerciaux. Ils sont l&#224; au coin de la rue, &#224; deux pas agglutin&#233;s, heureux de former une communaut&#233;, communaut&#233; de consommateurs, heureux-malheureux, aveugles-d&#233;sillusionn&#233;s, avides-amers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis quand le proph&#232;te surgit devant leurs yeux. Il y a les m&#234;mes qui prennent leurs jambes &#224; leur cou parce qu'il est trop t&#244;t, parce que le proph&#232;te fait peur, parce qu'il ne sort pas par le m&#234;me palier qu'eux, par qu'il y a dans ses yeux une &#233;tincelle trop vive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a ceux qui le reconnaissent, qui l'attendaient. &#192; ceux-l&#224;, dans son silence, il dit : Pas besoin de tomber en p&#226;moison. Ni d'idol&#226;trer. S'approcher, venir partager la br&#232;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hurler, si c'est encore possible</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Hurler-si-c-est-encore-possible</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Hurler-si-c-est-encore-possible</guid>
		<dc:date>2014-05-06T10:20:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>dani&#232;le Le Bour</dc:creator>


		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Aile Denon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand je t'&#233;craserai de ma parole, tu ne pourras plus jamais t'extirper de mes pens&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand tu te tairas, pour juste m'&#233;couter, tu prendras ma parole, tu perdras la tienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand tu ne seras plus qu'&#233;coute, tu deviendras la caisse de r&#233;sonance de mon soliloque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand tu diras ma dr&#244;lerie, ma col&#232;re, tu seras mon abolition. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tu diras ma r&#233;volution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut que nous aboyons sur nos puissants qui ne sont plus rien, puisque la pens&#233;e les d&#233;serte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut que nous regardions ce monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Aile-Denon" rel="tag"&gt;Aile Denon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton101.png?1399371534' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand je t'&#233;craserai de ma parole, tu ne pourras plus jamais t'extirper de mes pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu te tairas, pour juste m'&#233;couter, tu prendras ma parole, tu perdras la tienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu ne seras plus qu'&#233;coute, tu deviendras la caisse de r&#233;sonance de mon soliloque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu diras ma dr&#244;lerie, ma col&#232;re, tu seras mon abolition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu diras ma r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nous aboyons sur nos puissants qui ne sont plus rien, puisque la pens&#233;e les d&#233;serte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nous regardions ce monde sans femme, ce film anim&#233; qui perd le mouvement de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nous d&#233;noncions cette perte de dignit&#233;, cette indignit&#233; de la souffrance des jeunes gens qui errent l&#224; o&#249; nous ne leur donnons plus une place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils nous disent qu'ils vivront entre eux, qu'ils ne verront plus leurs a&#238;n&#233;s qui les ont trop oubli&#233;s, qu'ils veulent, eux, &#234;tre &#224; nouveau na&#239;fs, neufs, ignorants de ce monde trop dur que nous leur livrons, enfin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils nous regardent, gros plan derri&#232;re l'&#233;cran, et nous disent qu'ils veulent aimer mais que la rencontre est si difficile, qu'ils vont courir au parc jusqu'&#224; l'&#233;puisement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dans ses mains </title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Dans-ses-mains</link>
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		<dc:date>2014-04-29T22:36:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dany Libert</dc:creator>


		<dc:subject>Quentin Metsys</dc:subject>
		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Four Hands</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui regarde</dc:subject>
		<dc:subject>Sainte Madeleine</dc:subject>
		<dc:subject>Antoine van Dyck</dc:subject>
		<dc:subject>L'Infante Isabelle Claire Euge&#769;nie</dc:subject>
		<dc:subject>Joseph Charles Marin</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui embrasse son amoureux</dc:subject>
		<dc:subject>Prince de la famille imp&#233;riale</dc:subject>
		<dc:subject>La damnation de l'&#226;me de l'avare de Citerna</dc:subject>
		<dc:subject>Antonio Campi</dc:subject>
