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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
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	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>Jeux de mains</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre M&#233;nard</dc:creator>


		<dc:subject>Jeune orpheline au cimeti&#232;re </dc:subject>
		<dc:subject>celles qui touchent</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Four Hands</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mains qui effleurent, qui caressent, mains qui touchent de tous leurs doigts, qui pianotent, impatientes, mains qui esp&#232;rent, mains qui fr&#244;lent, qui froissent le tissu, mains qui s'abandonnent, qui regrettent, qui esquivent, esquissent, mains qui s'amusent, s'enjolivent, mains qui titillent, qui frottent, piquent, agrippent, envoient au loin ou rapprochent c'est selon, mains qui montrent le chemin &#224; suivre, mains qui se serrent, qui s'&#233;vitent, mains qui se posent et se transforment parfois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-13-Viola-3-Pierre-Menard" rel="directory"&gt;Atelier 13 (Viola #3, Pierre M&#233;nard)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jeune-orpheline-au-cimetiere-37" rel="tag"&gt;Jeune orpheline au cimeti&#232;re &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celles-qui-touchent" rel="tag"&gt;celles qui touchent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Four-Hands" rel="tag"&gt;Four Hands&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton111.jpg?1398866898' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mains qui effleurent, qui caressent, mains qui touchent de tous leurs doigts, qui pianotent, impatientes, mains qui esp&#232;rent, mains qui fr&#244;lent, qui froissent le tissu, mains qui s'abandonnent, qui regrettent, qui esquivent, esquissent, mains qui s'amusent, s'enjolivent, mains qui titillent, qui frottent, piquent, agrippent, envoient au loin ou rapprochent c'est selon, mains qui montrent le chemin &#224; suivre, mains qui se serrent, qui s'&#233;vitent, mains qui se posent et se transforment parfois en pierre, sous forme de statue ou de sculpture, mains qui voudraient parfois toucher cette toile o&#249; figurent toutes ces mains.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;600&#034; height=&#034;401&#034; frameborder=&#034;0&#034; src=&#034;http://files.slidemypics.com/app/js/iframe.html?bg_color=1f1f1f&amp;hash=0a73f1e86ad5aafa43e09e1ea1374627&amp;r=0.17183663461848342&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le toucher, une question politique</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Le-toucher-une-question-politique</link>
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		<dc:date>2014-04-30T07:38:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Portier</dc:creator>


		<dc:subject>Johannes Vermeer</dc:subject>
		<dc:subject>L'Astronome </dc:subject>
		<dc:subject>celles qui touchent</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toucher ce n'est pas qu'une question de peau. C'est cette mani&#232;re d'entrer en contact avec le monde par ce qui nous en prot&#232;ge, nous en s&#233;pare. C'est le seul sens qu'on peut exercer en le modulant, sans pour autant jamais pouvoir s'y d&#233;rober. Les oreilles on peut les boucher, laisser hurler le monde derri&#232;re ses mains plaqu&#233;es. Mais le toucher nous oblige ind&#233;finiment, le toucher est partout, l'air nous touche, une brise, un fort vent. Et dans le sommeil aussi, notre peau contre les draps. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Vermeer" rel="tag"&gt;Johannes Vermeer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/L-Astronome" rel="tag"&gt;L'Astronome &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celles-qui-touchent" rel="tag"&gt;celles qui touchent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton109.jpg?1398843964' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toucher ce n'est pas qu'une question de peau. C'est cette mani&#232;re d'entrer en contact avec le monde par ce qui nous en prot&#232;ge, nous en s&#233;pare. C'est le seul sens qu'on peut exercer en le modulant, sans pour autant jamais pouvoir s'y d&#233;rober. Les oreilles on peut les boucher, laisser hurler le monde derri&#232;re ses mains plaqu&#233;es. Mais le toucher nous oblige ind&#233;finiment, le toucher est partout, l'air nous touche, une brise, un fort vent. Et dans le sommeil aussi, notre peau contre les draps. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les yeux on peut les fermer, refuser de voir. Mais c'est soit tout soit rien, et entre les deux seulement l'entrefilet trouble d'une lumi&#232;re filtr&#233;e par les cils, dans laquelle toute forme s'&#233;vanouit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le toucher est toujours l&#224;, de partout, il est notre enveloppe m&#234;me, notre fronti&#232;re. Et comme toutes les fronti&#232;res, infiniment mouvante, instable et n&#233;gociable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du toucher on peut choisir la caresse, le coup, la pression de la paume sur une autre peau de l'effleurement jusqu'&#224; l'h&#233;matome, choisir si c'est au ventre ou au front, ou sur la pulpe des doigts qu'on re&#231;oit quelque chose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du toucher on ne sait pourtant jamais ce qui peut advenir, un coin de table basse dans le genou, un petit pois inexpugnable malgr&#233; toute les couches de matelas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes, par le toucher, seigneurs et vuln&#233;rables. Soumis et ma&#238;tres tout &#224; la fois, &#224; ces infinies nuances de pression, d'impression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le toucher nous oblige, bien au del&#224; de notre peau. Notre rapport aux autres est fait de ces m&#234;mes t&#226;tonnements. Notre pens&#233;e est tactile : longue &#233;tendue de zones plus ou moins sensibles, certaines irrit&#233;es, certaines &#233;rectiles, n'existant jamais seule, mais dans le rapport &#224; autre chose qu'elle m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il m'a sembl&#233; important d'explorer cette acception particuli&#232;re du sensible dans ce lieu d&#233;di&#233; au visuel, c'est pour contrer l'id&#233;e sous-jacente, implicite, que l'exp&#233;rience esth&#233;tique pourrait se vivre de la mani&#232;re plus d&#233;sengag&#233;e que nous permet la vision : nous sommes devant quelque chose, devant une &#339;uvre, devant les autres, nous regardons seulement, nous en tirons &#233;ventuellement du plaisir, mais nous pensons rester indemne, parce que toujours &#224; distance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, le risque que nous prenons &#224; regarder une &#339;uvre est bien celui d'&#234;tre touch&#233;. Et nous ne sommes jamais seuls au mus&#233;e. En tout cas pas au Louvre. Nous &#233;voluons parmi d'autres personnes sensibles, que nous ne regardons pas car nous sommes l&#224; pour regarder les &#339;uvres (ou alors, nous regardons leurs dos comme autant d'obstacles &#224; la vue des &#339;uvres). Nous ignorons comment eux sont touch&#233;s par ce qu'ils voient. Occultant cela, nous n'avons nous-m&#234;mes acc&#232;s qu'&#224; une faible part de nos &#233;motions, mises &#224; distance de nous-m&#234;mes du fait de notre isolement par rapport aux autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les institutions culturelles, on parle, on fait de la m&#233;diation. On sait comme c'est pr&#233;cieux et important, qu'une personne, et pas seulement son savoir, participe &#224; la rencontre de nous-m&#234;mes avec les &#339;uvres. Mais nous resterions comme... d&#233;sempar&#233;s, ou bien d&#233;saccord&#233;s, si nous d&#233;l&#233;guions aux seuls professionnels, conservateurs, m&#233;diateurs, cet art du lien, si nous renoncions &#224; notre propre part dans ce travail d'aller &#224; la rencontre des autres dans notre rapport aux &#339;uvres. Nous avons cette libert&#233;, qu'il nous faut exercer, de ne pas nous en tenir seulement &#224; ce qui nous est propos&#233;, comme discours, comme chemin, comme mani&#232;re de toucher et d'&#234;tre touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc propos&#233;, pour ce troisi&#232;me atelier, que chacun aille o&#249; bon lui semble dans le mus&#233;e, qu'il aille au devant des &#339;uvres et des gens, qu'il prenne le risque de s'adresser &#224; l'un d'eux qu'il ne connait pas, qui visite, qui regarde, pour lui poser cette question, si