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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>La peau, ce d&#233;tail</title>
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		<dc:date>2016-03-18T14:41:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Portier</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Marie-Guillemine Benoit</dc:subject>
		<dc:subject>Georges Didi-Huberman</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;onora Miano</dc:subject>
		<dc:subject>Balzac</dc:subject>
		<dc:subject>Franz Fanon</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Retour sur les pistes d'&#233;criture propos&#233;es &#224; partir du tableau de Marie Guillemine Benoit, Portrait d'une femme noire&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Que-faire-de-la-peau" rel="directory"&gt;Que faire de la peau ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Marie-Guillemine-Benoit" rel="tag"&gt;Marie-Guillemine Benoit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Georges-Didi-Huberman" rel="tag"&gt;Georges Didi-Huberman&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Leonora-Miano" rel="tag"&gt;L&#233;onora Miano&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Balzac" rel="tag"&gt;Balzac&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Franz-Fanon" rel="tag"&gt;Franz Fanon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton154.jpg?1458312297' class='spip_logo spip_logo_right' width='121' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'ordre des repr&#233;sentations, la peau est toujours un probl&#232;me. Est encore un probl&#232;me. La peau, sous-entendu, &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/france/250216/l-etat-justifie-les-controles-au-facies&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sa couleur&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une chose qu'on entend, je l'ai entendu, qu'il est plus difficile d'avoir une fiabilit&#233; des photographies d'identit&#233;, pour des personnes qui ont la peau noire (et le soup&#231;on alors, de la falsification, qui en d&#233;coule, comme &lt;i&gt;naturellement&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En peinture, il y eu longtemps comme une sorte d'impens&#233;, dirait-on : on parlait des d&#233;fis que repr&#233;sentait la peau &#224; peindre, mais on parlait toujours de la peau blanche. Il suffit de lire ce passage du &lt;i&gt; Chef d'&#339;uvre inconnu &lt;/i&gt; de Balzac, sur le d&#233;fi que repr&#233;sente le rendu de la couleur de la chair :&lt;i&gt;&#034;J'ai &#233;bauch&#233; ma figure dans un ton clair avec une p&#226;te souple et nourrie, car l'ombre n'est qu'un accident, retiens cela, petit. Puis je suis revenu sur mon &#339;uvre, et au moyen de demi-teintes et de glacis dont je diminuais de plus en plus la transparence, j'ai rendu les ombres les plus vigoureuses et jusqu'aux noirs les plus fouill&#233;s ; car les ombres des peintres ordinaires sont d'une autre nature que leurs tons &#233;clair&#233;s ; c'est du bois, de l'airain, c'est tout ce que vous voudrez, except&#233; de la chair dans l'ombre. On sent que si leur figure changeait de position, les places ombr&#233;es ne se nettoieraient pas et ne deviendraient pas lumineuses. J'ai &#233;vit&#233; ce d&#233;faut o&#249; beaucoup d'entre les plus illustres sont tomb&#233;s, et chez moi la blancheur se r&#233;v&#232;le sous l'opacit&#233; de l'ombre la plus soutenue ! &#034;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, la repr&#233;sentation de la peau noire, en art.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y eu bien ce tr&#232;s beau et triste portrait de Catherine, femme africaine (domestique) par D&#252;rer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses yeux baiss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/portrait-of-african-woman-catherine.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/portrait-of-african-woman-catherine.jpg?1456479352' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les yeux de la femme noire peinte par &lt;a href=&#034;http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=759&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marie-Guillemine Benoit&lt;/a&gt; nous regardent, regardent celle qui la peint, et c'est ce qui change. C'est ce qui change &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt;, pas seulement le fait de faire poser une domestique noire comme si c'&#233;tait Madame R&#233;camier, sur un fauteuil de velours. Pas seulement le fait de doter cette femme magnifique des attributs d'une nouvelle Marianne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce regard pos&#233; nait un espoir : deux subjectivit&#233;s sont l'une en face de l'autre, elles se reconnaissent. De ce regard pos&#233; naissent des suppositions : que s'est-il pass&#233;, pendant les temps de pose, entre la peintre et son mod&#232;le ? Des paroles ont-elles &#233;t&#233; &#233;chang&#233;es ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce texte de Franz Fanon dans &lt;i&gt;Peau noire, masques blancs&lt;/i&gt; (1952) rappelle l'impossibilit&#233; de fictionnaliser un dialogue : faire passer l'&#233;change par la langue viendrait &#224; nier ce qui possiblement, dans ce regard, s'&#233;change d'humain sans consid&#233;ration de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034; Le probl&#232;me que nous envisageons dans ce chapitre est le suivant : le noir antillais sera d'autant plus blanc, c'est-&#224;-dire se rapprochera d'autant plus du v&#233;ritable homme, qu'il aura fait sienne la langue fran&#231;aise. Nous n'ignorons pas que c'est l&#224; l'une des attitudes de l'homme en face de l'Etre. Un homme qui poss&#232;de le langage poss&#232;de par contre le monde exprim&#233; et impliqu&#233; par ce langage. On voit o&#249; nous voulons en venir : il y a dans la possession du langage une extraordinaire puissance. Paul Val&#233;ry le savait qui faisait du langage &#034;le dieu dans sa chair &#233;gar&#233;&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour l'instant, nous voudrions montrer pourquoi le noir antillais quel qu'il soit, a toujours &#224; se situer en face du langage. Davantage, nous &#233;largissons le secteur de notre description, et par-del&#224; l'antillais, nous visons tout homme colonis&#233;. Tout peuple colonis&#233; -c'est-&#224;-dire tout peuple au sein duquel a pris naissance un complexe d'inf&#233;riorit&#233;, du fait de la mise au tombeau de l'originalit&#233; culturelle locale- se situe vis-&#224;-vis du langage de la nation civilisatrice, c'est-&#224;-dire de la culture m&#233;tropolitaine. Le colonis&#233; se sera d'autant plus &#233;chapp&#233; de sa brousse qu'il aura fait siennes les valeurs culturelles de la m&#233;tropole. Il sera d'autant plus blanc qu'il aura rejet&#233; sa noirceur, sa brousse.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis ces mots de L&#233;onora Miano dans &lt;i&gt;Les aubes &#233;carlates&lt;/i&gt; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#034;Toi dont la conscience cherche &#224; songer l'intangible, tiens la r&#233;ponse &#224; tes questions : nous sommes l'absurde du quotidien. Nous sommes la haine du fr&#232;re, la haine de soi. Nous sommes l'impossibilit&#233;, l'entrave au jour qui vient. Nous en avons emprisonn&#233; les contours au creux de notre main immat&#233;rielle, et nous disons :&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'il soit fait clair pour tous que le pass&#233; ignor&#233; confisque les lendemains.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'il soit fait clair pour tous qu'en l'absence du lien primordial avec nous, il n'y aura pas de passerelle vers le monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'il soit fait clair pour tous que la saign&#233;e ne s'est pas ass&#233;ch&#233;e en d&#233;pit des si&#232;cles et qu'elle hurle encore, de son tombeau inexistant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'il soit fait clair pour tous que rien ne sera reconstruit, chez ceux qui n'assur&#232;rent pas notre tranquillit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne crains pas de comprendre, de rapporter notre propos. Nous sommes les cieux obscurcis qui s'&#233;paississent inlassablement, tant qu'on ne nous a pas fait droit.&#034; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agirait de revenir sur ce tableau comme sur un temps qui a du mal &#224; passer. Et se servir d'autre chose que le langage lui-m&#234;me pour nourrir la reconnaissance. Se servir du regard, par exemple, comme l'envisage, &#224; propos du silence et du t&#233;moignage, Georges Didi-Hubermann, dans &lt;i&gt;Le blanc souci de notre histoire&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Regarder ne va pas de soi. D&#233;j&#224; parce que regarder va et vient. Il arrive, par&lt;br class='autobr' /&gt;