		<dc:subject>Les Myst&#232;res de la Passion du Christ</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Baptiste Pigalle</dc:subject>
		<dc:subject>Mercure attachant ses talonni&#232;res</dc:subject>
		<dc:subject>Ath&#233;na</dc:subject>
		<dc:subject>Psych&#233; ranim&#233;e par le baiser de l'Amour</dc:subject>
		<dc:subject>Antonio Canova</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Celui qui la main ferm&#233;e serre de ses fins doigts le rouleau de la connaissance, &lt;br class='autobr' /&gt;
Celle qui effleure de son pied l&#233;ger les escaliers de marbre et semble voler, &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui qui emportera le souvenir de ce Bienheureux Ranieiri montrant aux moines r&#233;unis l'&#226;me de l'avare emport&#233;e par les d&#233;mons, &lt;br class='autobr' /&gt;
Celle qui observe que les d&#233;mons sont des &#234;tres volants noirs aux pattes arm&#233;es de quatre doigts palm&#233;s, &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui qui fait croire qu'humain il est mais montre aussi qu'il vole et vient d'un autre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-13-Viola-3-Pierre-Menard" rel="directory"&gt;Atelier 13 (Viola #3, Pierre M&#233;nard)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Quentin-Metsys" rel="tag"&gt;Quentin Metsys&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Four-Hands" rel="tag"&gt;Four Hands&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-regarde" rel="tag"&gt;Celle qui regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sainte-Madeleine" rel="tag"&gt;Sainte Madeleine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Antoine-van-Dyck" rel="tag"&gt;Antoine van Dyck&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/L-Infante-Isabelle-Claire-Euge%CC%81nie" rel="tag"&gt;L'Infante Isabelle Claire Euge&#769;nie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Joseph-Charles-Marin" rel="tag"&gt;Joseph Charles Marin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-embrasse-son-amoureux" rel="tag"&gt;Celle qui embrasse son amoureux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Prince-de-la-famille-imperiale" rel="tag"&gt;Prince de la famille imp&#233;riale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-damnation-de-l-ame-de-l-avare-de-Citerna" rel="tag"&gt;La damnation de l'&#226;me de l'avare de Citerna&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Antonio-Campi" rel="tag"&gt;Antonio Campi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-Mysteres-de-la-Passion-du-Christ" rel="tag"&gt;Les Myst&#232;res de la Passion du Christ&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jean-Baptiste-Pigalle" rel="tag"&gt;Jean-Baptiste Pigalle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Mercure-attachant-ses-talonnieres" rel="tag"&gt;Mercure attachant ses talonni&#232;res&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Athena" rel="tag"&gt;Ath&#233;na&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Psyche-ranimee-par-le-baiser-de-l-Amour" rel="tag"&gt;Psych&#233; ranim&#233;e par le baiser de l'Amour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Antonio-Canova" rel="tag"&gt;Antonio Canova&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton108.jpg?1399064789' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Celui qui la main ferm&#233;e serre de ses fins doigts le rouleau de la connaissance,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui effleure de son pied l&#233;ger les escaliers de marbre et semble voler,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui emportera le souvenir de ce Bienheureux Ranieiri montrant aux moines r&#233;unis l'&#226;me de l'avare emport&#233;e par les d&#233;mons,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui observe que les d&#233;mons sont des &#234;tres volants noirs aux pattes arm&#233;es de quatre doigts palm&#233;s,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui fait croire qu'humain il est mais montre aussi qu'il vole et vient d'un autre monde,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui prend son compagnon imitant le grand C&#233;sar devant le grand C&#233;sar bras lev&#233; ordonnant de se taire bras lev&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui se frappe la poitrine avec une pierre pour partager la souffrance de celui qui montre que tout n'est qu'apparence, regarde je vole avec ma croix,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui porte le message des dieux dans ses mains divines par voie des airs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui tient dans la main la branche d'olivier qu'elle offrira aux hommes,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui indique la sortie alors qu'il n'est qu'un prisonnier barbare,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui d&#233;licatement fait sa toilette et se d&#233;salt&#232;re &#224; la source qu'elle imagine au fond de sa cuvette,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui poignarde son ennemi (&lt;i&gt;David contre Goliath&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui embrasse son amoureux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui triomphant brandit son message de la main droite mais la main gauche tenant certes avec gr&#226;ce mais prudent le pommeau de son glaive.