personnelle, de savoir ce qui, devant telle ou telle &#339;uvre, le touche. Et de cette rencontre, faire un texte. (En perspective, le livre, Ils ne sont pour rien dans mes larmes, o&#249; Olivia Rosenthal &#233;crit un texte on ne peut plus personnel &#224; partir d'entretiens qu'elle a men&#233; avec plusieurs personnes sur le film qui a chang&#233; leur vie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous nous sommes retrouv&#233;s &#224; la fin de nos p&#233;r&#233;grinations dans les diff&#233;rentes salles du Louvre, nous nous sommes racont&#233;s nos t&#226;tonnements pour aborder les gens, nos &#233;changes, nos surprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une de nous raconte son choix de demander &#224; une surveillante quel est le tableau qui la touche le plus dans la salle qu'elle garde. La surveillante a r&#233;pond : l'astronome de Vermeer, &#034;parce que c'est beau&#034;. Alors, d&#233;placement devant le tableau, o&#249; deux &#233;tudiantes le regardent. Les interroger. Les &#233;tudiantes disent qu'elles sont venues voir le tableau car on leur a appris en cours que c'&#233;tait le pr&#233;f&#233;r&#233; d'Hitler. (Il fit partie, d'ailleurs, de la spoliation de la collection Rotschild). Et plus loin, retrouver un habitu&#233; du Louvre avec qui une premi&#232;re conversation s'&#233;tait engag&#233;e, et lui raconter cela. L'habitu&#233; de r&#233;pondre, comme si c'&#233;tait une fatalit&#233;, ah oui, c'est vrai qu'il &#233;tait peintre, avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je retiens de ce r&#233;cit, c'est l'&#233;motion de celle qui a v&#233;cu ces rencontres. &#201;motion si forte qu'&#224; un moment elle a &#233;t&#233; oblig&#233;e de s'arr&#234;ter de parler. Elle s'est reprise, a dit, ce que je ne supporte pas c'est de penser qu'il a eu des &#233;motions esth&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;motion indique pour moi une impossibilit&#233; &#224; penser, une contradiction impossible &#224; r&#233;soudre, et &#224; laquelle nous sommes tous confront&#233;s. Nous faisons cette exp&#233;rience, que l'art peut nous toucher si fortement, qu'il nous fait nous reconnaitre mutuellement, dans toute notre alt&#233;rit&#233;, dans toute notre fraternit&#233;. Et nous savons en m&#234;me temps que l'art n'est r&#233;dempteur de rien, que peuvent &#234;tre touch&#233;s pareillement par une &#339;uvre ceux qui par leurs actes ont le plus ni&#233; la possibilit&#233; d'une humanit&#233; commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contradiction est impossible &#224; r&#233;soudre, elle est au c&#339;ur m&#234;me de ce que nous avons &#224; vivre. Nous aurions tort de la ranger trop vite dans le placard des &#233;vidences, nous aurions tort de l'oublier pour passer &#224; autre chose. Car &#224; quoi pourrions nous passer de f&#233;cond si nous aplatissons cela sous le trop bien connu ? &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il n'y avait pas eu cette circulation des paroles et des sens entre des personnes rencontr&#233;es au hasard, si l'information concernant les rapport d'Hitler &#224; ce tableau avait &#233;t&#233; donn&#233;e en cartel ou en parole d&#233;livr&#233;e par un &#034;sachant&#034;, s'il n'y avait pas eu ce court-circuit entre la parole humble de la gardienne, ce &#034;parce que c'est beau&#034;, et le go&#251;t d'Hitler, le scandale aurait &#233;t&#233; moins grand. Nous aurions su, nous n'en aurions tir&#233; aucune rage, et peu de lucidit&#233;. Nous serions rest&#233;s cliv&#233;s entre notre d&#233;lectation esth&#233;tique, notre connaissance historique, nous n'aurions pas compris que l'&#233;motion est avant tout une question politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;voir &lt;a href=&#034;http://relire.net/louvre-ouvert/spip.php?rubrique19&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; les textes produits par les participants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Y</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/article46</link>
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		<dc:date>2014-02-01T07:41:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;gine D&#233;tambel</dc:subject>
		<dc:subject>Salle des Caryatides</dc:subject>