exemple, que cela consiste &#224; garder deux fois. Non pas garder simplement, unilat&#233;ralement, garder au sens du ge&#244;lier qui surveille, qui garde et, de temps en temps, regarde par le trou de l'&#339;illeton son prisonnier pour s'assurer de sa cl&#244;ture hors du monde, de sa servitude. Mais plut&#244;t : garder deux fois &#8212; ou plus &#8212;, garder pour aimer, pour endurer, pour rapprocher et non tenir &#224; distance surveill&#233;e. Garder pour prendre soin et maintenir en vie. Garder au sens d'une m&#232;re qui prot&#232;ge son enfant envers et contre tout, le regarde de temps en temps, le veille pour mieux s'assurer de son ouverture au monde, de sa libert&#233;. Il arrive aussi que regarder consiste &#224; ne rien garder du tout. C'est, alors, accepter de perdre &#8212; ou, tout au moins, de ne pas maintenir, de ne pas saisir jusqu'au bout, de ne pas poss&#233;der &#8212; ce que l'on regarde, quand ce que l'on regarde se meut (papillon qui bat des ailes, nous &#233;chappe vers le lointain) ou quand notre propre regard se meut &#224; son tour (j'accepte alors de renoncer au papillon et de laisser divaguer ma vision ailleurs, par exemple vers le lent mouvement des nuages derri&#232;re lui).&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, si je me r&#233;sume : une s&#233;ance de travail sur la question du regard, de la nudit&#233;, de l'opacit&#233; de celui/celle qui est regard&#233;(e) (qui est souvent f&#233;minis&#233;/colonis&#233; en tant qu'objet du regard). Et la question de l'effort du rendu, de comment cela se joue, dans l'&#233;chec n&#233;cessairement, mais dans une rencontre possible au-del&#224; de l'&#233;chec, pour celui qui, sinc&#232;rement, veut faire acte de description et de reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc propos&#233; &#224; chacun d'&#233;lire un d&#233;tail du tableau. De s'y attacher comme dans le geste de peindre. De se poser des questions plastiques, techniques : le rendu de la lumi&#232;re sur le front de cette femme, le t&#233;ton dress&#233;, les petits picots autour, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte &#224; &#233;crire, donc : un monologue de celle qui peint, qui se concentre sur une partie du tableau seulement, et revient r&#233;guli&#232;rement, n&#233;cessairement, sur le regard de celle qu'elle peint. Et des blancs (sic), assum&#233;s, qui seraient les &#034;r&#233;ponses&#034; non exprim&#233;es du mod&#232;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Toi, tu m'as fait taire. J'ai lu sur ton...</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Toi-tu-m-as-fait-taire-J-ai-lu-sur-ton</link>
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		<dc:date>2014-05-20T19:54:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandrine Caffin-Brier</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Imbert</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas L&#233;lu</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>
		<dc:subject>Camille Corot</dc:subject>
		<dc:subject>Vell&#233;da</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toi, tu m'as fait taire. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai lu sur ton visage muet l'expression univoque du deuil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Peau molle blafarde, regard rentr&#233;, bouche verrou, paupi&#232;res parapluie. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;tage, autour de toi, toutes les huiles encadr&#233;es de dorures sont devenues subitement des all&#233;es de tombes anonymes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors oui, j'ai pens&#233; &#8211; f&#226;ch&#233;e &#8211; Corot l'impudique paparazzi expose sans censure, peint sans d&#233;cence la douleur humaine. Cette Vell&#233;da si sinistre arrache &#224; vif les souvenirs aux passants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-16-Portraits-3" rel="directory"&gt;Atelier 16 (Portraits, 3) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Louis-Imbert" rel="tag"&gt;Louis Imbert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Thomas-Lelu" rel="tag"&gt;Thomas L&#233;lu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laure-Limongi" rel="tag"&gt;Laure Limongi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Francois-Bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Camille-Corot" rel="tag"&gt;Camille Corot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Velleda" rel="tag"&gt;Vell&#233;da&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton144.jpg?1400615573' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Toi, tu m'as fait taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai lu sur ton visage muet l'expression univoque du deuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peau molle blafarde, regard rentr&#233;, bouche verrou, paupi&#232;res parapluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;tage, autour de toi, toutes les huiles encadr&#233;es de dorures sont devenues subitement des all&#233;es de tombes anonymes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, j'ai pens&#233; &#8211; f&#226;ch&#233;e &#8211; Corot l'impudique paparazzi expose sans censure, peint sans d&#233;cence la douleur humaine. Cette Vell&#233;da si sinistre arrache &#224; vif les souvenirs aux passants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce en prospectant dans le pass&#233; que la proph&#233;tesse lit l'avenir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#339;uvre qui vous touche</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Une-oeuvre-qui-vous-touche</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Une-oeuvre-qui-vous-touche</guid>
		<dc:date>2014-05-06T10:54:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Pierr&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>Portrait suppos&#233; de Gabrielle d'Estr&#233;es et sa s&#339;ur</dc:subject>
		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Le Pr&#234;teur et sa femme</dc:subject>
		<dc:subject>aile Richelieu </dc:subject>
		<dc:subject>Aile Denon</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cole de Fontainebleau</dc:subject>
		<dc:subject>La Joconde</dc:subject>
		<dc:subject>Les noces de Cana</dc:subject>
		<dc:subject>Le Sacre de Napol&#233;on</dc:subject>
		<dc:subject>La Vierge du chancelier Rolin</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Auguste-Dominique Ingres</dc:subject>