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;380&#034; height=&#034;254&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;http://files.slidemypics.com/app/js/iframe.html?bg_color=1f1f1f&amp;hash=a7c8d99cbfe1c9fc945eb796a1375712&amp;r=0.2136412436816989&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vie est courte, mon petit agneau</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/La-vie-est-courte-mon-petit-agneau</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/La-vie-est-courte-mon-petit-agneau</guid>
		<dc:date>2014-04-10T21:44:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Pierr&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>celui qui pose la main</dc:subject>
		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence</dc:subject>
		<dc:subject>Henri Michaux</dc:subject>
		<dc:subject>Aile Denon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La vie est courte mon petit agneau &lt;br class='autobr' /&gt;
Allez ! A ton tour de sortir ! A ton tour de courir, de trouver ta place parmi les autres&#8230; Tes mains agrippent le sol, tu as peur de sortir de ton trou, de quitter ton pass&#233; douillet, mais une force invisible te pousse &#224; l'ext&#233;rieur, &#224; courir avec les autres. Ils tendent leurs bras en avant, ils ont peur de tomber ou ils cherchent &#224; entrer en contact, mais leurs mains rencontrent le vide, ne se touchent jamais, leurs regards se suivent et ne se (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celui-qui-pose-la-main" rel="tag"&gt;celui qui pose la main&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-bienheureux-Ranieri-delivre-les-pauvres-d-une-prison-de-Florence" rel="tag"&gt;Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Henri-Michaux" rel="tag"&gt;Henri Michaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Aile-Denon" rel="tag"&gt;Aile Denon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton97.jpg?1397167265' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie est courte mon petit agneau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez ! A ton tour de sortir ! A ton tour de courir, de trouver ta place parmi les autres&#8230; Tes mains agrippent le sol, tu as peur de sortir de ton trou, de quitter ton pass&#233; douillet, mais une force invisible te pousse &#224; l'ext&#233;rieur, &#224; courir avec les autres. Ils tendent leurs bras en avant, ils ont peur de tomber ou ils cherchent &#224; entrer en contact, mais leurs mains rencontrent le vide, ne se touchent jamais, leurs regards se suivent et ne se rencontrent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi, l'homme-tronc, je plane au-dessus de la ville, je suis ton ange gardien, je te prot&#232;ge de mes mains pos&#233;es au-dessus de toi. Tu crois que tu es seul au monde, mais il ne faut pas rester &#224; l'&#233;cart ni prendre cet air effray&#233;. La lumi&#232;re du dehors blesse tes yeux habitu&#233;s &#224; la p&#233;nombre. Oh vue insoutenable de d&#233;route, le ciel semble s'&#234;tre enflamm&#233; ! Mais c'est ici que tu es n&#233; &#224; la lumi&#232;re et tu n'y peux rien. La vie est courte mon petit agneau !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sensible, sans cible</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Sensible-sans-cible</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Sensible-sans-cible</guid>
		<dc:date>2014-03-28T14:36:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Portier</dc:creator>


		<dc:subject>quelqu'un crie</dc:subject>
		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence</dc:subject>
		<dc:subject>Henri Michaux</dc:subject>
		<dc:subject>Fra Bartolomeo</dc:subject>
		<dc:subject>Carlo Brascesco</dc:subject>
		<dc:subject>Giotto di Bondone</dc:subject>
		<dc:subject>Noli me tangere</dc:subject>
		<dc:subject>L'annonciation</dc:subject>
