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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
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	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>Les tr&#233;sors de Naples</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>un chien regarde</dc:subject>
		<dc:subject>Naples</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de retour de voyage, t&#233;lescopage entre les tr&#233;sors du Louvre et ceux de Naples&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-9-tresor" rel="directory"&gt;Atelier 9 (tr&#233;sor)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/un-chien-regarde" rel="tag"&gt;un chien regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Naples" rel="tag"&gt;Naples&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton125.jpg?1399370211' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Un mot devant l'autre ; un pas devant l'autre ; un projet devant l'autre ; avancer ; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Embarquement pour Napoli ; la compagnie lowcost contr&#244;le scrupuleusement la taille des valises ; la n&#244;tre est vert fonc&#233;, mais n'est pas conforme ; nous dissimulons ses grosses roues fautives dans la foule des pieds ; longue file indienne de pieds, de valises conformes ; un homme noir est arr&#234;t&#233; ; on lui fait payer son bagage ; le ton monte ; une altercation s'en suit ; dans l'agitation, notre valise difforme passe discr&#232;tement le contr&#244;le Napoli ; l'ascenseur de l'h&#244;tel ne fonctionne qu'en avalant une pi&#232;ce de 5 centimes ; o&#249; la trouver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli ; les rues bond&#233;es du vieux quartier, via dei Tribunali, via dei Librai ; les italiens font la queue pour manger les meilleures pizzas au monde ; on les appelle par haut-parleur ; vision haute en couleur ; fi des files d'attente, fi du folklore de ces rues : piments rouges en forme de corne d'abondance, effigies de Pulcinella, paniers gliss&#233;s des &#233;tages par une corde, &#233;talages d'une autre &#233;poque ; tout cela : du d&#233;j&#224;-vu. Pourtant, m&#234;me &#233;moi &#224; p&#233;n&#233;trer dans la chapelle San Severino : musique baroque, Christ gisant dont le voile effleure les chairs &#233;maci&#233;es, magie du marbre qui acquiert la l&#233;g&#232;ret&#233; d'un drap sous la brise ; mon c&#339;ur va au p&#233;cheur et &#224; sa dentelle de filet, aux angelots musiciens ; au sous-sol, les &#233;corch&#233;s ont perdu un peu de leur splendeur : leur vaisseaux sanguins ne sont plus aussi vifs ; nous plongerons ensuite un peu plus profond dans les entrailles de Napoli : les souterrains nous conduisent jusqu'&#224; une r&#233;serve d'eau pure, belles lumi&#232;res au ras de cette eau qu'on imagine aussi glac&#233;e que porteuse de l'&#226;me du lieu ; les &lt;i&gt;sfogliatelle&lt;/i&gt; ti&#232;des fourr&#233;es &#224; la ricotta font aussi leur effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli ; l'ascension du V&#233;suve ; la terre rouge, lourde ; l'air vivifiant ; le souffle du V&#233;suve &#224; nos c&#244;t&#233;s ; les pierres volcaniques si l&#233;g&#232;res sont comme des tr&#233;sors pour les enfants ; les fumig&#232;nes qui sortent de l'antre happent l'attention ; gueule d'un monstre velu rendu inoffensif par les ans ; gueule b&#233;ante dont ne sortent que quelques humeurs ombrageuses, vestige de la fougue d'antan ; de l&#224;-haut les iles se dessinent dans des &#233;blouissements de lumi&#232;re ; horizon laiteux perc&#233; de miroitements dor&#233;s ; petites boules de mozzarella d&#233;lectables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli ; Herculanum ; la lumi&#232;re du coucher du soleil fait rougeoyer la brique et s'empourprer le palmier ; nos pas s'&#233;garent dans le gymnase en plein air, dans les ruines d'un bonheur pass&#233; ; lassitude ; sur le quai de la &lt;i&gt;circumvesuviano&lt;/i&gt;, entre chien et loup, p&#233;taradent d&#233;j&#224; les premiers feux de la nouvelle ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, magie de Procida, l'arriv&#233;e sur le port, enfilade des fa&#231;ades color&#233;es rong&#233;es par le sel et l'air marin ; les lassis de ruelles, les escaliers d&#233;rob&#233;s nous m&#232;nent au petit port de p&#233;cheurs ; bleu le ciel, &#233;tale la mer ; r&#233;verb&#233;ration bienheureuse ; p&#226;moison ; sur le quai s'&#233;tagent les maisonnettes blanches jusqu'&#224; la coupole aper&#231;ue au loin, jusqu'&#224; la forteresse ; les bateaux de p&#233;cheurs clapotent dans le silence ; le soleil caresse la peau de l'eau, je lape le soleil et lui fais de la place dans mon corps ; je savoure les &#339;ufs d'oursin et de plusieurs ann&#233;es mon &#226;me rajeunit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, Pomp&#233;i ; vestiges, vestiges de ma m&#233;moire ; on aimerait buter sur un de tes gros pav&#233;s et faire surgir tout un pass&#233; enfoui, mais ton sol reste rugueux ; la ville se visite comme un labyrinthe avec une pointe d'excitation puis de l'effroi d&#232;s que le c&#339;ur se sent prisonnier, d&#232;s que le jeu a perdu de son charme ; Pomp&#233;i : les touristes s'affairent &#224; percer ton myst&#232;re