		<dc:subject>Le Bain turc </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est charg&#233;e d'une mission un peu particuli&#232;re, que je pars arpenter les salles du mus&#233;e. Il me faut trouver un visiteur qui parle fran&#231;ais, qui ne se d&#233;place pas en groupe et qui s'arr&#234;te devant un tableau pour une raison autre que celle de prendre une photo ou d'&#233;couter les commentaires de l'audio-guide. Autrement dit, un amoureux du Louvre ou un amateur d'art. Bref, la perle rare au milieu de ces hordes de touristes qui d&#233;ambulent parmi les dix-huit kilom&#232;tres de galeries du mus&#233;e le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-14-Toucher-l-oeuvre-par-les-autres" rel="directory"&gt;Atelier 14 (Toucher l'oeuvre par les autres)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Portrait-suppose-de-Gabrielle-d-Estrees-et-sa-soeur" rel="tag"&gt;Portrait suppos&#233; de Gabrielle d'Estr&#233;es et sa s&#339;ur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Preteur-et-sa-femme" rel="tag"&gt;Le Pr&#234;teur et sa femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/aile-Richelieu" rel="tag"&gt;aile Richelieu &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Aile-Denon" rel="tag"&gt;Aile Denon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ecole-de-Fontainebleau" rel="tag"&gt;&#201;cole de Fontainebleau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Joconde" rel="tag"&gt;La Joconde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-noces-de-Cana" rel="tag"&gt;Les noces de Cana&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Sacre-de-Napoleon" rel="tag"&gt;Le Sacre de Napol&#233;on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Vierge-du-chancelier-Rolin" rel="tag"&gt;La Vierge du chancelier Rolin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jean-Auguste-Dominique-Ingres" rel="tag"&gt;Jean-Auguste-Dominique Ingres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Bain-turc" rel="tag"&gt;Le Bain turc &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton130.jpg?1399316606' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est charg&#233;e d'une mission un peu particuli&#232;re, que je pars arpenter les salles du mus&#233;e. Il me faut trouver un visiteur qui parle fran&#231;ais, qui ne se d&#233;place pas en groupe et qui s'arr&#234;te devant un tableau pour une raison autre que celle de prendre une photo ou d'&#233;couter les commentaires de l'audio-guide. Autrement dit, un amoureux du Louvre ou un amateur d'art. Bref, la perle rare au milieu de ces hordes de touristes qui d&#233;ambulent parmi les dix-huit kilom&#232;tres de galeries du mus&#233;e le plus visit&#233; au monde. Et surtout, il me faudra aborder cet original pour lui demander de m'expliquer ce qui le touche dans l'&#339;uvre qu'il contemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;limine d'embl&#233;e l'Aile Denon qui regroupe les &#171; incontournables &#187; de la visite au Louvre pour les touristes (&lt;i&gt;La Joconde&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Noces de Cana&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Sacre de Napol&#233;on&lt;/i&gt;&#8230;) et j'emprunte l'escalator qui conduit vers le deuxi&#232;me &#233;tage de l'aile Richelieu. &#192; la sortie de l'escalator, apr&#232;s un portrait de Jean Le Bon et un &lt;i&gt;Christ en Croix&lt;/i&gt;, je me trouve face &#224; une bifurcation : &#224; droite, la peinture fran&#231;aise, &#224; gauche les &#201;coles du Nord. J'opte pour la gauche. J'arrive dans une petite salle sombre, aux murs marron, d&#233;nomm&#233;e le &lt;i&gt;Studiolo&lt;/i&gt; d'Urbino, qui regroupe des portraits d'hommes illustres. Peu de visiteurs s'y arr&#234;tent. La salle suivante est plus large et plus claire, avec ses murs vert p&#226;le. Des touristes se pressent devant &lt;i&gt;La Vierge au Chancelier Rollin&lt;/i&gt;. Le sens de la visite me conduit dans la salle des Pays-Bas o&#249; &lt;i&gt;Le Peseur d'or&lt;/i&gt; et sa femme sont pris d'assaut par les groupes. Je reviens sur mes pas et aper&#231;ois une nouvelle bifurcation possible vers la peinture fran&#231;aise. Je p&#233;n&#232;tre dans la salle de la seconde &#233;cole de Fontainebleau o&#249; je retrouve Gabrielle d'Estr&#233;e et sa s&#339;ur prenant leur bain devant une horde de paparazzis. Je poursuis mon chemin, traverse des salles plus calmes, et m'assois sur un banc pour guetter l'arriv&#233;e de l'oiseau rare. Mais au bout de quelques instants, ne voyant rien venir, je d&#233;cide de poursuivre mon chemin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/magdalena_bay.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/magdalena_bay.jpg?1399315773' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'arrive alors dans l'Aile Sully. Devant moi se trouve une porte vitr&#233;e Je la pousse par curiosit&#233; et l&#224; le miracle se produit : telle Alice &#224; travers le miroir, je p&#233;n&#232;tre dans un autre univers. Quelques femmes assises sur des si&#232;ges pliants devant des paysages de Corot tentent de les reproduire : &lt;i&gt;Vue des jardins de la Villa d'Este&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le pont de Mantes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La cath&#233;drale de Chartres&lt;/i&gt;. Je laisse les &#171; copistes &#187; &#224; leur travail et p&#233;n&#232;tre dans une autre salle. Deux jeunes gar&#231;ons assis au sol sont absorb&#233;s dans la contemplation d'un panorama grandiose, &lt;i&gt;Magdalena Bay&lt;/i&gt;, qu'ils tentent de retranscrire crayon noir, pench&#233;s sur leurs blocs de dessin. Sur le mur d'en face, un immense tableau : &lt;i&gt;Honneurs fun&#232;bres rendus au Titien mort &#224; Venise pendant la peste de 1576&lt;/i&gt;. Deux adolescentes rendent honneur au tableau en &#233;tudiant sa composition, crayon en main.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_152 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/honneurs_rendus_au_titien.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/honneurs_rendus_au_titien.jpg?1399315837' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je laisse ces jeunes artistes &#224; leur travail et poursuis mon chemin pour arriver dans la salle de G&#233;ricault. Des adolescents, assis parmi leurs carnets et leurs crayons &#233;tal&#233;s sur le parquet &#224; la bonne odeur de cire, dessinent une course de chevaux, un cavalier sur son cheval, et une t&#234;te de lionne. Plus loin une jeune fille dessine debout devant le &lt;i&gt;Bain turc&lt;/i&gt; d'Ingres. Il r&#232;gne dans ces salles une ambiance studieuse et conviviale de biblioth&#232;que ou d'atelier. C'est tellement impressionnant que j'en oublie ma mission, n'osant pas interrompre leur activit&#233; cr&#233;atrice de mes questions intempestives.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_153 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/jeunes_dessinant.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/jeunes_dessinant.jpg?1399316112' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/dessin_au_crayon.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/dessin_au_crayon.jpg?1399315685' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui les touche personnellement dans tel ou tel tableau ? Leur r&#233;ponse est silencieuse, non verbale, gestuelle. Elle passe par une observation attentive, une implication de tout le corps dans le geste de dessiner, de traduire la beaut&#233;, la sensualit&#233; des courbes et les volumes. Elle passe par le toucher, la caresse du papier avec le crayon. Elle se passe de mots. Elle m'a touch&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Collage surr&#233;aliste entre sc&#232;nes de vie au Louvre</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Collage-surrealiste-entre-scenes-de-vie-au-Louvre</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Collage-surrealiste-entre-scenes-de-vie-au-Louvre</guid>
		<dc:date>2014-05-02T19:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Samuel van Hoogstraten</dc:subject>
		<dc:subject>Les Pantoufles</dc:subject>
		<dc:subject>Salomon Rombouts</dc:subject>
		<dc:subject>Entr&#233;e de for&#234;t</dc:subject>
		<dc:subject>Portrait d'une jeune femme assise</dc:subject>
		<dc:subject>Johannes Cornelisz Verspronck</dc:subject>
		<dc:subject>Serpents et papillons dans un sous-bois</dc:subject>
		<dc:subject>Otto Marseus van Schrieck</dc:subject>
		<dc:subject>Nature morte au poisson</dc:subject>