		<dc:subject>La stigmatisation de Saint-Fran&#231;ois </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Retour sur le second atelier d'&#233;criture propos&#233; par C&#233;cile Portier&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/quelqu-un-crie" rel="tag"&gt;quelqu'un crie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-bienheureux-Ranieri-delivre-les-pauvres-d-une-prison-de-Florence" rel="tag"&gt;Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Henri-Michaux" rel="tag"&gt;Henri Michaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Fra-Bartolomeo" rel="tag"&gt;Fra Bartolomeo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Carlo-Brascesco" rel="tag"&gt;Carlo Brascesco&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Giotto-di-Bondone" rel="tag"&gt;Giotto di Bondone&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Noli-me-tangere" rel="tag"&gt;Noli me tangere&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/L-annonciation" rel="tag"&gt;L'annonciation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-stigmatisation-de-Saint-Francois" rel="tag"&gt;La stigmatisation de Saint-Fran&#231;ois &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton89.jpg?1397167263' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de la &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/Avec-les-yeux' class=&#034;spip_in&#034;&gt;premi&#232;re s&#233;ance&lt;/a&gt; nous avions travaill&#233; la question du toucher. Plus exactement, le d&#233;fi de toucher sans la peau, de r&#233;investir le sensible tel qu'il s'exerce dans la caresse, quand celle-ci n'a pas lieu. Et consid&#233;rer que ce non lieu est le lieu d'&#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions fait cela, apposer de l'&#233;criture comme si c'&#233;tait notre propre main, sur des corps, des corps que par d&#233;finition nous laisserions de marbre. Et l'impossible ne nous avait pas d&#233;courag&#233;s. Car nous qui &#233;crivions, nous &#233;tions vivants, nous nous exercions &#224; penser nos caresses d'&#233;criture pour les vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, c'&#233;tait bien, devant nous, des corps de marbre. Des sculptures, n&#233;es d'un travail particulier de la mati&#232;re, un travail de renoncement pourrait-on dire. Ce qu'on enl&#232;ve &#224; un bloc plein, ce qu'on soustrait, voil&#224; ce qui donne forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Et j'aimais particuli&#232;rement cette aisselle, et la coupelle qui lui faisait &#233;cho, comme manifestation de ce travail d'&#233;videment).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_84 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/vide_louvre_aisselle.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/vide_louvre_aisselle.jpg?1397167605' width='500' height='726' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Or, &#233;crire aussi est une abstraction, on prend la mati&#232;re de ce qu'on vit, on en enl&#232;ve pour faire une forme. Ce qui est tu, voila ce qui fait la forme .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question de l'abstraction et du vide, quel rapport a t-elle avec celle, sensible, charnelle, de se savoir tactile ? Le rapport, c'est le constat que nous vivons s&#233;par&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes, par la conscience, s&#233;par&#233;s les uns des autres, s&#233;par&#233;s de nous-m&#234;mes et du monde. Entre, se d&#233;ploie l'infinie disponibilit&#233; du vide, comme un possible qui ne r&#233;pondrait jamais - un espace pour la pens&#233;e. Un espace pour la pens&#233;e en tant qu'elle serait &#224; la fois la r&#233;solution et l'&#233;chec de notre besoin d'&#234;tre unis. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et la pens&#233;e ne suffit pas, la pens&#233;e s'exprime en langue. La langue est la capacit&#233;, ancr&#233;e dans la chair, &#224; articuler des signes visibles ou des sons avec du sens. La langue est l'instauration d'un rapport sensible entre des &#234;tres tellement s&#233;par&#233;s les uns des autres qu'ils peuvent ne pas du tout se conna&#238;tre, et &#234;tre pourtant r&#233;ciproquement touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela, pour parler de notre condition, humaine. Mais qu'en est-il de notre conditionnement social, ou pour le dire autrement, de civilisation, mais aussi d'&#233;poque ? Quelle strat&#233;gie de langue pouvons nous d&#233;ployer pour devoyer les m&#233;canismes &#224; l'oeuvre aujourd'hui qui nous maintiennent encore plus s&#233;par&#233;s les uns des autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces questions qui me travaillent en ce moment, dans ma vie d'&#233;criture, dans ma vie tout court. J'y ai apport&#233; souvent de mauvaises r&#233;ponses. Mais je ne peux pas penser que la question soit mauvaise pour autant. Et surtout, je ne peux pas travailler, dans cet espace d'atelier d'&#233;criture, d'autres questions que celles qui me travaillent personnellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, j'ai propos&#233; aux participants un parcours en quatre tableaux, le dernier devant servir de support d'&#233;criture, en ayant en t&#234;te les trois premiers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_87 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/noli_me_tangere.