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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
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	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>Toi, tu m'as fait taire. J'ai lu sur ton...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine Caffin-Brier</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Imbert</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas L&#233;lu</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>
		<dc:subject>Camille Corot</dc:subject>
		<dc:subject>Vell&#233;da</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toi, tu m'as fait taire. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai lu sur ton visage muet l'expression univoque du deuil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Peau molle blafarde, regard rentr&#233;, bouche verrou, paupi&#232;res parapluie. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;tage, autour de toi, toutes les huiles encadr&#233;es de dorures sont devenues subitement des all&#233;es de tombes anonymes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors oui, j'ai pens&#233; &#8211; f&#226;ch&#233;e &#8211; Corot l'impudique paparazzi expose sans censure, peint sans d&#233;cence la douleur humaine. Cette Vell&#233;da si sinistre arrache &#224; vif les souvenirs aux passants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-16-Portraits-3" rel="directory"&gt;Atelier 16 (Portraits, 3) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Louis-Imbert" rel="tag"&gt;Louis Imbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Thomas-Lelu" rel="tag"&gt;Thomas L&#233;lu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laure-Limongi" rel="tag"&gt;Laure Limongi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Francois-Bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Camille-Corot" rel="tag"&gt;Camille Corot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Velleda" rel="tag"&gt;Vell&#233;da&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton144.jpg?1400615573' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Toi, tu m'as fait taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai lu sur ton visage muet l'expression univoque du deuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peau molle blafarde, regard rentr&#233;, bouche verrou, paupi&#232;res parapluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;tage, autour de toi, toutes les huiles encadr&#233;es de dorures sont devenues subitement des all&#233;es de tombes anonymes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, j'ai pens&#233; &#8211; f&#226;ch&#233;e &#8211; Corot l'impudique paparazzi expose sans censure, peint sans d&#233;cence la douleur humaine. Cette Vell&#233;da si sinistre arrache &#224; vif les souvenirs aux passants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce en prospectant dans le pass&#233; que la proph&#233;tesse lit l'avenir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Figures</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Figures</link>
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		<dc:date>2014-05-20T14:33:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>Salle des Caryatides</dc:subject>
		<dc:subject>des pieds et des mains</dc:subject>
		<dc:subject>Le Philosophe Assis</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Imbert</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas L&#233;lu</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On la voit de profil, une indienne, elle a tout d'une indienne des plaines, d'avant les colonies, fi&#232;re et libre, elle a tout de la chef de tribu, ses longs cheveux noirs liss&#233;s coiff&#233;s en arri&#232;re, une crini&#232;re, c'est une photographie noir et blanc d'Annie Leibovitz m&#234;me si je vois (dans mon souvenir erron&#233;) les n&#339;uds color&#233;s de ses cheveux et de ses parures guerri&#232;res. La ligne qui forme son profil tient-elle de l'amour qu'elle a eu pour son mari ? De son amour &#224; lui pour elle ? De celui de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-16-Portraits-3" rel="directory"&gt;Atelier 16 (Portraits, 3) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Salle-des-Caryatides" rel="tag"&gt;Salle des Caryatides&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/des-pieds-et-des-mains" rel="tag"&gt;des pieds et des mains&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Philosophe-Assis" rel="tag"&gt;Le Philosophe Assis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Louis-Imbert" rel="tag"&gt;Louis Imbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Thomas-Lelu" rel="tag"&gt;Thomas L&#233;lu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laure-Limongi" rel="tag"&gt;Laure Limongi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Francois-Bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton143.png?1400596415' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
