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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>Polyphonies</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Johannes Vermeer</dc:subject>
		<dc:subject>aile Richelieu </dc:subject>
		<dc:subject>La Dentelli&#232;re </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A propos de La dentelli&#232;re de Vermeer, tressage de point de vue qui n'&#233;puisent pas le sujet&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-14-Toucher-l-oeuvre-par-les-autres" rel="directory"&gt;Atelier 14 (Toucher l'oeuvre par les autres)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Vermeer" rel="tag"&gt;Johannes Vermeer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/aile-Richelieu" rel="tag"&gt;aile Richelieu &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Dentelliere" rel="tag"&gt;La Dentelli&#232;re &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton120.jpg?1399371805' class='spip_logo spip_logo_right' width='129' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous ne savons pas. D&#233;sol&#233;s. On &#233;coute les audio-guides. Oui, oui, on parle anglais. Mais d&#233;sol&#233;s, nous &#233;coutons justement les audio-guides pour apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tr&#232;s beau, exact. Il y a une telle concentration, une telle attention du peintre aux d&#233;tails, les fils, les &#233;pingles, les cheveux tress&#233;s. En m&#234;me temps, le visage est flou, les traits sont comme estomp&#233;s. Ce contraste entre la boite &#224; couture, les &#233;toffes, les fils si pr&#233;cis&#233;ment repr&#233;sent&#233;s et ce visage absorb&#233;, c'est troublant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'aime pas particuli&#232;rement ce tableau. C'est comme la Joconde c'est un produit marketing, il ne me touche pas vraiment. Le visage de la femme n'est pas suffisamment expressif. Ce que je pr&#233;f&#232;re en g&#233;n&#233;ral ce sont les d&#233;tails. Voil&#224; ce qui me touche : une larme qui coule sur la joue d'un ch&#233;rubin &#224; la peau diaphane et vein&#233;e. Pourtant je la prends en photo pour la regarder &#224; nouveau chez moi, pour percer son myst&#232;re et essayer de la comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette femme est secr&#232;te. Il y a l&#224; selon moi quelque chose comme un concentr&#233; de la condition f&#233;minine : tout ce calme, ce corps absorb&#233; dans l'activit&#233; cache quelque chose de bouillonnant, des pens&#233;es interdites peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est tellement concentr&#233;e, c'est tr&#232;s beau. Beau comme la concentration des mains tandis que la t&#234;te voyage ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'aime c'est la composition. La lumi&#232;re vient dont ne sait o&#249;, nimbe le tableau d'une chaleur tangible, lui donne son ambiance feutr&#233;e. On sent la touche tr&#232;s pr&#233;cise du peintre. Il ne se perd pas dans les d&#233;tails, il en fait juste assez. Sa touche est passionn&#233;e. Vermeer ne se disperse pas. Il ne nous a laiss&#233; que 26 tableaux que l'on peut voir &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime le jaune p&#226;le de la robe, la collerette blanche et les velours bleus sur lesquels se d&#233;tachent les fils rouges d&#233;lass&#233;s. J'aime le visage pench&#233;, le regard attentif qui accompagne le geste pr&#233;cis, le livre qui repose bienveillant, au c&#244;t&#233; des fils en d&#233;sordre. J'aime les anglaises qui encadrent le visage de la dentelli&#232;re dont les traits sont d&#233;tendus et la main sans faille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Garde et regarde</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Garde-et-regarde</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dany Libert</dc:creator>


		<dc:subject>Salle Richelieu</dc:subject>
		<dc:subject>Johannes Vermeer</dc:subject>
		<dc:subject>L'Astronome </dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;onard de Vinci</dc:subject>
		<dc:subject>La Dentelli&#232;re </dc:subject>
		<dc:subject>Salvador Dali</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Monet</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;douard Manet</dc:subject>
		<dc:subject>Auguste Renoir</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;9 avril 2014&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-14-Toucher-l-oeuvre-par-les-autres" rel="directory"&gt;Atelier 14 (Toucher l'oeuvre par les autres)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Dentelliere" rel="tag"&gt;La Dentelli&#232;re &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Salvador-Dali" rel="tag"&gt;Salvador Dali&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Edouard-Manet" rel="tag"&gt;&#201;douard Manet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Auguste-Renoir" rel="tag"&gt;Auguste Renoir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton117.jpg?1399370757' class='spip_logo spip_logo_right' width='129' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