		<dc:subject>celles qui touchent</dc:subject>
		<dc:subject>Hermaphrodite endormi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La main se pose sur les petites fossettes
&lt;br class='autobr' /&gt;
Au bas du dos
&lt;br class='autobr' /&gt;
Juste
&lt;br class='autobr' /&gt;
Juste &#224; la commissure des globes fessiers
&lt;br class='autobr' /&gt;
Triangle d'or doux magique duveteux
&lt;br class='autobr' /&gt;
La main aime &#224; se lover l&#224; pr&#233;cis&#233;ment
&lt;br class='autobr' /&gt;
Les doigts dessinent les contours du triangle qui
&lt;br class='autobr' /&gt;
Organiquement l'aimantent
&lt;br class='autobr' /&gt;
La main se pose sur ce pivot entre la vo&#251;te du dos
&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les souples sph&#232;res &lt;br class='autobr' /&gt;
La main s'engouffre dans le sillon du dos, qui parle d'&#233;pine ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle va chercher ce nid d'amour &lt;br class='autobr' /&gt;
S'y blottir, s'emparer du panorama
&lt;br class='autobr' /&gt;
La main est (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-4-Caryatides" rel="directory"&gt;Atelier 4 (Caryatides)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Regine-Detambel" rel="tag"&gt;R&#233;gine D&#233;tambel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Salle-des-Caryatides" rel="tag"&gt;Salle des Caryatides&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celles-qui-touchent" rel="tag"&gt;celles qui touchent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Hermaphrodite-endormi" rel="tag"&gt;Hermaphrodite endormi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton46.jpg?1399385873' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
La main se pose sur les petites fossettes&lt;br class='autobr' /&gt;
Au bas du dos&lt;br class='autobr' /&gt;
Juste&lt;br class='autobr' /&gt;
Juste &#224; la commissure des globes fessiers&lt;br class='autobr' /&gt;
Triangle d'or doux magique duveteux&lt;br class='autobr' /&gt;
La main aime &#224; se lover l&#224; pr&#233;cis&#233;ment&lt;br class='autobr' /&gt;
Les doigts dessinent les contours du triangle qui&lt;br class='autobr' /&gt;
Organiquement l'aimantent&lt;br class='autobr' /&gt;
La main se pose sur ce pivot entre la vo&#251;te du dos&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les souples sph&#232;res &lt;br class='autobr' /&gt;
La main s'engouffre dans le sillon du dos, qui parle d'&#233;pine ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle va chercher ce nid d'amour &lt;br class='autobr' /&gt;
S'y blottir, s'emparer du panorama&lt;br class='autobr' /&gt;
La main est arpenteuse elle aime le relief&lt;br class='autobr' /&gt;
Ici il y a tout pour lui plaire : cascade, vall&#233;es, collines, &lt;br class='autobr' /&gt;
gorges chaudes et ombreuses&lt;br class='autobr' /&gt;
la main connait son Y&lt;br class='autobr' /&gt;
elle pourrait y aller les yeux ferm&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
elle y va y retourne ne s'en lasse pas&lt;br class='autobr' /&gt;
il est de la juste proportion&lt;br class='autobr' /&gt;
ni &#233;troit ni d&#233;mesur&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
aux justes proportions de la main qui s'y loge&lt;br class='autobr' /&gt;
au chaud, &#224; l'envie&lt;br class='autobr' /&gt;
la main r&#234;ve d'&#233;carter les obstacles &lt;br class='autobr' /&gt;
pour que de son froid &#233;crin, il la reconnaisse &lt;br class='autobr' /&gt;
et par son entremise s'extirpe de sa min&#233;rale torpeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dr&#244;le de jeu</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Drole-de-jeu</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Drole-de-jeu</guid>
		<dc:date>2014-01-30T08:50:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>dani&#232;le Le Bour</dc:creator>


		<dc:subject>Portrait suppos&#233; de Gabrielle d'Estr&#233;es et sa s&#339;ur</dc:subject>
