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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
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	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>Sous la peau des choses</title>
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		<dc:date>2014-04-30T07:46:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Portier</dc:creator>


		<dc:subject>Celle qui regarde</dc:subject>
		<dc:subject>Le boeuf &#233;corch&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Olivia Rosenthal</dc:subject>
		<dc:subject>Rembrandt</dc:subject>

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&lt;p&gt;Elle est seule devant ce monument de chair. Seule, contemplative, assise devant ce qui est &#224; la renverse. Elle semble un peu accabl&#233;e mais peut-&#234;tre est-ce la fatigue.Elle me laisse m'asseoir &#224; c&#244;t&#233; d'elle.Elle dit, c'est basique. C'est ce dont on a besoin pour se nourrir, et voil&#224; que c'est dans un cadre.Je r&#233;ponds, mais il y avait d&#233;j&#224; les natures mortes. Elle dit, mais ici tout est brutal (elle dit broutal, elle s'excuse pour son accent am&#233;ricain). Elle sait, nous savons, que ce qui nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-regarde" rel="tag"&gt;Celle qui regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-boeuf-ecorche" rel="tag"&gt;Le boeuf &#233;corch&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Olivia-Rosenthal" rel="tag"&gt;Olivia Rosenthal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Rembrandt" rel="tag"&gt;Rembrandt&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton110.jpg?1398844334' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle est seule devant ce monument de chair. Seule, contemplative, assise devant ce qui est &#224; la renverse. Elle semble un peu accabl&#233;e mais peut-&#234;tre est-ce la fatigue.Elle me laisse m'asseoir &#224; c&#244;t&#233; d'elle.Elle dit, c'est basique. C'est ce dont on a besoin pour se nourrir, et voil&#224; que c'est dans un cadre.Je r&#233;ponds, mais il y avait d&#233;j&#224; les natures mortes. Elle dit, mais ici tout est brutal (elle dit broutal, elle s'excuse pour son accent am&#233;ricain). &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle sait, nous savons, que ce qui nous est donn&#233; &#224; voir c'est ce qu'on nous cache d'habitude : tous les sales boulots n&#233;cessaires &#224; notre propre vie, tout ce qui, d&#233;pourvu d'un quelconque attrait d&#233;coratif, fait que nous puissions nous perp&#233;tuer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes assises ; devant ce monument de la peinture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je lui demande, mais vous, personnellement, qu'est-ce qui vous touche dans cette &#339;uvre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle dit qu'elle est triste, qu'elle pense &#224; l'animal, a sacrifice, au crucifix.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne voit plus l'animal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je lui dis que j'ai &#233;crit un texte sur la gestion du temps, qui joue avec cette expression, que nous employons aussi en anglais, la dead line. et que j'ai traduite en cette bizarrerie d'expression de ligne morte. Dans ce texte, j'&#233;cris &#224; un moment &#171; Mon avenir, c'est ma viande &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous regardons toutes les deux devant nous, devant cet avenir qui s'impose &#224; nous, toute cette viande &#233;tal&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle dit : en m&#234;me temps, c'est un sujet de peinture int&#233;ressant, c'est vallonn&#233;, c'est comme un paysage. Sauf que dans les paysages le bleu et le vert rivalisent, et qu'ici, tout est rouge. Ou noir. Je dis : c'est un tableau tr&#232;s sombre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je viens pour parler de toucher, je me retrouve devant un &#233;corch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;cile Portier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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