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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Trois portraits</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Trois-portraits</link>
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		<dc:date>2014-05-13T20:57:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>dani&#232;le Le Bour</dc:creator>


		<dc:subject>Celle qui prot&#232;ge</dc:subject>
		<dc:subject>Marguerite Duras</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Imbert</dc:subject>
		<dc:subject>La dame d'Auxerre</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas L&#233;lu</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D. de India &lt;br class='autobr' /&gt;
Diaphane, elle arrive sur la musique, elle glisse. Corps longiligne dans sa robe &#224; bretelles crois&#233;es. Il l'enlace, ils dansent sans bouger. Les autres les regardent. Est-ce qu'ils se touchent vraiment et pourtant ils sont scandaleux de volupt&#233;, d'ind&#233;cence. Elle a toujours eu deux visages. Celui qui se penche sur la mendiante du Gange. Celui des c&#233;r&#233;monies protocolaires. Elle est l&#224;, prot&#233;g&#233;e dans ce monde clos des expatri&#233;s et elle est dans les rues de Calcutta, assaillie par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-16-Portraits-3" rel="directory"&gt;Atelier 16 (Portraits, 3) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Louis-Imbert" rel="tag"&gt;Louis Imbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-dame-d-Auxerre" rel="tag"&gt;La dame d'Auxerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Thomas-Lelu" rel="tag"&gt;Thomas L&#233;lu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laure-Limongi" rel="tag"&gt;Laure Limongi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Francois-Bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton136.jpg?1400014345' class='spip_logo spip_logo_right' width='146' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. de India&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diaphane, elle arrive sur la musique, elle glisse. Corps longiligne dans sa robe &#224; bretelles crois&#233;es. Il l'enlace, ils dansent sans bouger. Les autres les regardent. Est-ce qu'ils se touchent vraiment et pourtant ils sont scandaleux de volupt&#233;, d'ind&#233;cence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a toujours eu deux visages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui qui se penche sur la mendiante du Gange.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui des c&#233;r&#233;monies protocolaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est l&#224;, prot&#233;g&#233;e dans ce monde clos des expatri&#233;s et elle est dans les rues de Calcutta, assaillie par les enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle ne sait plus o&#249; est son regard. Elle le laisse aller sur ce fleuve qui charrie la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est cette jeune fille &#224; la robe &#233;lim&#233;e, au chapeau masculin qui arbore &#224; son bras le chinois, son amant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est juste dans l'&#233;criture de la Duras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dame d'Auxerre (Antiquit&#233; grecque)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle porte la main &#224; son c&#339;ur. Ses seins sont haut plac&#233;s, on en devine la pointe de pierre.&lt;br class='autobr' /&gt;
La moiti&#233; de son visage est &#233;rod&#233;e et l'autre parfaitement intacte. Le temps &#224; elle aussi lui a donn&#233; deux visages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sommes-nous tous ainsi, un corps social, un corps intime ? Exhibons-nous tant&#244;t l'un, tant&#244;t l'autre, au gr&#233; des convenances, &#233;v&#232;nements, d&#233;sirs ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Un trop plein d'images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visage intime&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le visage de l'intime, de notre intime, de nos intimes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un faisceau de regards qui nous lient,nous entravent, nous portent, nous magnifient puis nous l&#226;chent. Ils vont se poser ailleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lien familial ou social qui nous relie, nous tire, nous &#233;trangle. Celui qui nous veut &#224; son image, nous mod&#232;le pour mieux nous l&#226;cher dans la foule anonyme o&#249; notre visage social nous permet de d&#233;ambuler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voilons notre face intime pour ne laisser para&#238;tre le plus souvent que notre figure du monde des autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ecrire sur l'inconnu</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Ecrire-sur-l-inconnu</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Ecrire-sur-l-inconnu</guid>
		<dc:date>2014-03-17T16:46:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dany Libert</dc:creator>


		<dc:subject>Celle qui prot&#232;ge</dc:subject>
		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence</dc:subject>
		<dc:subject>Ceux qui planent au-dessus</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quatre marches pour entrer Un soupirail au ras du sol Quand la maison n'a pas de fen&#234;tres.. Quand les fen&#234;tres sont des meurtri&#232;res. Quand la consigne c'est la consigne. Quand ceux qui fuient nous reviendront. Quand ceux qui ont peur vont en rire. Ne pas fuir la stupeur. Le mur visible &#224; l'int&#233;rieur est noir, obscure sera l'apparition. Toujours surveiller alentour. Entre, regarde. Pour entrer o&#249; ? voir ? Non recule ! recule ! Une moiti&#233; d'un moine sanctifi&#233; venu du ciel. La fuite d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-protege" rel="tag"&gt;Celle qui prot&#232;ge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-bienheureux-Ranieri-delivre-les-pauvres-d-une-prison-de-Florence" rel="tag"&gt;Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ceux-qui-planent-au-dessus" rel="tag"&gt;Ceux qui planent au-dessus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton75.jpg?1397167272' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatre marches pour entrer&lt;br class='autobr' /&gt;