		<dc:subject>celles qui touchent</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cole de Fontainebleau</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Jeu &#233;rotique&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-1-Gabrielle-d-Estrees" rel="directory"&gt;Atelier 1 (Gabrielle d'Estr&#233;es)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Portrait-suppose-de-Gabrielle-d-Estrees-et-sa-soeur" rel="tag"&gt;Portrait suppos&#233; de Gabrielle d'Estr&#233;es et sa s&#339;ur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celles-qui-touchent" rel="tag"&gt;celles qui touchent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ecole-de-Fontainebleau" rel="tag"&gt;&#201;cole de Fontainebleau&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton33.jpg?1399391488' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Femme 1&lt;/strong&gt; : Pince-mi, pince-moi. Dr&#244;le de jeu os&#233;, hasardeux, scandaleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Femme 2&lt;/strong&gt; : Pincez plus fort jusqu'&#224; la douleur. Les larmes viennent aux yeux. Plaisir. Effroi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne pas se regarder, juste se toucher, un effleurement ou une pression.&lt;br class='autobr' /&gt;
Petit bout de sein si sensible, source de jouissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Femme1&lt;/strong&gt; : Cette main sur moi, aucun regard. D'une grande fixit&#233;. Source de prise de pouvoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne pas m'abandonnez.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sistez, restez hi&#233;ratique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne lui donnez aucune prise.&lt;br class='autobr' /&gt;
M'abandonnez &#224; la sensation. R&#234;vez d'explorer son corps, de la mordiller, de la l&#233;cher.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvrir toutes les l&#232;vres de son corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parcourir sa g&#233;ographie comme une litanie de ses lieux profonds, trop inexplor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Femme 2&lt;/strong&gt; : Restaurez la pose, la maintenir sur la cr&#234;te de son plaisir, la sentir sous mon doigt. Son fr&#233;missement interrompu, suspendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Femme 1/Femme 2 &lt;/strong&gt; &lt;i&gt;(Choeur)&lt;/i&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Regards sur nous&lt;br class='autobr' /&gt;
Charnels avec nous&lt;br class='autobr' /&gt;
Sensuels avec nous&lt;br class='autobr' /&gt;
Contemplatifs actifs de nos corps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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		<title>Avec les yeux</title>
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		<dc:date>2014-01-18T08:08:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Portier</dc:creator>


		<dc:subject>Guiseppe Penone</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;gine D&#233;tambel</dc:subject>
		<dc:subject>Salle des Caryatides</dc:subject>
		<dc:subject>Aphrodite accroupie</dc:subject>
		<dc:subject>celles qui touchent</dc:subject>
		<dc:subject>celles qui enlacent</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au mus&#233;e on &lt;i&gt;touche seulement avec les&lt;/i&gt; yeux. C'est ce qu'on dit, comme dans les p&#226;tisseries.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton20.jpg?1397167290' class='spip_logo spip_logo_right' width='143' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au mus&#233;e on &lt;i&gt;touche seulement avec les&lt;/i&gt; yeux. C'est ce qu'on dit, comme dans les p&#226;tisseries. Cette expression m'interpelle, &#224; cause de cet adverbe, seulement, qui classe le regard comme une autre mani&#232;re de toucher, une moindre mani&#232;re de toucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense &#224; cette expression de &#171; regard tactile &#187;. &#192; cette exp&#233;rience que nous avons tous fait, de regarder quelqu'un de dos, et qu'il se retourne, comme si r&#233;ellement il avait senti quelque chose. Nous nous sommes tous retourn&#233;s aussi, sous la pression d'un regard pos&#233; sur nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard tactile, c'est le nom d'un livre de Guiseppe Penone. C'est tr&#232;s parlant que ce soit un sculpteur qui ait &#233;prouv&#233; le besoin d'employer cette expression. Le regard non seulement touche mais il transforme, mod&#232;le la mati&#232;re m&#234;me de ce qu'il fait appara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/local/cache-vignettes/L447xH366/Penone1-b087ecf9-25f32.jpg?1760436689' alt='' width='447' height='366' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Guiseppe