J'attendais, je cherchais, quelqu'un, &#224; interviewer, assise entre &lt;i&gt;La Dentelli&#232;re&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;l'Astronome&lt;/i&gt;, un pas sonore r&#233;sonne sur les parquets du Louvre et l'homme arrive, il marche d'un pas militaire, s'arr&#234;te devant &lt;i&gt;La Dentelli&#232;re&lt;/i&gt; comme r&#233;pondant au commandement d'un sup&#233;rieur qui lui intimerait un ordre de mise au &#034;Repos&#034;, les pieds l&#233;g&#232;rement &#233;cart&#233;s, un nouveau pas, il r&#233;sonne de m&#234;me, le primo arrivant avance &#224; droite vers l'astronome, raide comme un balancier de pendule, lib&#233;rant la place devant la dentelli&#232;re, dont s'empare le n&#233;o, m&#234;me sc&#233;nario, au &#034;Repos&#034;, puis le premier visiteur avance vers la salle suivante tandis que l'autre se pose devant l'Astronome et suit de peu le premier homme, ils se suivent, comme des espions qui se rencontreraient incognito, comme vu au cin&#233;ma, ils disparaissent, non vraiment je ne peux pas aborder les gens, je ressens comme un interdit, comme si je p&#233;n&#233;trais dans leur intimit&#233;, comme une indiscr&#233;tion... je d&#233;ambule, plut&#244;t en errance, dans les galeries du mus&#233;e, je fouille dans ma motivation, &#231;a remue l&#224;-dedans, la volont&#233; l'emporte enfin, c'est d&#233;cid&#233;, je DOIS r&#233;colter de la parole pour honorer la commande, j'aborde une gardienne &#224; qui j'explique que ma d&#233;marche et Martine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se confie j'aime les peintres italiens, en particulier L&#233;onard de Vinci, les impressionnistes Monet, Manet, Renoir, le surr&#233;alisme de Dali, je suis sensible aux sc&#232;nes de genre, la nature, devant un beau paysage j'entre dans la toile, je m'y projette, je suis dans la clairi&#232;re, j'&#233;prouve une profonde pl&#233;nitude dans le lieu, il m'apaise, je peux m'y promener longtemps, et juste en sortir pour r&#233;pondre &#224; une demande ou r&#233;primander, mais la fen&#234;tre du tableau est toujours ouverte pour moi, jusqu'&#224; mon d&#233;part bien qu'en station devant un tableau pendant des heures et des jours, on d&#233;couvre toujours un nouveau d&#233;tail, je suis toujours impatient car je sais qu'une surprise m'attend...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le toucher, une question politique</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Le-toucher-une-question-politique</link>
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		<dc:date>2014-04-30T07:38:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Portier</dc:creator>


		<dc:subject>Johannes Vermeer</dc:subject>
		<dc:subject>L'Astronome </dc:subject>
		<dc:subject>celles qui touchent</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toucher ce n'est pas qu'une question de peau. C'est cette mani&#232;re d'entrer en contact avec le monde par ce qui nous en prot&#232;ge, nous en s&#233;pare. C'est le seul sens qu'on peut exercer en le modulant, sans pour autant jamais pouvoir s'y d&#233;rober. Les oreilles on peut les boucher, laisser hurler le monde derri&#232;re ses mains plaqu&#233;es. Mais le toucher nous oblige ind&#233;finiment, le toucher est partout, l'air nous touche, une brise, un fort vent. Et dans le sommeil aussi, notre peau contre les draps. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Vermeer" rel="tag"&gt;Johannes Vermeer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/L-Astronome" rel="tag"&gt;L'Astronome &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celles-qui-touchent" rel="tag"&gt;celles qui touchent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton109.jpg?1398843964' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toucher ce n'est pas qu'une question de peau. C'est cette mani&#232;re d'entrer en contact avec le monde par ce qui nous en prot&#232;ge, nous en s&#233;pare. C'est le seul sens qu'on peut exercer en le modulant, sans pour autant jamais pouvoir s'y d&#233;rober. Les oreilles on peut les boucher, laisser hurler le monde derri&#232;re ses mains plaqu&#233;es. Mais le toucher nous oblige ind&#233;finiment, le toucher est partout, l'air nous touche, une brise, un fort vent. Et dans le sommeil aussi, notre peau contre les draps. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les yeux on peut les fermer, refuser de voir. Mais c'est soit tout soit rien, et entre les deux seulement l'entrefilet trouble d'une lumi&#232;re filtr&#233;e par les cils, dans laquelle toute forme s'&#233;vanouit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le toucher est toujours l&#224;, de partout, il est notre enveloppe m&#234;me, notre fronti&#232;re. Et comme toutes les fronti&#232;res, infiniment mouvante, instable et n&#233;gociable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du toucher on peut choisir la caresse, le coup, la pression de la paume sur une autre peau de l'effleurement jusqu'&#224; l'h&#233;matome, choisir si c'est au ventre ou au front, ou sur la pulpe des doigts qu'on re&#231;oit quelque chose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du toucher on ne sait pourtant jamais ce qui peut advenir, un coin de table basse dans le genou, un petit pois inexpugnable malgr&#233; toute les couches de matelas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes, par le toucher, seigneurs et vuln&#233;rables. Soumis et ma&#238;tres tout &#224; la fois, &#224; ces infinies nuances de pression, d'impression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le toucher nous oblige, bien au del&#224; de notre peau. Notre rapport aux autres est fait de ces m&#234;mes t&#226;tonnements. Notre pens&#233;e est tactile : longue &#233;tendue de zones plus ou moins sensibles, certaines irrit&#233;es, certaines &#233;rectiles, n'existant jamais seule, mais dans le rapport &#224; autre chose qu'elle m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il m'a sembl&#233; important d'explorer cette acception particuli&#232;re du sensible dans ce lieu d&#233;di&#233; au visuel, c'est pour contrer l'id&#233;e sous-jacente, implicite, que l'exp&#233;rience esth&#233;tique pourrait se vivre de la mani&#232;re plus d&#233;sengag&#233;e que nous permet la vision : nous sommes devant quelque chose, devant une &#339;uvre, devant les autres, nous regardons seulement, nous en tirons &#233;ventuellement du plaisir, mais nous pensons rester indemne, parce que toujours &#224; distance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, le risque que nous prenons &#224; regarder une &#339;uvre est bien celui d'&#234;tre touch&#233;. Et nous ne sommes jamais seuls au mus&#233;e. En tout cas pas au Louvre. Nous &#233;voluons parmi d'autres personnes sensibles, que nous ne regardons pas car nous sommes l&#224; pour regarder les &#339;uvres (ou alors, nous regardons leurs dos comme autant d'obstacles &#224; la vue des &#339;uvres). Nous ignorons comment eux sont touch&#233;s par ce qu'ils voient. Occultant cela, nous n'avons nous-m&#234;mes acc&#232;s qu'&#224; une faible part de nos &#233;motions, mises &#224; distance de nous-m&#234;mes du fait de notre isolement par rapport aux autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les institutions culturelles, on parle, on fait de la m&#233;diation. On sait comme c'est pr&#233;cieux et important, qu'une personne, et pas seulement son savoir, participe &#224; la rencontre de nous-m&#234;mes avec les &#339;uvres. Mais nous resterions comme... d&#233;sempar&#233;s, ou bien d&#233;saccord&#233;s, si nous d&#233;l&#233;guions aux seuls professionnels, conservateurs, m&#233;diateurs, cet art du lien, si nous renoncions &#224; notre propre part dans ce travail d'aller &#224; la rencontre des autres dans notre rapport aux &#339;uvres. Nous avons cette libert&#233;, qu'il nous faut exercer, de ne pas nous en tenir seulement &#224; ce qui nous est propos&#233;, comme discours, comme chemin, comme mani&#232;re de toucher et d'&#234;tre touch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc propos&#233;, pour ce troisi&#232;me atelier, que chacun aille o&#249; bon lui semble dans le mus&#233;e, qu'il aille au devant des &#339;uvres et des gens, qu'il prenne le risque de s'adresser &#224; l'un d'eux qu'il ne connait pas, qui visite, qui regarde, pour lui poser cette question, si personnelle, de savoir ce qui, devant telle ou telle &#339;uvre, le touche. Et de cette rencontre, faire un texte. (En perspective, le livre, Ils ne sont pour rien dans mes larmes, o&#249; Olivia Rosenthal &#233;crit un texte on ne peut plus personnel &#224; partir d'entretiens qu'elle a men&#233; avec plusieurs personnes sur le film qui a chang&#233; leur vie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous nous sommes retrouv&#233;s &#224; la fin de nos p&#233;r&#233;grinations dans les diff&#233;rentes salles du Louvre, nous nous sommes racont&#233;s nos t&#226;tonnements pour aborder les gens, nos &#233;changes, nos surprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une de nous raconte son choix de demander &#224; une surveillante quel est le tableau qui la touche le plus dans la salle qu'elle garde. La surveillante a r&#233;pond : l'astronome de Vermeer, &#034;parce que c'est beau&#034;. Alors, d&#233;placement devant le tableau, o&#249; deux &#233;tudiantes le regardent. Les interroger. Les &#233;tudiantes disent qu'elles sont venues voir le tableau car on leur a appris en cours que c'&#233;tait le pr&#233;f&#233;r&#233; d'Hitler. (Il fit partie, d'ailleurs, de la spoliation de la collection Rotschild). Et plus loin, retrouver un habitu&#233; du Louvre avec qui une premi&#232;re conversation s'&#233;tait engag&#233;e, et lui raconter cela. L'habitu&#233; de r&#233;pondre, comme si c'&#233;tait une fatalit&#233;, ah oui, c'est vrai qu'il &#233;tait peintre, avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je retiens de ce r&#233;cit, c'est