On la voit de profil, une indienne, elle a tout d'une indienne des plaines, d'avant les colonies, fi&#232;re et libre, elle a tout de la chef de tribu, ses longs cheveux noirs liss&#233;s coiff&#233;s en arri&#232;re, une crini&#232;re, c'est une photographie noir et blanc d'Annie Leibovitz m&#234;me si je vois (dans mon souvenir erron&#233;) les n&#339;uds color&#233;s de ses cheveux et de ses parures guerri&#232;res. La ligne qui forme son profil tient-elle de l'amour qu'elle a eu pour son mari ? De son amour &#224; lui pour elle ? De celui de ses trois fils ? Des longues nuits &#224; attiser le feu suffocant du tipi ? Du regard brillant des enfants aux visages couverts de suie ? Ou peut-&#234;tre de la p&#234;che, de l'attente du saumon de rivi&#232;re remontant le courant, qu'elle dispute au grizzli, fi&#232;re et libre. Du miel ramass&#233; &#224; m&#234;me les mains aux g&#233;n&#233;reuses abeilles, qui vous rappellent que la vie est chaude et piquante comme leur venin. Des mustangs qui partagent la vie de la tribu, qu'il s'agit moins de dresser que d'&#233;couter, ou bien encore de ses araign&#233;es g&#233;antes qui ont fait le tour du monde, leurs pattes filiformes et tordues qui hantent nos r&#234;ves apeur&#233;s et qui leur ont donn&#233; forme. Ou bien est-ce d'autres lignes encore, infimes, qui ont pli&#233; ce fil avec lequel on fait un visage ? Est-ce encore, les titres &#233;tranges de ses &#339;uvres, ses &#034;enfant poignard&#034;, sa &#034;femme volage&#034;, sa &#034;douceur tani&#232;re&#034;, et puis il faut le dire, ce cruel et lancinant &#034;destruction of the father&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/local/cache-vignettes/L490xH352/leibovitz_bourgeois-d7f3f.jpg?1400586890' width='490' height='352' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;photo Annie Leibovitz, droits r&#233;serv&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est assis de tout son poids d'homme influent sur un fauteuil que recouvre les tissus d&#233;bordants de ses pagnes empes&#233;s, il n'a plus de t&#234;te, le portrait de ce philosophe en marbre du deuxi&#232;me si&#232;cle. Deux t&#234;tes sont plant&#233;es sur les piques de leurs supports &#224; ses c&#244;t&#233;s, de part et d'autre de la sculpture. Ne sachant laquelle lui attribuer, le mus&#233;e nous en propose deux, le sto&#239;cien Chrysippe de Soles ou bien le philosophe cynique inconnu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses mains ont tout de celui qui sait et qui le dit, le professe, elles ont tout de la puissance de ce savoir, et l'incapacit&#233; de voir et d'&#233;couter qui est souvent son prix. Il a froid, tout emmitoufl&#233; dans son grand manteau, heureusement les vicissitudes du temps - ou est-ce un guerrier bien inspir&#233; ? - l'auront d&#233;capit&#233;, nous &#233;vitant le cruel oxymore de la vision d'un philosophe cynique. Au moins peut-on dire de celui-ci qu'il n'a plus toute sa t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_183 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0554.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0554.jpg?1400586427' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Philosophe assis, Chrysippe (?) - IIe si&#232;cle apr&#232;s J.C., Italie, marbre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle dit je sais pas, en tirant une bouff&#233;e de cigarette blonde, rapide, intense, son visage est travers&#233; en un &#233;clair, de ridules comme la surface de l'eau peut l'&#234;tre &#224; la p&#234;che - Anse Saint-Laurent, Finist&#232;re sud, en avril, &#224; la tomb&#233;e de la nuit - &#224; l'heure o&#249; la mer doucement se retire. Des bancs de poissons dessinent de longues traines vibrantes striant le miroir des eaux m&#233;lang&#233;es, douces et sal&#233;es, boisson et larmes d'un seul trait. Elle dit que &#231;a l'a chang&#233;e, &#224; jamais, que tout s'est brouill&#233; en dedans depuis ce moment l&#224;. Elle dit que depuis elle se sent travers&#233;e de mar&#233;es contre lesquelles elle ne peut pas lutter, de courants int&#233;rieurs aux forces inconnues. Elle dit que vivre lui est depuis devenu difficile, une douleur. Elle se tait. Encore ces traits intempestifs parcourent son visage, travers&#233; d'&#233;motions contraires, furtives, dans un temps &#233;cras&#233; par sa propre vitesse. Elle ne dit rien, regarde comme au dedans d'elle-m&#234;me, tout en fumant, s'y perd, s'assombrit, se redresse, se tourne dans ma direction, cherche mon regard, ramenant des tr&#233;fonds de sa peine un sourire chaud, palpitant et triste. L'&#233;clat brillant de ses yeux verts fendant ses m&#232;ches blondes m'atteint en pleine poitrine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;On dit parfois de quelqu'un qu'il-elle est une figure. On pourrait dire un visage, mais c'est ici que le portrait nous am&#232;ne &#224; penser, &#224; dire, suivant ses lignes de fuites...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois portraits, l'un auquel on pense parmi les figures importantes pour nous, l'autre que l'on rencontre au Louvre, le troisi&#232;me auquel on pense parmi ses proches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au del&#224; du cadre</title>