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/noli_me_tangere.jpg?1397167514' width='500' height='642' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Premier tableau : ce Noli me tangere de Fra Bartolomeo. Une mise en sc&#232;ne de la mise &#224; distance. Mise &#224; distance renforc&#233;e par les dispositifs mus&#233;ographiques : cordelette interdisant de trop se rapprocher du tableau, vitre pos&#233;e devant la peinture, dans laquelle on se voit r&#233;fl&#233;chi (dans les deux sens du terme). Bien s&#251;r il y a dans ce tableau, dans l'&#233;pisode de l'apparition du Christ &#224; Marie-Madeleine tel qu'il fut longtemps interpr&#233;t&#233; par l'&#233;glise, toute la mise en oeuvre de la disjonction entre voir et toucher, l'id&#233;e que la r&#233;v&#233;lation ne peut advenir par la chair, impure. Corps de Marie-Madeleine, touch&#233;, touchant, vs corps de lumi&#232;re du Christ, qu'on ne peut qu'admirer. Et comment nous avons bascul&#233; dans un r&#233;gime du voir tout puissant, dont le Louvre serait un des temples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais des d&#233;tails disent autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre J&#233;sus et Marie-madeleine, &#224; leurs pieds, est pos&#233;e une urne. Quelque chose d'&#233;vid&#233; , con&#231;u pour recevoir, contenir. Que contient-elle ? Du baume ? Elle contient en tout cas notre pens&#233;e qui s'y engouffre, comme dans tout vide laiss&#233;. Elle contient possiblement une pens&#233;e, une pens&#233;e qui soit du baume, qui puisse soulager la tristesse du renoncement, consoler de cette n&#233;cessit&#233; : ne pas chercher &#224; retenir ce qu'on aime, au risque sinon de substituer la consommation &#224; l'amour.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_88 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/local/cache-vignettes/L374xH551/dsc_1079-1-1-bfdc3.jpg?1397204599' width='374' height='551' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me d&#233;tail, la main de Marie Madeleine. L'effet de perspective fait que, m&#234;me si nous savons qu'elle ne le touche pas, sur la peinture le bout de ses doigts est en contact avec la manche du Christ.. Du point de vue de la peinture ils sont sur la m&#234;me surface, du point de vue de l'histoire ils sont s&#233;par&#233;s, car ils ne sont pas sur le m&#234;me plan. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces deux d&#233;tails me font penser cela, que le vide entre nous peut &#234;tre investi d'une pens&#233;e, autre que la conscience de notre solitude, de notre finitude, et qui puisse nous unir sans nous retenir. Cette pens&#233;e n'est ni magique, ni religieuse. Elle est po&#233;tique, elle est politique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_86 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/local/cache-vignettes/L492xH666/annonciation-ed8a5.jpg?1397204599' width='492' height='666' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me tableau : l'Annonciation de Carlo Bracesco. Mise en pr&#233;sence de Marie avec l'Ange, une nu&#233;e grise et oblique cherche &#224; atteindre la Vierge. On dirait un r&#233;acteur. Pour quelle r&#233;action ? Sur le visage de Marie, jusque-l&#224; intouch&#233;e, on lit une peur, une tr&#232;s grande peur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_85 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/giotto_franc_ois1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/local/cache-vignettes/L432xH800/giotto_franc_ois1-c6b7e.jpg?1397204599' width='432' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me tableau : la stigmatisation de Saint-Fran&#231;ois d'Assise par Giotto di Bondone.. Une perspective en vertige. Une sorte d'&#233;criture &#224; m&#234;me la chair, mais en wifi. La souffrance et l'inscription pour nous avertir de cela : si tu ne re&#231;ois pas la parole dans ta chair m&#234;me, tu ne re&#231;ois rien (et ceci non plus n'est pas &#224; entendre dans un sens religieux).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_83 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/sassetta_-_the_blessed_ranieri_frees_the_poors_from_a_jail_florence_-_louvre.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/sassetta_-_the_blessed_ranieri_frees_the_poors_from_a_jail_florence_-_louvre.jpg?1397167602' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous arrivions au tableau final, dont j'avais demand&#233; qu'on cache le cartel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux participants, j'ai fait lire le texte d'&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article644&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Henri Michaux, L'&#233;poque des illumin&#233;s&lt;/a&gt;. Et je leur ai ensuite demand&#233; d'&#233;crire sur ce tableau, en pensant aux trois autres vus avant o&#249; se manifeste, en peinture, l'invisible, l'invisible pens&#233;e aux pouvoirs si effectifs. Je leur ai demand&#233; aussi d'avoir en t&#234;te le ton de v&#233;h&#233;mence proph&#233;tique de Michaux, et sa tr&#232;s grande force de lib&#233;ration, qui n'est jamais &#224; confondre avec l'espoir. Je leur ai prononc&#233; aussi ce mot de panique. Et j'ai dit cela aussi, que je venais