l'&#233;motion de celle qui a v&#233;cu ces rencontres. &#201;motion si forte qu'&#224; un moment elle a &#233;t&#233; oblig&#233;e de s'arr&#234;ter de parler. Elle s'est reprise, a dit, ce que je ne supporte pas c'est de penser qu'il a eu des &#233;motions esth&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;motion indique pour moi une impossibilit&#233; &#224; penser, une contradiction impossible &#224; r&#233;soudre, et &#224; laquelle nous sommes tous confront&#233;s. Nous faisons cette exp&#233;rience, que l'art peut nous toucher si fortement, qu'il nous fait nous reconnaitre mutuellement, dans toute notre alt&#233;rit&#233;, dans toute notre fraternit&#233;. Et nous savons en m&#234;me temps que l'art n'est r&#233;dempteur de rien, que peuvent &#234;tre touch&#233;s pareillement par une &#339;uvre ceux qui par leurs actes ont le plus ni&#233; la possibilit&#233; d'une humanit&#233; commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contradiction est impossible &#224; r&#233;soudre, elle est au c&#339;ur m&#234;me de ce que nous avons &#224; vivre. Nous aurions tort de la ranger trop vite dans le placard des &#233;vidences, nous aurions tort de l'oublier pour passer &#224; autre chose. Car &#224; quoi pourrions nous passer de f&#233;cond si nous aplatissons cela sous le trop bien connu ? &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il n'y avait pas eu cette circulation des paroles et des sens entre des personnes rencontr&#233;es au hasard, si l'information concernant les rapport d'Hitler &#224; ce tableau avait &#233;t&#233; donn&#233;e en cartel ou en parole d&#233;livr&#233;e par un &#034;sachant&#034;, s'il n'y avait pas eu ce court-circuit entre la parole humble de la gardienne, ce &#034;parce que c'est beau&#034;, et le go&#251;t d'Hitler, le scandale aurait &#233;t&#233; moins grand. Nous aurions su, nous n'en aurions tir&#233; aucune rage, et peu de lucidit&#233;. Nous serions rest&#233;s cliv&#233;s entre notre d&#233;lectation esth&#233;tique, notre connaissance historique, nous n'aurions pas compris que l'&#233;motion est avant tout une question politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;voir &lt;a href=&#034;http://relire.net/louvre-ouvert/spip.php?rubrique19&#034;&gt;ici&lt;/a&gt; les textes produits par les participants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Astronome ou l'Astrologue de Vermeer</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/L-Astronome-ou-l-Astrologue-de-Vermeer</link>
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		<dc:date>2014-02-22T22:00:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dany Libert</dc:creator>


		<dc:subject>Salle Richelieu</dc:subject>
		<dc:subject>Johannes Vermeer</dc:subject>
		<dc:subject>L'Astronome </dc:subject>
		<dc:subject>Claude Esteban</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Royet-Journoud</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'Astronome ou l'Astrologue de Vermeer&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-7-Portraits-2" rel="directory"&gt;Atelier 7 (Portraits, 2) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Salle-Richelieu" rel="tag"&gt;Salle Richelieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Vermeer" rel="tag"&gt;Johannes Vermeer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/L-Astronome" rel="tag"&gt;L'Astronome &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Esteban" rel="tag"&gt;Claude Esteban&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Royet-Journoud" rel="tag"&gt;Claude Royet-Journoud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton73.jpg?1397167273' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Astres&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.Plan&#232;tes&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..	Au bout&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.des doigts	&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Myst&#232;res&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Juste&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.Sentir&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;la&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;chaleur&lt;br class='autobr' /&gt;
des&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Archanges&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..Esprit&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;fort&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Cherche&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.