Penone a r&#233;alis&#233; cette oeuvre, &lt;i&gt;Il continuera sa croissance sauf &#224; cet endroit&lt;/i&gt;. Il est venu accrocher, au tronc d'un arbre, sa main, plus exactement son truchement, sa main moul&#233;e, en bronze. Sa main d'artiste en quelque sorte, celle qui saura tenir longtemps. Ensuite il laisse le temps jouer. L'arbre croit, par sa p&#233;riph&#233;rie. Il croit de partout, sauf &#224; cet endroit de la strangulation, de l'&#233;treinte, que Penone a impos&#233; &#224; l'arbre pour lui donner une autre forme (forme qui n'est jamais que le souvenir, la trace d'un geste de toucher qui, par l'intervention de sa main d'artiste, dure longtemps).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que nous donne t-il avec cette oeuvre ? Il nous met en pr&#233;sence d'un geste. Un geste qui est &#224; la fois de d&#233;vouement (il donne quand m&#234;me sa main !), et de pr&#233;dation. En tout cas, d'alt&#233;ration. Alt&#233;rer pour faire appara&#238;tre. Sans ce geste qui vient contrarier en partie la croissance de l'arbre, on prendrait l'arbre pour une chose, pos&#233;e dans le monde, statique. Sauf &#224; le d&#233;couper on ne verrait pas comme il bouge. On ne verrait que sa forme et non pas son mouvement. On oublierait que la forme de l'arbre, la forme de tout &#234;tre, est un devenir. Ce geste d'&#233;treindre nous donne aussi &#224; voir, dans le temps, la r&#233;ciprocit&#233; de tout contact. Car la main attrape l'arbre, mais l'arbre, plus longuement, r&#233;ussira &#224; engloutir la main, si bien qu'&#224; la fin on ne saura plus qui ench&#226;sse l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Touchons-nous mutuellement pour nous sentir grandir.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis cela aussi qui est important : c'est la main de l'artiste qui serre, et pourtant ce n'est pas sa main. Ce qui est &#224; l'oeuvre c'est une sorte d'implication m&#233;diatis&#233;e, qui est une fiction, non pas dans le sens que ce serait faux, mais dans le sens que c'est un geste pens&#233;, et donc plus intense que ces gestes que nous faisons machinalement pour vivre et nous mouvoir (la fiction, l'art, ce sont les gestes que nous faisons pour nous &#233;mouvoir &#8211; faire ces mouvements qui nous font devenir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est un d&#233;tour. Un d&#233;tour pour revenir au mus&#233;e, interroger cette injonction qui nous est tacitement faite de toucher seulement avec les yeux. Cette premi&#232;re s&#233;ance d'atelier j'ai voulu qu'elle ait lieu dans la salle des sculptures dite des caryatides, pour le d&#233;sir fort qui m'avait pris un jour dans cette salle, &#224; regarder les corps expos&#233;s, de les toucher. Toucher, pas s'emparer. Toucher comme caresser. Toucher finalement, tr&#232;s diff&#233;remment d'en p&#226;tisserie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'est-ce que &#231;a bien vouloir dire, cette id&#233;e de toucher des formes, quand la mati&#232;re n'est pas celle que la forme promet ? La chair s'est absent&#233;e. Et les marbres qu'on peut admirer au Louvre dans cette salle magnifique ne sont eux-m&#234;mes que les copies, les t&#233;moignages d'autres, plus anciens, disparus.&lt;br class='autobr' /&gt;
On dirait que cette question me travaille beaucoup, cette question de savoir ce qui se transmet dans le temps et l'espace entre des corps absents, cette question de savoir comment r&#233;inventer une pr&#233;sence, pour aujourd'hui, qui sache se jouer de ce qui nous &#233;loigne les uns des autres, en faisant du langage un v&#233;hicule qui ne soit pas que d'id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(C'est comme si nous avions &#224; nous d&#233;-m&#233;duser, nous lib&#233;rer de ce qui nous p&#233;trifie, en r&#233;inventant un regard aimant)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/distant/jpg/IMG_3357-1024x10-1cd5246c.jpg?1397167615' alt='' width='500' height='500' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans cette salle il y a l'hermaphrodite endormi, &#224; l'ambigu&#239;t&#233; composite (dans son corps m&#234;me, mais aussi dans son apparat &#8211; le matelas de marbre, follement moelleux, sur laquelle repose le corps est l'oeuvre du Bernin, quand la statue elle-m&#234;me est du II&#232;me si&#232;cle apr&#232;s JC.)