d'apprendre que le mot &#233;motion n'a pas toujours qualifi&#233; seulement nos affects intimes, qu'il a d&#233;sign&#233; aussi, longtemps, les mouvements collectifs, les &#233;meutes. Je leur ai demand&#233; enfin, de ne pas se faire prendre au pi&#232;ge du magique, du religieux, de l'anciennet&#233; du contexte dans lequel le tableau a &#233;t&#233; peint. Leur ai demand&#233; d'&#233;crire un texte qui ait un pouvoir effectif sur eux aujourd'hui, sur nous aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant qu'ils &#233;crivaient j'avais peur un peu de les avoir &#233;gar&#233;s. Je ne savais tellement pas moi-m&#234;me vers o&#249; je les avais embarqu&#233;. J'avais pris des risques, oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Il faut maintenant que je dise cela, que je me donne &#224; moi-m&#234;me des &#233;nigmes, et que je n'ai que cela &#224; partager. )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant qu'ils &#233;crivaient j'ai regard&#233; cette image si concordante avec le personnage du Saint, du messager volant immobile dans le ciel. Je leur ai montr&#233; cette image ( Astro le petit robot -mani&#232;re de d&#233;sacraliser).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant qu'ils &#233;crivaient j'ai regard&#233; mieux encore le tableau, gr&#226;ce &#224; nos &#233;changes. J'ai vu le ciel en or, le ciel en feu. J'ai mieux vu l'immensit&#233; des murs peints, le gigantesque bloc abstrait mangeant plus de la moiti&#233; du tableau. Minimal monument qui ob&#232;re tout. Tant de blanc nous entoure, nous bouche. Et ce n'est pas par la porte qu'on pourra s'enfuir, il faudra organiser des perc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant qu'ils &#233;crivaient je me suis repos&#233; cette question : mais de quoi sommes nous prisonniers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait temps que je d&#233;couvre le titre du tableau, peint par Sasseta : Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison. Et pourquoi &#233;taient-ils enferm&#233;s ces pauvres gens ? Parce qu'ils avaient des dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, nos dettes nous enferment. Pas seulement celles d'argent. Toutes les sortes d'impuissance que nous avons &#224; nous rendre quitte de notre pass&#233;. De notre pass&#233; individuel, mais aussi collectif. Car, comment construire l'avenir si nous sommes submerg&#233;s de dettes &#224; rembourser, dont les int&#233;r&#234;ts grossissent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui peut nous en lib&#233;rer, c'est une parole qui n'a pas peur du vide entre nous. Une parole effective, c'est &#224; dire po&#233;tique, politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais peur quand ils &#233;crivaient de les avoir &#233;gar&#233;s. De les avoir tellement entra&#238;n&#233; dans mes propres questions qui sont des &#233;nigmes &#224; moi-m&#234;me aussi, que de cela ils ne pourraient rien en faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis ils ont lu leurs textes. Et j'ai &#233;t&#233; boulevers&#233;e de voir &#224; quel point ils avaient pu &#233;crire pour eux-m&#234;mes et pour nous tous des textes puissants. Des textes pour maintenant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sous l'image</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Sous-l-image</link>
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		<dc:date>2014-03-17T19:57:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Pelluet</dc:creator>


		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>celui qui compte les moutons</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une cave, humidit&#233; froide, creuse
&lt;br class='autobr' /&gt;
Le vide qu'on ne voit pas
&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous le tableau, sous la peinture &lt;br class='autobr' /&gt;
Accouchement &#233;trange, &#233;vocation d'entrailles chaudes, bruissantes
&lt;br class='autobr' /&gt;
l'homme s'extrait d'un mur de b&#233;ton
&lt;br class='autobr' /&gt;
l'homme vole, surplombe
&lt;br class='autobr' /&gt;
compte les moutons qui fuient
&lt;br class='autobr' /&gt;
et heurte l'horizon de l'image
&lt;br class='autobr' /&gt;
Les pens&#233;es s'entrechoquent
&lt;br class='autobr' /&gt;
Les yeux fixent le m&#234;me point, s'aveuglent
&lt;br class='autobr' /&gt;
Et celui qui voudrait &#234;tre de cette foule hurle sa terreur et son d&#233;sespoir
&lt;br class='autobr' /&gt;
Aspir&#233; vers le vide. Retenu par le vide
&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous le regard (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celui-qui-compte-les-moutons" rel="tag"&gt;celui qui compte les moutons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton77.png?1399390619' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une cave, humidit&#233; froide, creuse&lt;br class='autobr' /&gt;