&#8230;une&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;V&#233;rit&#233;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Cach&#233;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;par &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;l'Ignorance&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Le Non&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Savoir&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Invisible&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Curiosit&#233;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Insatiable&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Renifle&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;L'Inconnu&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; Jusqu'&#224;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;L'Astre &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Int&#233;rieur &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Cherche du doigt&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;&#8230;Soif&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Sans fond&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Connaissance&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Ni&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Limite&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;No&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Flash&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;Please&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Astronome&#8230;&#8230;&#8230;astrologue&#8230;&#8230;&#8230;sommes-nous&#8230;&#8230;&#8230;&#224; ces&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;astres&#8230;&#8230;&#8230;reli&#233;s&#8230;&#8230;&#8230;destin&#8230;&#8230;&#8230;de celui qui&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;cherche&#8230;&#8230;&#8230;trouve&#8230;&#8230;&#8230;ancestrale&#8230;&#8230;&#8230;connaissance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;perdue&#8230;&#8230;&#8230;errance &#8230;&#8230;&#8230;navigue avec&#8230;&#8230;&#8230;com&#232;tes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;espace&#8230;&#8230;&#8230;infini&#8230;&#8230;ind&#233;fini&#8230;&#8230;&#8230;no&#8230;limit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;main&#8230;&#8230;&#8230;ouverte&#8230;doigts&#8230;&#8230;&#8230;&#233;cart&#233;s&#8230;&#8230;&#8230;effleurer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;inaccessible&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;invisible&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;inconnu&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;tude</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/L-etude</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/L-etude</guid>
		<dc:date>2014-01-28T09:51:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Johannes Vermeer</dc:subject>
		<dc:subject>L'Astronome </dc:subject>
		<dc:subject>Claude Esteban</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Royet-Journoud</dc:subject>
		<dc:subject>Celui qui pense</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'astrologue de Vermeer&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-7-Portraits-2" rel="directory"&gt;Atelier 7 (Portraits, 2) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Vermeer" rel="tag"&gt;Johannes Vermeer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/L-Astronome" rel="tag"&gt;L'Astronome &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Esteban" rel="tag"&gt;Claude Esteban&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Royet-Journoud" rel="tag"&gt;Claude Royet-Journoud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celui-qui-pense" rel="tag"&gt;Celui qui pense&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton49.jpg?1397167282' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lumi&#232;re diffuse &lt;br class='autobr' /&gt; p&#233;n&#233;trante&lt;br class='autobr' /&gt; irradiant l'atelier &lt;br class='autobr' /&gt; poudroiement, propagation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diagonale heureuse&lt;br class='autobr' /&gt; bras-main-globe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; ronde de pudeur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'abri&lt;br class='autobr' /&gt; le monde du bout des&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt; effleurements	palpitations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cellule abrite des chiffonnements, des anxi&#233;t&#233;s, des inassouvissements,&lt;br class='autobr' /&gt; mais elle prot&#232;ge&lt;br class='autobr' /&gt; et permet&lt;br class='autobr' /&gt; les l&#232;vres entr'ouvertes&lt;br class='autobr' /&gt; la joue enflamm&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt; le d&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le doigt visite le ciel&lt;br class='autobr' /&gt; La main arpente le ciel&lt;br class='autobr' /&gt; L'esprit surtout galope&lt;br class='autobr' /&gt; La crini&#232;re suit&lt;br class='autobr' /&gt; La curiosit&#233; galvanise tout, la moindre particule&lt;br class='autobr' /&gt; L'autre main s'accroche&lt;br class='autobr' /&gt; de peur que le corps tout entier soit aspir&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Rien ne peut plus entraver le corps&lt;br class='autobr' /&gt; quand l'esprit communie avec la lumi&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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