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		<dc:date>2014-05-16T20:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Pelluet</dc:creator>


		<dc:subject>Portrait d'un vieillard et d'un jeune gar&#231;on</dc:subject>
		<dc:subject>Domenico Ghirlandaio</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Imbert</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas L&#233;lu</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui marche</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Souvenir d'un portrait &lt;br class='autobr' /&gt;
Le visage d'un homme noir, massif. Impassible et d&#233;termin&#233;. Par endroit la peau brille. Il regarde droit devant lui. Il va partir. Cela se sent &#224; une impulsion que l'on devine dans une l&#233;g&#232;re crispation des m&#226;choires. Est-ce la photo d'un sportif ? Est-ce la photo d'un homme seul qui ne sait que partir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Portrait choisi puis d&#233;laiss&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait le vieillard et son nez tortur&#233; et sur ses genoux, un petit ange blond. Beaut&#233;, laideur, vieillesse, jeunesse... et, au (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-16-Portraits-3" rel="directory"&gt;Atelier 16 (Portraits, 3) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Portrait-d-un-vieillard-et-d-un-jeune-garcon" rel="tag"&gt;Portrait d'un vieillard et d'un jeune gar&#231;on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Domenico-Ghirlandaio" rel="tag"&gt;Domenico Ghirlandaio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Louis-Imbert" rel="tag"&gt;Louis Imbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Thomas-Lelu" rel="tag"&gt;Thomas L&#233;lu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laure-Limongi" rel="tag"&gt;Laure Limongi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Francois-Bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-marche" rel="tag"&gt;Celle qui marche&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton141.jpg?1400272194' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Souvenir d'un portrait &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le visage d'un homme noir, massif. Impassible et d&#233;termin&#233;. Par endroit la peau brille. Il regarde droit devant lui. Il va partir. Cela se sent &#224; une impulsion que l'on devine dans une l&#233;g&#232;re crispation des m&#226;choires. Est-ce la photo d'un sportif ? Est-ce la photo d'un homme seul qui ne sait que partir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Portrait choisi puis d&#233;laiss&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le vieillard et son nez tortur&#233; et sur ses genoux, un petit ange blond.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaut&#233;, laideur, vieillesse, jeunesse... et, au del&#224;, un paysage presque chinois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui je me retourne sur le grand adolescent r&#234;veur et un peu m&#233;lancolique, qui regarde au loin, debout, en habit sombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai oubli&#233; le vieillard et l'enfant. Je suis debout entre deux temps, entre deux rives. Celle vers laquelle je tourne mon regard sera-t-elle plus riante que celle que je quitte ? L'enfant que je laisse &#224; sa vie saura-t-il marcher seul ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je choisis le fleuve entre les montagnes, je laisse les visages &#224; leur histoire, je marche sur la rive, j'accorde mon pas, je d&#233;couvre un rythme qui n'existait pas et je devine, &#224; une lumi&#232;re particuli&#232;re du ciel, qu'il m'emportera au del&#224; du cadre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Portrait d'un intime&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est l&#224; depuis l'enfance. D'abord rond, doux et souriant puis plus anguleux, les m&#226;choires un peu massives, le regard parfois voil&#233; ou inquiet.&lt;br class='autobr' /&gt;
N'est-il pas ambigu de trouver charmant son fr&#232;re ? De savoir parfaitement comment les autres femmes le voient ? De lire clairement le d&#233;sir dans leur regard ? De transpercer leur sourire ? De s'amuser des petites coquetteries cens&#233;es l'attirer ? D'&#234;tre &#224; la fois tr&#232;s proches par tout ce que l'on a partag&#233; et r&#233;solument &#233;loign&#233;s par tout ce qu'on ne partagera jamais ?&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous trouve souvent quelque ressemblance et, comme toutes les ressemblances familiales, elle n'existe que pour ceux qui sont &#224; l'ext&#233;rieur de nos liens g&#233;n&#233;tiques, dans un regard qui pense l&#233;gitime de nous rapprocher quand nous prenons garde de respecter la distance, de ne pas tout m&#233;langer : le visage douillettement heureux de l'enfance et l'ovale irr&#233;gulier du pr&#233;sent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trois portraits</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Trois-portraits</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Trois-portraits</guid>