		<dc:subject>Baltazar Gomes Figueira</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Collage surr&#233;aliste entre sc&#232;nes de vie au Louvre et sc&#232;nes de peinture prises sur le vif, toujours au Louvre. Proposition de Pierre M&#233;nard&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-13-Viola-3-Pierre-Menard" rel="directory"&gt;Atelier 13 (Viola #3, Pierre M&#233;nard)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Samuel-van-Hoogstraten" rel="tag"&gt;Samuel van Hoogstraten&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-Pantoufles" rel="tag"&gt;Les Pantoufles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Salomon-Rombouts" rel="tag"&gt;Salomon Rombouts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Entree-de-foret" rel="tag"&gt;Entr&#233;e de for&#234;t&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Portrait-d-une-jeune-femme-assise" rel="tag"&gt;Portrait d'une jeune femme assise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Cornelisz-Verspronck" rel="tag"&gt;Johannes Cornelisz Verspronck&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Serpents-et-papillons-dans-un-sous-bois" rel="tag"&gt;Serpents et papillons dans un sous-bois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Otto-Marseus-van-Schrieck" rel="tag"&gt;Otto Marseus van Schrieck&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Nature-morte-au-poisson" rel="tag"&gt;Nature morte au poisson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Baltazar-Gomes-Figueira" rel="tag"&gt;Baltazar Gomes Figueira&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton122.jpg?1399059273' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Celui qui est &#224; l'entr&#233;e de la for&#234;t et h&#233;site &#224; aller plus loin, &#224; s'enfoncer dans ce fouillis inextricable de branches feuillues et de troncs rong&#233;s par les termites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui, gueules ouvertes, s'appr&#234;tent &#224; se massacrer, l'&#339;il dardant leur haine, les corps en appui sur le tronc pourri d'un sous-bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui vol&#232;tent autour des bellig&#233;rants indiff&#233;rents, tout au renouveau printanier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui porte un pantalon rose pastel et celui qui porte un short court de la m&#234;me couleur. Ils sont frais et papillonnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui agonise et cherche son souffle. Ses entrailles sortent de son flanc, petits sachets visqueux et ros&#226;tres. Se lit dans son seul &#339;il ouvert un denier &#233;lan de vie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_145 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/louvre1.jpg?1399058997' width='500' height='359' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Celles qui, vaillantes encore, arpentent les salles de l'&#201;cole du nord, un pliant &#224; leur mains, vielles bourgeoises minces et complices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui sourit bien que son cou soit pris en &#233;tau dans sa collerette immacul&#233;e, guillotine dentel&#233;e. Celle dont les mains sont crois&#233;es, les cheveux retenus dans une coiffe aust&#232;re. Cette mort-vivante dont l'impassibilit&#233; n'est entam&#233;e par aucun mot, aucune fioriture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui dessine patiemment, &#224; la sanguine, la t&#234;te d'un enfant espi&#232;gle et chapeaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_146 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/louvre2.jpg?1399059063' width='500' height='636' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui prennent des proportions tentaculaires au point de courir le long des murs, sur les plaintes, dans les escaliers, envahissant les &#233;tages quand bien m&#234;me il eut &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;rable qu'ils ne quittassent pas leur corbeille. Ceux-l&#224; font peur : ils ont l'allure de grosses mygales tissant leurs toiles &#224; l'insu des propri&#233;taires du lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui regardent l'incendie dans une fascination morbide, s&#251;rs de r&#233;chapper au plumet rougeoyant et orgueilleux. Ceux qui s'affairent et essaient de lutter contre l'avanc&#233;e inexorable de l'ogresse insatiable. Ceux qui comprennent que dans cette grande marmite mijote le destin de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui veulent monter en anglais ; ceux qui veulent descendre en fran&#231;ais. Ceux qui attendent l'ascenseur. Ceux qui r&#234;vent que l'ascenseur ne s'arr&#234;te pas exactement &#224; l'&#233;tage demand&#233;. Inad&#233;quation vertigineuse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_148 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/samuel-van-hoogstraten-the-slippers-or-view-of-interior-ca-1654-62-a.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/samuel-van-hoogstraten-the-slippers-or-view-of-interior-ca-1654-62-a.jpg?1399059242' width='500' height='743' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui sont pauvres, en haillons, les pieds crott&#233;s dans leurs sandale, le corps chenus recouvert grossi&#232;rement de capes, repentants d'avoir eu des pulsions meurtri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui prot&#232;gent la femme adult&#232;re de ceux qui ont les doigts crochus pr&#234;ts &#224; lac&#233;rer. Ils portent des casques luisants. Celui qui se tient entre eux, le doigt point&#233;, sobre et digne, entour&#233; d'un halo de lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui ne se lasse pas de cette &#233;loquence muette du geste, de l'image.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/louvre4.jpg?1399059103' width='500' height='651' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sc&#232;nes d'int&#233;rieur</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Scenes-d-interieur</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Scenes-d-interieur</guid>
		<dc:date>2014-05-01T15:55:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Evelyne Berson</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>celle qui chante</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Catherine's Room</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui regarde</dc:subject>
		<dc:subject>Samuel van Hoogstraten</dc:subject>
		<dc:subject>Les Pantoufles</dc:subject>
		<dc:subject>Celui qui photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Celui qui rit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Celui qui, post&#233; pr&#232;s du tableau, commente la lumi&#232;re baroque &lt;br class='autobr' /&gt;
Celle qui m&#233;dite aupr&#232;s des instruments de sa passion et enlace sa s&#339;ur &lt;br class='autobr' /&gt;
Celle qui attend l'ascenseur avec ses coll&#232;gues (trois g&#233;n&#233;rations : l'asiatique &#224; l'&#226;ge m&#251;r, la jeune indienne soign&#233;e, d&#233;termin&#233;e, la vieille dame qui cherche la salle de pause) &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui qui regarde intens&#233;ment avec sa femme le d&#233;tail de droite un casque sur la t&#234;te &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui qui prie dans son habit de brocart (ses mains pointent vers le ciel dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-13-Viola-3-Pierre-Menard" rel="directory"&gt;Atelier 13 (Viola #3, Pierre M&#233;nard)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celle-qui-chante" rel="tag"&gt;celle qui chante&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Catherine-s-Room" rel="tag"&gt;Catherine's Room&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-regarde" rel="tag"&gt;Celle qui regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Samuel-van-Hoogstraten" rel="tag"&gt;Samuel van Hoogstraten&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-Pantoufles" rel="tag"&gt;Les Pantoufles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celui-qui-photographie" rel="tag"&gt;Celui qui photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celui-qui-rit" rel="tag"&gt;Celui qui rit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton116.jpg?1398959256' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Celui qui, post&#233; pr&#232;s du tableau, commente la lumi&#232;re baroque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui m&#233;dite aupr&#232;s des instruments de sa passion et enlace sa s&#339;ur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui attend l'ascenseur avec ses coll&#232;gues (trois g&#233;n&#233;rations : l'asiatique &#224; l'&#226;ge m&#251;r, la jeune indienne soign&#233;e, d&#233;termin&#233;e, la vieille dame qui cherche la salle de pause)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui regarde intens&#233;ment avec sa femme le d&#233;tail de droite un casque sur la t&#234;te&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui prie dans son habit de brocart (ses mains pointent vers le ciel dans l'encadrement de l'ogive)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui aux mains de colombes alanguies qui porte sa croix en pleurant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui collecte l'imp&#244;t et dont le visage crisp&#233; fige un rictus de l'effort&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui photographie sans regarder&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui marche et qui passe sans voir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui brode sa dentelle &#224; la lumi&#232;re du jour&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui s'assoit et s'isole du groupe pour la regarder filer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui rit et regarde en coin l'air satisfait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui porte une robe rouge et une coiffe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui porte un grand chapeau noir, adoss&#233; au mur de sa demeure et qui fume sa pipe en porcelaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle du groupe qu'on retrouve : &#171; Tiens, tu es l&#224;, toi aussi ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui nous toise de son air pinc&#233; et qui nous impressionne avec sa toque et sa cha&#238;ne d'or&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui s'assoient pr&#232;s des chevaux de Marly, d&#233;&#231;us de ne pas pouvoir caresser leurs crini&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui p&#232;se ses &#233;pices et vend ses l&#233;gumes (son visage brille d'un halo de bonheur ordinaire)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui portent &#233;charpe verte et suivent le troupeau, anxieux de suivre l'adulte donneur de le&#231;on&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui applaudissent les conf&#233;rences spontan&#233;es des camarades&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui, nostalgique, r&#234;ve ou se souvient d'un moment de douceur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui feuillette la Bible de ses mains gant&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui regarde avec amour son enfant pos&#233; sur ses genoux, au centre de la pi&#232;ce &#233;clair&#233;e par la lumi&#232;re du matin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui demande au gardien l'aile des sc&#232;nes d'int&#233;rieur flamandes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui apprend &#224; lire &#224; son petit gar&#231;on&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui lave le linge &#224; c&#244;t&#233; de l'enfant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui consulte son m&#233;decin dans la grande pi&#232;ce sombre (grossesse ou mal d'amour ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui joue du luth th&#233;orbe et celle qui chante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui appelle et fait sonner mon portable sans savoir que je regarde la jeune fille &#224; la fen&#234;tre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Epuiser les tr&#233;sors (au Louvre, 3e &#233;pisode)</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Epuiser-les-tresors-au-Louvre-3e-episode</link>
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		<dc:date>2014-04-28T08:07:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>anonyme</dc:subject>
		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Le tr&#233;sor de Boscoreale</dc:subject>
		<dc:subject>Julien Maret</dc:subject>
		<dc:subject>Ceux qui s'approprient</dc:subject>
		<dc:subject>Mona Chollet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lors de cette troisi&#232;me s&#233;ance d'atelier d'&#233;criture au Louvre, j'ai pens&#233; qu'il &#233;tait temps, apr&#232;s s'&#234;tre d&#233;barrass&#233; de la peur d'avoir, ou non, quelque chose &#224; dire d'une oeuvre en public, puis &#233;tabli un vrai contact avec l'une d'entre elles, de profiter un peu des lieux. C'est ainsi que nous avons travaill&#233; sur la notion de tr&#233;sor, cherchant, m&#234;me, &#224; en &#233;puiser le contenu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis partie du tr&#233;sor de Boscoreale (ci-dessus), dont une description minutieuse, &#233;tablie au d&#233;but du XXe si&#232;cle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/anonyme" rel="tag"&gt;anonyme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-tresor-de-Boscoreale" rel="tag"&gt;Le tr&#233;sor de Boscoreale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Julien-Maret" rel="tag"&gt;Julien Maret&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ceux-qui-s-approprient" rel="tag"&gt;Ceux qui s'approprient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Mona-Chollet" rel="tag"&gt;Mona Chollet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton102.jpg?1398672264' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de cette troisi&#232;me s&#233;ance d'atelier d'&#233;criture au Louvre, j'ai pens&#233; qu'il &#233;tait temps, apr&#232;s s'&#234;tre d&#233;barrass&#233; de la peur d'avoir, ou non, quelque chose &#224; dire d'une oeuvre en public, puis &#233;tabli un vrai contact avec l'une d'entre elles, de profiter un peu des lieux. C'est ainsi que nous avons travaill&#233; sur la notion de tr&#233;sor, cherchant, m&#234;me, &#224; en &#233;puiser le contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis partie du &lt;a href=&#034;http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/tresor-de-boscoreale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tr&#233;sor de Boscoreale&lt;/a&gt; (ci-dessus), dont une description minutieuse, &#233;tablie au d&#233;but du XXe si&#232;cle par un conservateur, est disponible gratuitement &lt;a href=&#034;http://ia700305.us.archive.org/34/items/largenterieetbij00hruoft/largenterieetbij00hruoft.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt;. Ainsi, apprend-on, &#224; propos d'une coupe ronde (ou phiale) pr&#233;sente dans le tr&#233;sor, que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'emblema offre une personnification de l'Afrique, figure en buste d'un relief tr&#232;s accentu&#233; et d'un effet saisissant. Elle est repr&#233;sent&#233;e comme une femme plantureuse, vue &#224; mi-corps ; ses traits, sans &#234;tre d&#233;licats, respirent la jeunesse, la force et la beaut&#233;. Le menton est pro&#233;minent ; les l&#232;vres sont larges et herm&#233;tiquement closes ; le nez est l&#233;g&#232;rement arqu&#233; ; les yeux grands et ouverts (1), au regard ferme, sont ceux d'une femme s&#251;re d'elle-m&#234;me et aux volont&#233;s de laquelle rien ne saurait s'opposer. Le front est &#224; moiti&#233; cach&#233; par des cheveux abondants et boucl&#233;s qui ne tombent pas plus bas que le cou, particularit&#233; qui donne l'impression d'une force virile. Sur la t&#234;te, elle porte la d&#233;pouille d'un &#233;l&#233;phant dont la trompe et les d&#233;fenses s'&#233;l&#232;vent majestueusement au-dessus du front : l'artiste a eu soin de rejeter en arri&#232;re les larges oreilles de l'animal, de fa&#231;on &#224; ne pas alourdir la figure centrale et &#224; laisser ainsi au cou tout son d&#233;gagement. Les oreilles de la femme, en partie cach&#233;es sous la chevelure, sont perc&#233;es de petits trous auxquels &#233;taient suspendus des boucles mobiles, sans doute en or et finement travaill&#233;es (2). Le cou est large et bien plant&#233; sur la poitrine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Les pupilles sont indiqu&#233;es &#224; la pointe.