Un soupirail au ras du sol&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand la maison n'a pas de fen&#234;tres.. Quand les fen&#234;tres sont des meurtri&#232;res. Quand la consigne c'est la consigne. Quand ceux qui fuient nous reviendront. Quand ceux qui ont peur vont en rire. Ne pas fuir la stupeur. Le mur visible &#224; l'int&#233;rieur est noir, obscure sera l'apparition. Toujours surveiller alentour. Entre, regarde. Pour entrer o&#249; ? voir ? Non recule ! recule ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Une moiti&#233; d'un moine sanctifi&#233; venu du ciel. La fuite d'un peuple apeur&#233;. Par le soupirail est sorti le diable. Et Dieu lui donna-t-il le pouvoir de le faire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Fuyons ! fuyons, avant qu'il ne nous d&#233;vore. L'&#234;tre venu du ciel sera-t-il assez fort. Criez et sauvez-vous, le cri lib&#232;re , la fuite rassure. Et celui qui priait a cru qu'il serait sauv&#233;. Non ! Ce n'est pas la diable. Ce n'est qu'un revenant qui regardait le ciel bien qu'il l'ait aveugl&#233;. Alors de ses yeux morts malgr&#233; sa c&#233;cit&#233;, il priait qu'on l'aida afin de s'&#233;chapper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tout le monde fuyait, il n'y entendait rien. Pourquoi cette prison et pourquoi la torture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'avait fait que dire ce que chacun pensait. Alors seulement il sut que penser co&#251;tait chair.&lt;br class='autobr' /&gt;
Regardez-les courir comme des l&#226;ches qu'ils sont. Pauvres gens, pauvre peuple, asservis, effac&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur t&#234;te est vide, moi mes yeux ne voient plus et pourtant ce sont eux les avaugles !&lt;br class='autobr' /&gt;
On vient me lib&#233;rer, m&#234;me l'esprit de lumi&#232;re les effraie, les fait fuir !&lt;br class='autobr' /&gt;
Je m'amuse du spectacle. Le vrai prisonnier n'est pas celui qu'on pense ! &lt;br class='autobr' /&gt;
De l'espace intersid&#233;ral il arrive et et l'y emm&#232;nera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href=&#034;http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Sassetta/154275&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bienheureux Ranie&lt;/a&gt;ri&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cartel du tableau masqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un jeu d'enfant</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Un-jeu-d-enfant</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Un-jeu-d-enfant</guid>
		<dc:date>2014-01-28T11:09:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Grande galerie</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Esteban</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Royet-Journoud</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;onard de Vinci</dc:subject>
		<dc:subject>La Vierge &#224; l'Enfant avec Sainte Anne</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui prot&#232;ge</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Une &#339;uvre d'art devrait toujours nous apprendre que nous n'avions pas vu ce que nous voyons &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Val&#233;ry &lt;br class='autobr' /&gt;
devant la peinture rien d'elle &lt;br class='autobr' /&gt;
pour la comprendre le po&#232;me peut m'y aider ce que je crois comprendre suivre le voir &lt;br class='autobr' /&gt;
je m'en d&#233;tourne, ce qui m'attire, note &#224; la h&#226;te, mon po&#232;me &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses premiers mots balbutiements en d&#233;sordre &lt;br class='autobr' /&gt;
Et tout d'abord la douceur des visages &lt;br class='autobr' /&gt;
La trajectoire des regards, le sourire, pieds nus sur la roche friable &lt;br class='autobr' /&gt;
montagne dans un bleu trouble, lointain (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-7-Portraits-2" rel="directory"&gt;Atelier 7 (Portraits, 2) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Grande-galerie" rel="tag"&gt;Grande galerie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Esteban" rel="tag"&gt;Claude Esteban&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Royet-Journoud" rel="tag"&gt;Claude Royet-Journoud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Leonard-de-Vinci" rel="tag"&gt;L&#233;onard de Vinci&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Vierge-a-l-Enfant-avec-Sainte-Anne" rel="tag"&gt;La Vierge &#224; l'Enfant avec Sainte Anne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-protege" rel="tag"&gt;Celle qui prot&#232;ge&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton51.jpg?1397167281' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une &#339;uvre d'art devrait toujours nous apprendre que nous n'avions pas vu ce que nous voyons &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Val&#233;ry&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;devant la peinture rien d'elle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pour la comprendre le po&#232;me peut m'y aider ce que je crois comprendre suivre le voir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je m'en d&#233;tourne, ce qui m'attire, note &#224; la h&#226;te, mon po&#232;me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses premiers mots balbutiements en d&#233;sordre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et tout d'abord la douceur des visages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trajectoire des regards, le sourire, pieds nus sur la roche friable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;montagne dans un bleu trouble, lointain&lt;br class='autobr' /&gt;
rien &#224; voir avec celui des tuniques des manteaux&lt;br class='autobr' /&gt;
L'arbre isol&#233; dans la chaleur insupportable du paysage italien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Similitude des visages familiarit&#233; des liens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas chercher le sens de ce qui est peint le peindre avec des mots&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bleu de lapis-lazuli, le blanc de plomb, le brun des terres, le rouge de kerm&#232;s, le vert de cuivre, le jaune de plomb et d'&#233;tain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;geste affectueux protecteur vers l'enfant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne plus la retenir&lt;br class='autobr' /&gt;
contemplative, l&#233;g&#232;rement en retrait&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette l&#233;g&#232;ret&#233; une forme de ponctuation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un temps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un regard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;voir ce qu'on n'a jamais vu le jeu de transparence des &#233;toffes, les plis infinis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;des robes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;parvenir &#224; r&#233;v&#233;ler ce qui s'y dissimule :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le temps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pieds nus, oubli&#233;es les sandales&lt;br class='autobr' /&gt;