Le vide qu'on ne voit pas&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous le tableau, sous la peinture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accouchement &#233;trange, &#233;vocation d'entrailles chaudes, bruissantes&lt;br class='autobr' /&gt;
l'homme s'extrait d'un mur de b&#233;ton&lt;br class='autobr' /&gt;
l'homme vole, surplombe&lt;br class='autobr' /&gt;
compte les moutons qui fuient&lt;br class='autobr' /&gt;
et heurte l'horizon de l'image&lt;br class='autobr' /&gt;
Les pens&#233;es s'entrechoquent&lt;br class='autobr' /&gt;
Les yeux fixent le m&#234;me point, s'aveuglent&lt;br class='autobr' /&gt;
Et celui qui voudrait &#234;tre de cette foule hurle sa terreur et son d&#233;sespoir&lt;br class='autobr' /&gt;
Aspir&#233; vers le vide. Retenu par le vide&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous le regard suspendu et muet de celui dont le temps est ailleurs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ecrire sur l'inconnu</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Ecrire-sur-l-inconnu</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Ecrire-sur-l-inconnu</guid>
		<dc:date>2014-03-17T16:46:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dany Libert</dc:creator>


		<dc:subject>Celle qui prot&#232;ge</dc:subject>
		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence</dc:subject>
		<dc:subject>Ceux qui planent au-dessus</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quatre marches pour entrer Un soupirail au ras du sol Quand la maison n'a pas de fen&#234;tres.. Quand les fen&#234;tres sont des meurtri&#232;res. Quand la consigne c'est la consigne. Quand ceux qui fuient nous reviendront. Quand ceux qui ont peur vont en rire. Ne pas fuir la stupeur. Le mur visible &#224; l'int&#233;rieur est noir, obscure sera l'apparition. Toujours surveiller alentour. Entre, regarde. Pour entrer o&#249; ? voir ? Non recule ! recule ! Une moiti&#233; d'un moine sanctifi&#233; venu du ciel. La fuite d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-protege" rel="tag"&gt;Celle qui prot&#232;ge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-bienheureux-Ranieri-delivre-les-pauvres-d-une-prison-de-Florence" rel="tag"&gt;Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ceux-qui-planent-au-dessus" rel="tag"&gt;Ceux qui planent au-dessus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton75.jpg?1397167272' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatre marches pour entrer&lt;br class='autobr' /&gt;
Un soupirail au ras du sol&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand la maison n'a pas de fen&#234;tres.. Quand les fen&#234;tres sont des meurtri&#232;res. Quand la consigne c'est la consigne. Quand ceux qui fuient nous reviendront. Quand ceux qui ont peur vont en rire. Ne pas fuir la stupeur. Le mur visible &#224; l'int&#233;rieur est noir, obscure sera l'apparition. Toujours surveiller alentour. Entre, regarde. Pour entrer o&#249; ? voir ? Non recule ! recule ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Une moiti&#233; d'un moine sanctifi&#233; venu du ciel. La fuite d'un peuple apeur&#233;. Par le soupirail est sorti le diable. Et Dieu lui donna-t-il le pouvoir de le faire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Fuyons ! fuyons, avant qu'il ne nous d&#233;vore. L'&#234;tre venu du ciel sera-t-il assez fort. Criez et sauvez-vous, le cri lib&#232;re , la fuite rassure. Et celui qui priait a cru qu'il serait sauv&#233;. Non ! Ce n'est pas la diable. Ce n'est qu'un revenant qui regardait le ciel bien qu'il l'ait aveugl&#233;. Alors de ses yeux morts malgr&#233; sa c&#233;cit&#233;, il priait qu'on l'aida afin de s'&#233;chapper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tout le monde fuyait, il n'y entendait rien. Pourquoi cette prison et pourquoi la torture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'avait fait que dire ce que chacun pensait. Alors seulement il sut que penser co&#251;tait chair.&lt;br class='autobr' /&gt;
Regardez-les courir comme des l&#226;ches qu'ils sont. Pauvres gens, pauvre peuple, asservis, effac&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur t&#234;te est vide, moi mes yeux ne voient plus et pourtant ce sont eux les avaugles !&lt;br class='autobr' /&gt;
On vient me lib&#233;rer, m&#234;me l'esprit de lumi&#232;re les effraie, les fait fuir !&lt;br class='autobr' /&gt;
Je m'amuse du spectacle. Le vrai prisonnier n'est pas celui qu'on pense ! &lt;br class='autobr' /&gt;
De l'espace intersid&#233;ral il arrive et et l'y emm&#232;nera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href=&#034;http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Sassetta/154275&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bienheureux Ranie&lt;/a&gt;ri&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cartel du tableau masqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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