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Ces boucles d'oreille n'ont pas &#233;t&#233; retrouv&#233;es.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;ainsi apprend-on qu'au d&#233;but du XXe si&#232;cle, un tr&#232;s s&#233;rieux conservateur du Louvre d&#233;crivait des boucles d'oreilles inexistantes !&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce texte nous &#233;tant apparu assez fascinant, nous avons voulu voir la coupe en question. H&#233;las, elle &#233;tait, si je me souviens bien, en d&#233;placement, pr&#234;t&#233;e pour une exposition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le tr&#233;sor lui-m&#234;me nous a un peu d&#233;&#231;us, il faut le dire (nous avions fantasm&#233;). Par contre, en levant la t&#234;te, dans la salle...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_120 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/matisse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/matisse.jpg?1398608388' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;... extension du domaine par le ciel de Matisse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il y avait encore, ce jour-l&#224;, &#224; quelques pas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_121 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_2.jpg?1398608568' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/lit_tresor.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/lit_tresor.jpg?1398608568' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_1_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_1_1_.jpg?1398608709' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;les &lt;a href=&#034;http://www.louvre.fr/progtems/le-louvre-invite-robert-wilson-living-rooms&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;living rooms&lt;/a&gt; de Robert Wilson, avec lit pour g&#233;ant, olo&#233; suspendu, collections d'objets &#224; la Andr&#233; Breton.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons &#224; notre tour tent&#233; d'&#233;tendre le champ, partant pour cela du texte en expansion constante de Julien Maret, &lt;a href=&#034;http://jose-corti.fr/titresfrancais/ameublement-maret.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ameublement&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; , paru en d&#233;but d'ann&#233;e chez Jos&#233; Corti. Ou comment, &#224; l'aide de simples points-virgules, faire cro&#238;tre ses possessions...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_4.jpg?1398608805' width='500' height='669' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;(hop)&lt;br class='autobr' /&gt;
(ces deux-l&#224; sont des copies que l'on trouve dans la salle o&#249; nous allions &#233;crire)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour finir, j'ai propos&#233; aux participants de lire, apr&#232;s l'atelier, &lt;a href=&#034;http://www.peripheries.net/article333.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un texte de Mona Chollet&lt;/a&gt; paru sur &lt;a href=&#034;http://www.peripheries.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;P&#233;riph&#233;ries&lt;/a&gt; dans lequel elle tente de comprendre ce qui se passe en elle depuis qu'elle a &#233;t&#233; aval&#233;e par les r&#233;seaux sociaux et en quoi l'un d'entre eux, Pinterest, la sauve paradoxalement de cet engloutissement en lui permettant de collecter un nombre infini d'images sans qu'elle se sente envahie. L&#224;, ce ne sont plus forc&#233;ment des objets qu'on amasse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On y recherche des images qu'on peut habiter, dans lesquelles on peut se projeter, devant lesquelles on peut r&#234;vasser. Les photos d'int&#233;rieurs, d'architecture, de maisons, de cabanes dans les arbres et d'abris en tout genre remportent un grand succ&#232;s : les tableaux consacr&#233;s &#224; ces th&#232;mes font partie de ceux qu'on retrouve chez pratiquement tout le monde ; mais la plupart des images, quel que soit le sujet repr&#233;sent&#233;, semblent choisies parce qu'elles offrent un abri, m&#234;me si ce n'est pas au sens litt&#233;ral. Je r&#234;ve des textes q'une exploration de l'Internet des images aurait pu inspirer &#224; Gaston Bachelard.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'on en vient ainsi &#224; la notion de lieu, infinie, qui m'est ch&#232;re pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle exclut, en l'incluant, la possession, l'appropriation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tr&#233;sors</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Tresors</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Tresors</guid>
		<dc:date>2014-03-28T09:57:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Pierr&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Le tr&#233;sor de Boscoreale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans l'antichambre du roi ; un plafond avec des oiseaux ; et aussi des moulures datant de l'&#233;poque du roi ; une vitrine avec des objets pr&#233;cieux ; le tr&#233;sor de Boscoreale ; d&#233;couvert dans la citerne d'une propri&#233;t&#233; viticole sur les coteaux du V&#233;suve ; de la vaisselle en argent et en bronze ; un petit coquetier en argent ; des coupes orn&#233;es de squelettes des philosophes de l'antiquit&#233; grecque ; une louche incrust&#233; de motifs v&#233;g&#233;taux ; une coupe avec le visage de Bacchus ; des reflets dans la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-9-tresor" rel="directory"&gt;Atelier 9 (tr&#233;sor)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-tresor-de-Boscoreale" rel="tag"&gt;Le tr&#233;sor de Boscoreale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton87.jpg?1397167265' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'antichambre du roi ; un plafond avec des oiseaux ; et aussi des moulures datant de l'&#233;poque du roi ; une vitrine avec des objets pr&#233;cieux ; le tr&#233;sor de Boscoreale ; d&#233;couvert dans la citerne d'une propri&#233;t&#233; viticole sur les coteaux du V&#233;suve ; de la vaisselle en argent et en bronze ; un petit coquetier en argent ; des coupes orn&#233;es de squelettes des philosophes de l'antiquit&#233; grecque ; une louche incrust&#233; de motifs v&#233;g&#233;taux ; une coupe avec le visage de Bacchus ; des reflets dans la vitrine ; effets de miroir ; la prochaine fois il faudra penser &#224; prendre un miroir pour regarder les oiseaux au-dessus de la vitrine ; laisser se m&#233;langer le bleu les dorures et l'argenterie ; crever la vo&#251;te bleue de l'espace ; s'asseoir pr&#232;s de la fen&#234;tre ; comme chez soi ; se laisser p&#233;n&#233;trer par l'ambiance du mus&#233;e ; penser &#224; tout ce temps &#233;coul&#233; dans cette antichambre ; revenir sur ses pas ; retraverser la salle des antiquit&#233;s grecques ; admirer deux petites statues d'enfant repr&#233;sentant Eros et Psych&#233; ; arriver devant la chapelle ; d&#233;couvrir un autre tr&#233;sor ; celui de Robert Wilson ; un collectionneur ; p&#233;n&#233;trer dans la chapelle o&#249; il expose sa collection d'objets ; objets d'art et objets de r&#233;cup&#233;ration juxtapos&#233;s sur les &#233;tag&#232;res et au sol ; des masques africains ; des tableaux ; un gants d'enfant en laine rose trouv&#233; dans la rue et pr&#233;sent&#233; dans un cadre derri&#232;re une vitre comme la Joconde ; les souliers de Marl&#232;ne Dietrich ; un petit fauteuil accroch&#233; au mur ; c'est comme un grenier qu'on aurait vid&#233; de ses tr&#233;sors pour les exposer au grand jour ;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;paule de Sil&#232;ne</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/L-epaule-de-Silene</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/L-epaule-de-Silene</guid>
		<dc:date>2014-02-01T07:43:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Genevi&#232;ve Maurel</dc:creator>


		<dc:subject>anonyme</dc:subject>