et repartent satisfaits des quelques clich&#233;s vol&#233;s ; les ouvriers s'affairent, eux aussi, &#224; rafistoler ce que le temps s'emploie &#224; d&#233;truire ; d&#233;risoires ambitions ; nous aussi avec nos enfants &#224; la main, courant d'un amphith&#233;&#226;tre &#224; l'autre, quel h&#233;ritage croit-on l&#233;guer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, ton mus&#233;e arch&#233;ologique : Hercule molosse aux muscles bomb&#233;s, gigantisme ; lanceur de disque, &#233;ph&#232;be gracile aux yeux d'airain, on envie ton acuit&#233; ! Salle des peintures : silhouettes gracieuses, masques grima&#231;ants, visages aux yeux ronds comme des cerises ; aimantation color&#233;e ; les sujets mythologiques s'animent sous nos yeux ; regard effar&#233; d'Alexandre le grand ; tentacules d'une pieuvre fac&#233;tieuse, nous sommes pass&#233;s dans la salle des mosa&#239;ques ! A deux pas, les vitrines offrent au regard leurs rang&#233;es d'objets phalliques jadis plus nettement d&#233;rob&#233;s aux yeux chastes : pas de sid&#233;ration, mais l'effet comique du pullulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, mus&#233;e Capodimonte : dans la p&#233;nombre, au bout du couloir irradie le corps du supplici&#233; ; torsion musculeuse ; colonne lumineuse ; les tortionnaires sont rejet&#233;s dans l'ombre ; Caravage happe l'&#339;il et fait triompher la victime ; ailleurs une Venus rousse offre ses rondeurs brioch&#233;es dans un poudroiement d'or ; plus loin l'&#339;il s'arrondit devant une frimousse de fouine, au regard vip&#233;rin ; l'&#233;paule alourdie d'une excroissance animale dissuade l'&#339;il de toute tentation de caresse ; les enfants s'attardent longuement sur un fragment de la chapelle Sixtine reproduit curieusement l&#224;, &#224; port&#233;e de regard ; les yeux s'&#233;moustillent : fessiers rebondis, enveloppe corporel comme un sac vid&#233; de sa substance ; chance inou&#239;e que d'avoir &#224; port&#233;e de regards un fragment de ce qui normalement nous vaut exp&#233;dition, brouhaha, contorsion et sentiment d'inaccessible beaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, des &lt;i&gt;alimentari&lt;/i&gt; charg&#233;s de tr&#233;sors comestibles ; caverne d'Alibaba o&#249; vont bon train les conversations et d'o&#249; l'on ressort les bras charg&#233;s ; vous gouterez bien &#224; ces aubergines grill&#233;es, cette assiette de calamars, ce petit vin sicilien ; son nom est &lt;i&gt;nero d'avola&lt;/i&gt; ; n'oubliez pas non plus notre mozzarella, elle est toute fra&#238;che ; l'app&#233;tit s'aiguise ici des mots qui habitent ces palais de l'alimentation de proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tr&#233;sor de la vie : ces instantan&#233;s, ces temps suspendus o&#249; les contraintes c&#232;dent la place &#224; la communion avec l'espace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Penser &#224; adopter un b&#226;tard</title>
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		<dc:date>2014-01-13T20:26:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ariane Bach</dc:creator>


		<dc:subject>Galerie Marie de M&#233;dicis</dc:subject>
		<dc:subject>Rubens</dc:subject>
		<dc:subject>Le D&#233;barquement de la reine &#224; Marseille, le 3 novembre 1600 </dc:subject>
		<dc:subject>un chien regarde</dc:subject>
		<dc:subject>Les &#201;pousailles de la reine ou La R&#233;ception de l'anneau</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;le choisir le plus vilain et ch&#233;tif possible&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-5-Rubens" rel="directory"&gt;Atelier 5 (Rubens)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Rubens" rel="tag"&gt;Rubens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Debarquement-de-la-reine-a-Marseille-le-3-novembre-1600" rel="tag"&gt;Le D&#233;barquement de la reine &#224; Marseille, le 3 novembre 1600 &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/un-chien-regarde" rel="tag"&gt;un chien regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-Epousailles-de-la-reine-ou-La-Reception-de-l-anneau" rel="tag"&gt;Les &#201;pousailles de la reine ou La R&#233;ception de l'anneau&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton15.jpg?1397167294' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Penser &#224; adopter un b&#226;tard, le choisir le plus vilain et ch&#233;tif possible.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Penser &#224; ne pas trop le nourrir ni trop le laver, qu'il garde son air de piteux fam&#233;lique surtout.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Penser &#224; le parfumer, lui mettre d'&#233;normes bijoux, or massif, pierres et perles. Penser que &#231;a emmerdera les gens.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Penser &#224; l'appeler Charlemagne. Ou Clovis. Puis penser &#224; l'appeler souvent, tr&#232;s fort.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Penser &#224; ne pas acheter de laisse. Le dresser &#224; aller toujours o&#249; il ne doit pas.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Penser que des fois on aimerait bien &#234;tre &#224; sa place...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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