		<dc:date>2014-05-13T20:57:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>dani&#232;le Le Bour</dc:creator>


		<dc:subject>Celle qui prot&#232;ge</dc:subject>
		<dc:subject>Marguerite Duras</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Imbert</dc:subject>
		<dc:subject>La dame d'Auxerre</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas L&#233;lu</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D. de India &lt;br class='autobr' /&gt;
Diaphane, elle arrive sur la musique, elle glisse. Corps longiligne dans sa robe &#224; bretelles crois&#233;es. Il l'enlace, ils dansent sans bouger. Les autres les regardent. Est-ce qu'ils se touchent vraiment et pourtant ils sont scandaleux de volupt&#233;, d'ind&#233;cence. Elle a toujours eu deux visages. Celui qui se penche sur la mendiante du Gange. Celui des c&#233;r&#233;monies protocolaires. Elle est l&#224;, prot&#233;g&#233;e dans ce monde clos des expatri&#233;s et elle est dans les rues de Calcutta, assaillie par (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-16-Portraits-3" rel="directory"&gt;Atelier 16 (Portraits, 3) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-protege" rel="tag"&gt;Celle qui prot&#232;ge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Marguerite-Duras" rel="tag"&gt;Marguerite Duras&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Louis-Imbert" rel="tag"&gt;Louis Imbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-dame-d-Auxerre" rel="tag"&gt;La dame d'Auxerre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Thomas-Lelu" rel="tag"&gt;Thomas L&#233;lu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laure-Limongi" rel="tag"&gt;Laure Limongi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Francois-Bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton136.jpg?1400014345' class='spip_logo spip_logo_right' width='146' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. de India&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diaphane, elle arrive sur la musique, elle glisse. Corps longiligne dans sa robe &#224; bretelles crois&#233;es. Il l'enlace, ils dansent sans bouger. Les autres les regardent. Est-ce qu'ils se touchent vraiment et pourtant ils sont scandaleux de volupt&#233;, d'ind&#233;cence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a toujours eu deux visages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui qui se penche sur la mendiante du Gange.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui des c&#233;r&#233;monies protocolaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est l&#224;, prot&#233;g&#233;e dans ce monde clos des expatri&#233;s et elle est dans les rues de Calcutta, assaillie par les enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle ne sait plus o&#249; est son regard. Elle le laisse aller sur ce fleuve qui charrie la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est cette jeune fille &#224; la robe &#233;lim&#233;e, au chapeau masculin qui arbore &#224; son bras le chinois, son amant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est juste dans l'&#233;criture de la Duras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dame d'Auxerre (Antiquit&#233; grecque)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle porte la main &#224; son c&#339;ur. Ses seins sont haut plac&#233;s, on en devine la pointe de pierre.&lt;br class='autobr' /&gt;
La moiti&#233; de son visage est &#233;rod&#233;e et l'autre parfaitement intacte. Le temps &#224; elle aussi lui a donn&#233; deux visages.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sommes-nous tous ainsi, un corps social, un corps intime ? Exhibons-nous tant&#244;t l'un, tant&#244;t l'autre, au gr&#233; des convenances, &#233;v&#232;nements, d&#233;sirs ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Un trop plein d'images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visage intime&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le visage de l'intime, de notre intime, de nos intimes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un faisceau de regards qui nous lient,nous entravent, nous portent, nous magnifient puis nous l&#226;chent. Ils vont se poser ailleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lien familial ou social qui nous relie, nous tire, nous &#233;trangle. Celui qui nous veut &#224; son image, nous mod&#232;le pour mieux nous l&#226;cher dans la foule anonyme o&#249; notre visage social nous permet de d&#233;ambuler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voilons notre face intime pour ne laisser para&#238;tre le plus souvent que notre figure du monde des autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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