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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Catherine's Room</title>
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		<dc:date>2014-06-02T06:57:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>dani&#232;le Le Bour</dc:creator>


		<dc:subject>celui qui (n')oublie (pas)</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Catherine's Room</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cinq &#233;crans qui suscitent tant de pens&#233;es.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-12-Viola-2-Catherine-s-room" rel="directory"&gt;Atelier 12 (Viola #2 Catherine's room)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celui-qui-n-oublie-pas" rel="tag"&gt;celui qui (n')oublie (pas)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Catherine-s-Room" rel="tag"&gt;Catherine's Room&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier &#233;cran&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les cerisiers sont en fleurs comme ce jour l&#224; au Japon, si lointain. Rappelle-toi cette foule en marche sur les fleurs d&#233;j&#224; tomb&#233;es. Les portables cr&#233;pitaient. J'ai esquiss&#233; quelques mouvements de ta&#239;-chi comme si souvent en ce temps l&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je d&#233;ploie mon tapis rouge. &#201;l&#233;vation au soleil sur le rouge de l&#224; vie. &#201;longation de mon corps. Elle s'allonge vers son esprit,son intime.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je verse l'eau du broc dans la bassine qui me vient de maman. Cette ferme si recul&#233;e de la Mayenne d'o&#249; venait sa propre m&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle croque dans la pomme. Ce livre m'ennuie, je le pose &#224; terre. Il est juste comme une possibilit&#233; de ne pas commencer la journ&#233;e,de rester en suspens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se tenir en vie dans les rituels du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me &#233;cran&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Flot de lumi&#232;re, carr&#233; lumineux sur le sol.Je ne regarderai pas l'arbre. Il se d&#233;flore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je dois m'&#233;loigner de lui, ne jamais le regarder en face.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mouvement de mes mains seulement qui raccommodent mes v&#234;tements.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime ravauder, reconstituer, sauver mes tissus. Elle me prenait dans ses bras, me disait : &#171; c'est si dur de vieillir. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et elle est morte et j'ai hurl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Troisi&#232;me &#233;cran&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle &#233;crit, elle noircit les feuillets.Elle veut dire l'histoire familiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle d&#233;chire la feuille. Elle n'aime pas la mise &#224; nue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ellle ne peut parler qu'&#224; elle-m&#234;me dans sa lucidit&#233; trop ac&#233;r&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
La douleur. &#171; Tu n'as rien vu &#224; Hiroshima. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Indicible Hiroshima de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#232;me &#233;cran&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle ne regarde plus par la fen&#234;tre. L'arbre est dess&#233;ch&#233;. Sa verdeur ne sera plus sa m&#233;ditation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle va affronter la lumi&#232;re des autels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant tr&#232;s longtemps, elle est entr&#233;e dans les &#233;glises. Elle allumait un cierge devant Marie pour un corps qui n'avait pas &#233;t&#233; mis en terre. &#171; J'en fais don &#224; la m&#233;decine &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle devait savoir que je ne pouvais pas l'enterrer. Elle a disparu comme un terrible escamotage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle allume toutes les bougies, elle est environn&#233;e de Lumi&#232;re, silhouette sombre de dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cinqui&#232;me &#233;cran&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Int&#233;rieur nuit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle d&#233;ploie les couvertures avec un soin infini.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle se couche.&lt;br class='autobr' /&gt;
La journ&#233;e est finie.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;pit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'oubli</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/L-oubli</link>
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		<dc:date>2014-03-12T17:13:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>anonyme</dc:subject>
		<dc:subject>Jean Genet</dc:subject>
		<dc:subject>Le scribe accroupi</dc:subject>
		<dc:subject>celui qui (n')oublie (pas)</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;partement des Antiquit&#233;s &#233;gyptiennes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quelque chose &#224; ne pas oublier de moi.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-6-Le-scribe-accroupi" rel="directory"&gt;Atelier 6 (Le scribe accroupi)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/anonyme" rel="tag"&gt;anonyme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jean-Genet" rel="tag"&gt;Jean Genet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-scribe-accroupi" rel="tag"&gt;Le scribe accroupi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celui-qui-n-oublie-pas" rel="tag"&gt;celui qui (n')oublie (pas)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Departement-des-Antiquites-egyptiennes" rel="tag"&gt;D&#233;partement des Antiquit&#233;s &#233;gyptiennes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton70.png?1397167268' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelque chose &#224; ne pas oublier de moi. &#171; L'animal &#187; pris au pi&#232;ge, aux aguets. A regarder le doigt qui montre comme - dit-on - le fait l'idiot. Parce que le doigt qui montre l'&#233;toile dit autant que la parole qui dit l'&#233;toile. Parce que ce doigt, son intention, son mouvement, son tremblement, son d&#233;ploiement, sa nonchalence ou sa menace, disent tellement bien le regard que porte celui qui parle sur ce dont il parle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose &#224; ne pas oublier de moi, l'art et la mani&#232;re de faire qui conduit au faire en errant dans ses plis. Comment feras tu mon sculpteur, pour p&#233;trir ce non dit, ce silence de la veille, pour creuser ton bloc. Je n'ai que ce mutisme bavard &#224; te donner. Mais je sais que ce silence, tu l'entends, tu l'&#233;coute, le comprends, je le sens sur ma peau.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_73 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0392.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0392.jpg?1397167478' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Scribe accroupi, vers 2700 - 2200 avant J.-C&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose &#224; ne pas oublier de moi. Peut-&#234;tre, que j'&#233;cris. Eh cris ! Oui des cris, sans voix, gratt&#233;s au fil du temps sur ma tablette. Un scribe ! Un greffier ! Oui. Cette sourde entente qu'on a avec les morts, avec leur veille, et leur fa&#231;on de s'inviter dans nos jours, de surgir dans nos nuits. Si vivants. Cet appel qu'on a du d&#233;sir, son incessante vitalit&#233;. Cette tension qui les unit, cette brisure aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose a ne pas oublier de moi : Peut &#234;tre de ne pas courrir le savoir, mais l'attention au monde qui va, aux &#234;tres qui le parcourent, peut &#234;tre cette blessure sous l'&#233;corce, &#224; chaque fois plus forte devant le trouble de se d&#233;couvrir nu devant le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : que je suis comme vous un &#234;tre de m&#233;moire, qui voudrait la porter l&#233;g&#232;re, en bandouli&#232;re comme une musette, pour la soif et la faim de la marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : l'oubli ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Texte &#233;crit en atelier d'&#233;criture avec Anne Savelli, mus&#233;e du Louvre 2014, en interaction entre le scribe accroupi (Sully, 1 e &#233;tage, Salle 22, L'Ancien Empire, vers 2700 - 2200 avant J.-C.) et un texte d'Anna Jouy (Quelque chose &#224; ne pas oublier de moi).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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