		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Centaure marin portant une sil&#232;ne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Atelier du 18/12, les Caryatides&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de Centaure marin portant une sil&#232;ne, I, II&#232;me si&#232;cle A. JC, d&#233;couvert sur le mont Esquilin, Rome, marbre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entr&#233;e au Louvre en 1749&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-4-Caryatides" rel="directory"&gt;Atelier 4 (Caryatides)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/anonyme" rel="tag"&gt;anonyme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Centaure-marin-portant-une-silene" rel="tag"&gt;Centaure marin portant une sil&#232;ne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton22.jpg?1397167288' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_33 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_1089-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_1089-3.jpg?1397167495' width='500' height='517' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la main qui s'y pose, l'&#233;paule de Sil&#232;ne, chair douce et moelleuse, ne danse plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;paule de Sil&#232;ne, arrondi sucr&#233; de l'enfance, guirlande de muscles estampill&#233;s, cort&#232;ge de veines frondeuses ; l'&#233;paule de Sil&#232;ne froide et charnelle &#224; la fois, ne danse plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qui s'y attarderait, pour qui s'y attacherait, l'&#233;paule silencieuse de Sil&#232;ne rec&#232;lerait des plis enlumin&#233;s, des profondeurs potel&#233;es, des traces d'&#233;pop&#233;e, la sagesse de l'aim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle ne danse plus, paralys&#233;e sur les marches de l'escalier.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;paule de Sil&#232;ne, immortalis&#233;e par nos regards habill&#233;s, par la froideur du marbre blanc, l'&#233;paule de Sil&#232;ne, rep&#232;re des naufrag&#233;s, s'est noy&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et elle ne danse plus, empl&#226;tr&#233;e par l'ivresse fig&#233;e des mortels.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;paule de Sil&#232;ne, immobile, ne danse plus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, l'&#233;paule de sil&#232;ne, je m'y suis attach&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Versions de travail autour de la &#034;Jeune orpheline au cimeti&#232;re&#034;</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Versions-de-travail-autour-de-la-Jeune-orpheline-au-cimetiere</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Versions-de-travail-autour-de-la-Jeune-orpheline-au-cimetiere</guid>
		<dc:date>2014-01-31T09:19:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Evelyne Berson</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Jeune orpheline au cimeti&#232;re </dc:subject>
		<dc:subject>Eug&#232;ne Delacroix</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Esteban</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Royet-Journoud</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre M&#233;nard</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pierre M&#233;nard nous donne cette consigne : Observer un tableau et dire notre rapport &#224; lui, le sens qu'on lui donne, nos impressions, sans h&#233;siter &#224; d&#233;velopper. Ensuite, vous &#233;laguerez, laisserez des blancs, gommerez la ponctuation pour aller &#224; l'essentiel po&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jeune orpheline au cimeti&#232;re, 1824, Delacroix, Sully, 2&#232;me &#233;tage &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte initial : &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, c'est son regard tourn&#233; vers la droite, une sorte d'urgence dramatique qui attire. L'&#339;il est inquiet, le regard lev&#233; vers le ciel, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jeune-orpheline-au-cimetiere-37" rel="tag"&gt;Jeune orpheline au cimeti&#232;re &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Eugene-Delacroix" rel="tag"&gt;Eug&#232;ne Delacroix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Esteban" rel="tag"&gt;Claude Esteban&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Royet-Journoud" rel="tag"&gt;Claude Royet-Journoud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pierre-Menard-74" rel="tag"&gt;Pierre M&#233;nard&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton61.jpg?1397167280' class='spip_logo spip_logo_right' width='118' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://rature.net/louvre-ouvert/spip.php?auteur4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre M&#233;nard&lt;/a&gt; nous donne cette consigne :&lt;br class='autobr' /&gt;
Observer un tableau et dire notre rapport &#224; lui, le sens qu'on lui donne, nos impressions, sans h&#233;siter &#224; d&#233;velopper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, vous &#233;laguerez, laisserez des blancs, gommerez la ponctuation pour aller &#224; l'essentiel po&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://rature.net/louvre-ouvert/spip.php?mot37&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jeune orpheline au cimeti&#232;re&lt;/a&gt;, 1824, &lt;a href=&#034;http://rature.net/louvre-ouvert/spip.php?mot38&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Delacroix&lt;/a&gt;, Sully, 2&#232;me &#233;tage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte initial : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, c'est son regard tourn&#233; vers la droite, une sorte d'urgence dramatique qui attire. L'&#339;il est inquiet, le regard lev&#233; vers le ciel, et l'on sent tout le visage t&#233;tanis&#233;, l'espace d'un instant vers une sc&#232;ne ou un personnage qui capte l'attention de la jeune fille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les couleurs sont pastel (courtes plages de ciel bleu, joues ros&#233;es, carnation d&#233;licate de la peau), manche et robe dans les tons ocre-vert bouteille aux d&#233;grad&#233;s multiples qui rendant la couleur mouvante. Le corsage fait une belle teinte de lumi&#232;re, un flash, m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'&#233;paule gauche d&#233;nud&#233;e continue de guider mon regard vers la droite, comme si Delacroix nous incitait avec insistance &#224; regarder vers la droite, dans la m&#234;me direction de son regard.&lt;br class='autobr' /&gt;
La bouche l&#233;g&#232;rement ouverte confirme l'&#233;tonnement, la stup&#233;faction qui t&#233;tanise. &#201;nigme redoubl&#233;e du drame par le contraste avec la main de la jeune femme d&#233;licatement pos&#233;e sur la robe comme un oiseau dormeur. Au passage, regard d&#233;tourn&#233; par deux croix et un porche grand ouvert qui donne sur un groupe de peupliers. Vague ambiance toscane. Signes d'une campagne calme. Petites croix anonymes de morts depuis bien longtemps. Croix de travers (glissement de terrain ? plant&#233;es &#224; la va-vite ?) En fait, tous ces signes sont l&#224; pour nous tromper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rien dans l'environnement ou dans la mise de la jeune fille ne nous laisse pr&#233;sager le drame &#224; venir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car ce qui se passe sous ses yeux commence &#224; l'&#233;mouvoir et va achever de la bouleverser. Seules les quelques m&#232;ches un peu d&#233;sordonn&#233;es sur la nuque et qui ne rentrent pas dans le rang du chignon ou encore l'&#233;paule d&#233;nud&#233;e qui livre le creux ombrageux de l'omoplate alertent du d&#233;sordre.