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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
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	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>Atchoumboldo !</title>
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		<dc:date>2014-03-12T17:05:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Evelyne Berson</dc:creator>


		<dc:subject>Arcimboldo</dc:subject>
		<dc:subject>Nathalie Sarraute</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui embrasse son amoureux</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Atchoumboldo !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-2-Arcimboldo" rel="directory"&gt;Atelier 2 (Arcimboldo)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Arcimboldo" rel="tag"&gt;Arcimboldo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Nathalie-Sarraute" rel="tag"&gt;Nathalie Sarraute&lt;/a&gt;, 
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Arcim&#8230; Atchoum ! Sur le bout de ma papille&#8230; Encore aujourd'hui pris en d&#233;faut&#8230; Atchoum ! J'ai la m&#233;moire qui flanche. Et pourtant, je vois cette t&#234;te de potiron rebondi, ces feuilles mortes, ces courgettes et ces oignons qui marquent l'automne sur la toile. Difficile de parader devant Guillaume, maintenant ! C'est malin ! Fermer les yeux. Appeler l'image de cet homme v&#233;g&#233;tal multiple qui n'existe qu'&#224; travers mon regard&#8230; Tr&#232;s vite, l'ensemble s'organise ; il me semble qu'un rutabaga forme son nez. Mais, bon sang ! Comment s'appelle-t-il donc ? Atchoum ! Ne pas laisser voir, ni m&#234;me deviner mon trouble. Pourquoi avoir organis&#233; cette exp&#233;dition aussi ? Non, d&#233;cid&#233;ment, je n'ai plus l'&#226;ge des d&#233;fis culturels. Je les entends d&#233;j&#224; se moquer : &#171; Alors, on joue au guide amn&#233;sique ? Si on avait su, on aurait pris des audio-guides ; &#224; cause de toi, parcours al&#233;atoire, manque de pr&#233;cision ! Tu vas encore nous mener en bateau ! &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Oh, je la sens cruellement, la pression du groupe ! Et pan ! Attrape la pomme pourrie ! Boum ! Mange la racine jusqu'aux derni&#232;res fibres ! Pourquoi faire croire que tu sais, quand tu as m&#234;me oubli&#233; le nom de celui qui a peint ces natures mortes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Arcim&#8230; Atchoum ! Les voil&#224; qui sortent du cadre les endives, les pommes de terre, les tomates, les poivrons ; soudain, un groupe d'intervention de poireaux me bouche le passage ; les artichauts se liqu&#233;fient, les tubercules trop longtemps contempl&#233;es forment un compost odorif&#233;rant qui m'incommode. Je glisse sur l'humus de ma m&#233;moire bourbeuse ; un &#233;pais brouillard me glace le sang. Combien de temps &#224; patauger encore dans les m&#233;andres de cette boue avant de pouvoir honorer le peintre que j'ai si souvent admir&#233; ? Il faut que j'en aie le c&#339;ur net : vite, aux m&#251;res&lt;br class='autobr' /&gt;
aux framboises, &#224; l'abordage arboricole. Je m'arrime aux lianes de ma m&#233;moire us&#233;e, je grimpe, je grimpe&#8230; Mais la gangue r&#233;siste ; la nomination m'&#233;chappe. Comment se saisir de cette moisson ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Et si je l&#233;chais la mati&#232;re du tableau, m&#234;me en m&#233;moire ? Mais, non, ne pas confondre avec Dubuffet&#8230; C'en est trop. Je laisse tomber ; je me pr&#233;pare au m&#233;pris des jeunes, juste ran&#231;on de l'&#226;ge&#8230; &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Tous m&#233;c&#232;nes&#8230; Les petits enfants &#224; la casquette rouge ont l'air de scouts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Descendre le labyrinthe. Passer par la statuaire grecque. Ces hommes majestueux &#224; la jupette dor&#233;e. Longue travers&#233;e dans une sorte de salle des pas perdus sous la grande verri&#232;re. &lt;i&gt;Victoire de Samothrace&lt;/i&gt; en r&#233;fection. Groupe de chinois ; une jeune fille au bonnet rose essaie de cadrer le tableau mais une femme reste dans le champ de mire ; elle l'int&#232;gre et part en regardant son &#233;cran de portable ; dans la salle Dau, un papa asiatique mime le discobole &#224; c&#244;t&#233; de la statue &#233;ponyme ; un couple d'italiens s'embrasse devant les quatre saisons et devise dans la langue de Giuseppe. Et c'est l&#224; qu'appara&#238;t son nom triomphant sur le revers de son habit d'&#233;t&#233;, dans les filigranes du bl&#233; tress&#233;. Les plastrons : iris pour le printemps, en t&#234;te &#224; t&#234;te avec l'&#233;t&#233;, artichaut plant&#233; dans la poitrine, comme un collier de jeunesse ; citrons pour l'hiver. Sa bouche en champignon ne pr&#234;te pas &#224; plaisanterie ; il fait froid l&#224;-haut, pr&#232;s de cet homme aust&#232;re au visage de bois racorni ; l'automne lui fait face : ses grappes, son habit caisson, enrubann&#233; dans un tonneau, plastron hybride : &#233;glantine ou oignon. Notre groupe s'agr&#232;ge devant les quatre toiles ; du coup, certains passent leur chemin, effleurent du regard de leur iPad ; moi, j'admire la collerette de p&#226;querettes du printemps ; c'est le temps de gambader, d'engranger, de regarder. D'autres, nous voyant regarder viennent se poster &#224; c&#244;t&#233; de nous : effet miroir de la fascination.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au retour, deux fois le m&#234;me imprim&#233; Burberry de deux visiteurs. Passage dans la salle des quatre m&#232;tres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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