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_24 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/distant/jpg/IMG_3340-1024x10-a757c029.jpg?1397167615' alt='' width='500' height='500' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a surtout, il y avait, car lors de l'atelier d'&#233;criture elle n'y &#233;tait pas (pr&#234;t&#233;e sans doute ? Toujours est-il que cette absence m'a fait sourire, tellement elle faisait &#233;cho &#224; mon projet) une Aphrodite accroupie, manquante en de nombreux endroits d'elle-m&#234;me. Et au dos de cette Aphrodite, une main. Une petite main d'Eros, vestige d'un contact ancien, toujours actif. Ou alors, manifestation du regard tactile. Le corps d'enfant qui prolongeait cette main n'y est plus. La main elle-m&#234;me est frapp&#233;e de fiction : la notice de l'oeuvre indique qu'il n'est pas certain que la statue originelle d'Aphrodite dont cette sculpture est la copie ait &#233;t&#233;, elle, ainsi accompagn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_25 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/distant/png/Main-979x1024-6f867617.png?1397167619' alt='' width='500' height='523' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette petite main d'Eros, j'en avais fait connaissance avant celle de Penone. Main de pr&#233;dation, de qu&#233;mande ou de protection ? Elle d&#233;finit, en tout cas, une &lt;i&gt;zone de sensibilit&#233;&lt;/i&gt;. Celle qui pr&#233;cis&#233;ment m'int&#233;resse dans l'acte d'&#233;crire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma proposition d'&#233;criture, ce jour l&#224; fut celle-l&#224;. Que chacun &#233;lise une statue et un endroit pr&#233;cis du corps repr&#233;sent&#233;. Pas plus que la taille d'une paume. Et que chacun la touche avec les yeux, avec toute l'intensit&#233; qu'il est possible de mettre dans un geste pens&#233;, un geste d'&#233;motion. Qu'en un mot, chacun vienne poser sa main d'&#233;criture, cette fiction active.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est un tr&#232;s ancien genre qui s'attache &#224; &#233;crire le corps par fragment &#224; glorifier, &#224; aimer. Nous avons r&#233;investi le genre du blason, comme l'a fait aussi R&#233;gine D&#233;tambel dans son tr&#232;s beau &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501188/blasons-d-un-corps-masculin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Blasons d'un corps masculin&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. De ce livre, j'ai lu en s&#233;ance ce passage &#171; Un jour, il lui dit qu'elle aura beau le regarder, le d&#233;vorer, l'inspecter, le toiser, le mirer comme un &#339;uf et lui scruter les lobes d'oreille, lui sonder les orbites, elle ne le poss&#233;dera jamais tout entier et devra se contenter de ces petits larcins, ces parcelles, ce grappillage mesquin. Elle lui r&#233;pond qu'elle le regarde pour qu'il continue &#224; penser &#224; elle, qu'il ne disparaisse pas. Elle craint, s'il vieillissait maintenant, si, du jour au lendemain, il n'&#233;tait plus, de n'avoir pas su garder en m&#233;moire son aura, sa lumi&#232;re, sa couleur et tout ce qui &#233;mane de sa fa&#231;on de souffler et de porter ses v&#234;tements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre jour, elle dit : Je te picore comme un tableau qu'on ne peut pas sortir du mus&#233;e o&#249; il est si bien gard&#233;, et dont on veut pourtant se souvenir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Mani&#232;re de dire, que si c'est bien un regard de d&#233;tail que je requiers, c'est pour d&#233;faire le travail des Erynies comme celui de M&#233;duse, c'est pour recollecter ce qui de nous s'&#233;parpille, par le temps, le mauvais temps &#8211; pens&#233;e pour les statues amput&#233;es, &#233;mouss&#233;es).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; d'abord sur &lt;a href=&#034;http://petiteracine.net/wordpress/2013/12/avec-les-yeux/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://petiteracine.net/wordpress/2013/12/avec-les-yeux/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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