paysage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;en d&#233;s&#233;quilibre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la couleur du drap bleu disparu sous le rouge de la robe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;levons le voile&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une question pourquoi reste toujours la question m&#234;me si ce n'est plus tout &#224; fait la m&#234;me au fil du temps du regard de ses changements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;un jeu de lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peinture transforme mon regard change sur elle sur moi ce qui m'entoure parfois troubl&#233; par le temps qui est ce que je ne peux pas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;voir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;devine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas donner sa langue au chant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;dimension historique des rajouts qui transforme&lt;br class='autobr' /&gt;
hyst&#233;rique le regard port&#233; sur la peinture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce qu'il reste de peinture et de bleu apr&#232;s effacement&lt;br class='autobr' /&gt;
rinc&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;montagnes d'un r&#234;ve lointain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;perspective atmosph&#233;rique aux accents bleut&#233;s, cristallins&lt;br class='autobr' /&gt;
figures et paysage envelopp&#233;s d'un voile vaporeux, &#233;vanescent de bleut&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce qu'on appelle l'oubli ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant, ils &#233;taient quasiment verts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots guident nos pas pour mieux nous perdre, ne pas chercher les phrases comme les coups, les phrases c'est pour raconter des histoires, analyser ce que l'on voit, ce que l'on vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#226;cher prise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'innocence sacrifi&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voir sans le savoir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant tient l'animal, empoigne d'une main son oreille droite, sa jambe glissant autour du licol l'attirant vers le sol de tout son poids, la pression de sa jeune main&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brebis patte pli&#233;e, recourb&#233;e, genou &#224; terre, b&#234;te vaincue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ressemblance troublante des deux femmes&lt;br class='autobr' /&gt;
de la m&#234;me famille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position in&#233;dite l'une sur l'autre, regard entre la m&#232;re et son enfant, la jeune femme assise sur les genoux de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;sa m&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;visage presque aussi jeune que celui de sa fille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pas chercher un sens en dehors du tableau, raconter une histoire qui n'existe pas, invent&#233;e de toutes pi&#232;ces, pi&#232;ce rapport&#233;e comme un bout de tissus rapi&#233;c&#233;e &#224; m&#234;me la toile mensonge&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;vautour cach&#233; dans le drap&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une apparition fantomatique&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;lire d'une lecture &#233;hont&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
image-devinette inconsciente&lt;br class='autobr' /&gt;
d'un cauchemar enfantin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myst&#232;re profond, l'&#233;couter plut&#244;t que le faire parler, s'en faire l'&#233;cho&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l&#224; juste sous nos yeux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentiment d'&#233;tranget&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;vive les couleurs notamment le bleu du manteau dans ses plis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;drap&#233; confus, palimpseste&lt;br class='autobr' /&gt;
malais&#233; &#224; saisir, le contour d'une forme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;fant&#244;me distante sourire discret main sur la hanche&lt;br class='autobr' /&gt;
lointaine pr&#233;sence &#233;mouvante dans l'ombre&lt;br class='autobr' /&gt;
en retrait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;dispara&#238;tre derri&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
figure tut&#233;laire au souvenir toujours pr&#233;sent&lt;br class='autobr' /&gt;
par-dessus son corps les plis de sa tunique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;elle se penche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;toute la lumi&#232;re sur son visage sa nuque nue chair offerte rose&lt;br class='autobr' /&gt;
sa courbe douce maternelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;elle se penche&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pour le retenir l'emp&#234;cher de tomber dans le gouffre surtout&lt;br class='autobr' /&gt;
passer de l'autre c&#244;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
les quitter nous appara&#238;tre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce qu'il y a entre nous&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propre du regard dans son envers&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les figures s'embo&#238;tent les unes dans les autres&lt;br class='autobr' /&gt;
corps &#224; corps avec la peinture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'agneau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Incarnation du Christ&lt;br class='autobr' /&gt;
le pr&#233;cipite devant nous&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tentant de retenir innocemment&lt;br class='autobr' /&gt;
cet enfant&lt;br class='autobr' /&gt;
vers sa perte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle chute donner &#224; un drap&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps d'une forme, divin dessein&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une vie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m&#233;lange des registres&lt;br class='autobr' /&gt;
L'humain et le divin&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fini et l'inachev&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peinture et le dessin, les esquisses, les essais, les r&#233;pliques et les cartons pour le report sur la toile &#224; venir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petits trous qui r&#233;v&#232;lent en pointill&#233; les contours des figures &#224; dessiner : un jeu d'enfant&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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