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'int&#233;r&#234;t du tableau r&#233;side avant tout dans ce qu'il nous cache. Pourquoi cette peur naissante qui bient&#244;t va se muer en effroi ? Quelle r&#233;v&#233;lation va changer dans quelques instants le cours de la vie de cette &#171; jeune orpheline au cimeti&#232;re &#187; ? En fait, une sc&#232;ne poignante lui rappelle en un &#233;clair son malheur. L&#224;-haut, sur la colline, cheminent des boh&#233;miens derri&#232;re une carriole et cette petite fille &#233;chevel&#233;e en haillons lui rappelle path&#233;tiquement qui elle est : une sans terre, sans attache, sans histoire. Une jeune fille en errance, en qu&#234;te d'amour et de reconnaissance. Elle avait pourtant rev&#234;tu cet habit de lumi&#232;re pour f&#234;ter le printemps venu. Mais la force de la sc&#232;ne qui l'hypnotise efface tous ses efforts pour se hisser dans la vie. Elle est l&#224;, avec elle, la petite sauvageonne ; elle se demande un instant s'il ne lui faut pas rejoindre la cohorte pour vivre &#224; l'unisson cette vie d'errance. Bizarrement, cet arr&#234;t sur image semble &#234;tre le signe de l'h&#233;sitation d'un instant avant les grandes d&#233;cisions. Belle et sauvage, seule parmi les morts, elle est pr&#234;t &#224; s'abandonner &#224; la solitude des gens du voyage, comme aspir&#233;e par eux. L&#224;-bas, se joindre &#224; la foule anonyme des migrants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui m'&#233;meut dans ce tableau, c'est la perspective d'un avenir sombre que le personnage choisira ou non d'accepter. Combien de temps nous est-il arriv&#233; d'oublier qui nous sommes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Les petites croix anarchiques et les st&#232;les de travers confirment cette impression path&#233;tique de d&#233;r&#233;liction.&lt;br class='autobr' /&gt;
De passage ; triste heureux voyage, les rejoindre ou pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte &#233;lagu&#233;, version n&#176;2 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son regard tourn&#233; vers la droite dramatique&lt;br class='autobr' /&gt; Inquiet regard lev&#233; vers le ciel (courtes plages de ciel, joues ros&#233;es, carnation d&#233;licate)&lt;br class='autobr' /&gt;
Couleur mouvante&lt;br class='autobr' /&gt;
Le corsage flash l'&#233;paule gauche de guider mon regard vers la droite&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la bouche confirme t&#233;tanise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enigme contraste avec la main sur la robe oiseau dormeur&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux croix et un porche peupliers Toscane&lt;br class='autobr' /&gt;
Campagne morts depuis longtemps &lt;br class='autobr' /&gt;
St&#232;les couch&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, nous tromper rien ne laisse pr&#233;sager le drame &#224; venir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se passe sous ses yeux commence &#224; l'&#233;mouvoir&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques m&#232;ches sur la nuque ne rentrent pas dans le rang&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;paule creux ombrageux de l'omoplate&lt;br class='autobr' /&gt;
Cache &lt;br class='autobr' /&gt; Pourquoi cette peur ? Quelle r&#233;v&#233;lation ? &lt;br class='autobr' /&gt; Une sc&#232;ne lui rappelle son malheur&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224;-haut des boh&#233;miens et cette petite fille en haillons une sans terre, sans attache, sans histoire&lt;br class='autobr' /&gt;
En errance d'amour et de reconnaissance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet habit de lumi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses efforts pour se hisser dans la vie&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec elle, la sauvageonne&lt;br class='autobr' /&gt;
Cohorte&lt;br class='autobr' /&gt;
Arr&#234;t h&#233;site d&#233;cidera ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule parmi les morts s'abandonne aspir&#233;e ailleurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Anonyme&lt;br class='autobr' /&gt;
Des migrants&lt;br class='autobr' /&gt;
Perspective ou non d'accepter&lt;br class='autobr' /&gt;
Combien de fois nous est-il arriv&#233; d'oublier qui nous sommes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Triste heureux voyage Les rejoindre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jeune orpheline au cimeti&#232;re</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Jeune-orpheline-au-cimetiere</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Jeune-orpheline-au-cimetiere</guid>
		<dc:date>2014-01-31T09:12:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Evelyne Berson</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Jeune orpheline au cimeti&#232;re </dc:subject>
		<dc:subject>Eug&#232;ne Delacroix</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Esteban</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Royet-Journoud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Son regard tourn&#233; vers la droite dramatique Inquiet regard lev&#233; vers le ciel (courtes plages de ciel, joues ros&#233;es, carnation d&#233;licate) Couleur mouvante Le corsage flash l'&#233;paule gauche de guider mon regard vers la droite Et la bouche confirme t&#233;tanise &lt;br class='autobr' /&gt;
Enigme contraste avec la main sur la robe oiseau dormeur Deux croix et un porche peupliers Toscane Campagne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-7-Portraits-2" rel="directory"&gt;Atelier 7 (Portraits, 2) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Esteban" rel="tag"&gt;Claude Esteban&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Claude-Royet-Journoud" rel="tag"&gt;Claude Royet-Journoud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton60.jpg?1397167280' class='spip_logo spip_logo_right' width='118' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Son regard tourn&#233; vers la droite dramatique&lt;br class='autobr' /&gt; Inquiet regard lev&#233; vers le ciel (courtes plages de ciel, joues ros&#233;es, carnation d&#233;licate)&lt;br class='autobr' /&gt;
Couleur mouvante&lt;br class='autobr' /&gt;
Le corsage flash l'&#233;paule gauche de guider mon regard vers la droite&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la bouche confirme t&#233;tanise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enigme contraste avec la main sur la robe oiseau dormeur&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux croix et un porche peupliers Toscane&lt;br class='autobr' /&gt;
Campagne morts depuis longtemps &lt;br class='autobr' /&gt;
St&#232;les couch&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, nous tromper rien ne laisse pr&#233;sager le drame &#224; venir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se passe sous ses yeux commence &#224; l'&#233;mouvoir&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques m&#232;ches sur la nuque ne rentrent pas dans le rang&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;paule creux ombrageux de l'omoplate&lt;br class='autobr' /&gt;
Cache &lt;br class='autobr' /&gt; Pourquoi cette peur ? Quelle r&#233;v&#233;lation ? &lt;br class='autobr' /&gt; Une sc&#232;ne lui rappelle son malheur&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224;-haut des boh&#233;miens et cette petite fille en haillons une sans terre, sans attache, sans histoire&lt;br class='autobr' /&gt;
En errance d'amour et de reconnaissance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet habit de lumi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses efforts pour se hisser dans la vie&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec elle, la sauvageonne&lt;br class='autobr' /&gt;
Cohorte&lt;br class='autobr' /&gt;
Arr&#234;t h&#233;site d&#233;cidera ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule parmi les morts s'abandonne aspir&#233;e ailleurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Anonyme&lt;br class='autobr' /&gt;
Des migrants&lt;br class='autobr' /&gt;
Perspective ou non d'accepter&lt;br class='autobr' /&gt;
Combien de fois nous est-il arriv&#233; d'oublier qui nous sommes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Triste heureux voyage Les rejoindre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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