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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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		<title>Magdalena, Ginevra et Felicidad</title>
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		<dc:creator>Nathalie Pierr&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>celle qui r&#234;ve</dc:subject>
		<dc:subject>Aile Denon</dc:subject>
		<dc:subject>Sainte Madeleine</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1. Magdalena Entrez par l'aile Denon, passez les contr&#244;les puis tournez &#224; droite. Traversez la galerie Donatello puis tournez &#224; gauche. Vous arrivez dans la salle des sculptures d'Europe du Nord. Vous la verrez alors tout de suite, enferm&#233;e dans sa vitrine, la Sainte Marie- Madeleine de Gregor Erhart, magnifique sculpture taill&#233;e dans le tronc d'un tilleul, grandeur nature (1,77 m) puis peinte en polychromie . Sa longue chevelure boucl&#233;e forme de petites vagues qui descendent le long de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-16-Portraits-3" rel="directory"&gt;Atelier 16 (Portraits, 3) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Aile-Denon" rel="tag"&gt;Aile Denon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sainte-Madeleine" rel="tag"&gt;Sainte Madeleine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laure-Limongi" rel="tag"&gt;Laure Limongi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton145.jpg?1401691913' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Magdalena &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Entrez par l'aile Denon, passez les contr&#244;les puis tournez &#224; droite. Traversez la galerie Donatello puis tournez &#224; gauche. Vous arrivez dans la salle des sculptures d'Europe du Nord. Vous la verrez alors tout de suite, enferm&#233;e dans sa vitrine, la Sainte Marie- Madeleine de Gregor Erhart, magnifique sculpture taill&#233;e dans le tronc d'un tilleul, grandeur nature (1,77 m) puis peinte en polychromie . Sa longue chevelure boucl&#233;e forme de petites vagues qui descendent le long de son corps, l'enveloppent, l'habillent. Son visage rond comme la pleine lune, son large front bomb&#233;, ses joues roses aux pommettes saillantes, lui donnent un air &#233;panoui et heureux. Elle est repr&#233;sent&#233;e debout, dans son &#233;glise allemande d'origine elle &#233;tait accroch&#233;e en hauteur et port&#233;e par des anges. Je l&#232;ve les yeux vers son visage, je voudrais saisir son regard, mais elle penche la t&#234;te et contemple celui qu'elle aime, les mains jointes et tendues devant elle. Le visage de Marie-Madeleine, &#224; travers ses multiples repr&#233;sentations, a toujours pour moi le m&#234;me charme myst&#233;rieux. A chaque fois que je la vois, me reviennent en m&#233;moire quelques bribes &#233;parses d'un po&#232;me de Marina Tsvetaieva, Magdalena, interpr&#233;t&#233; par la voix et la guitare d'Elena Frolova : &#171; J'&#233;tais nu-pieds, et tu m'a chauss&#233; d'une averse de cheveux, et de tes larmes&#8230;, et de la vague de ton corps tu m'as envelopp&#233;&#8230;Fais-moi un creux dans tes cheveux&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Ginevra&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De tous les visages f&#233;minins peints par L&#233;onard de Vinci, certains exercent sur moi une v&#233;ritable fascination : celui de La Vierge aux Rochers, le portrait de Cecilia Gallerani (Dame &#224; l'hermine), ou encore le portrait d'une inconnue (La Belle Ferroni&#232;re). Mais s'il en est un que j'admire parmi tous les autres, c'est celui de Ginevra da Benci. Le portrait de Ginevra, repr&#233;sent&#233; en plan tr&#232;s rapproch&#233;, coup&#233; l&#233;g&#232;rement en dessous des &#233;paules, se d&#233;tache d'un buisson de gen&#233;vrier (en italien ce nom se rapporte au pr&#233;nom de Ginevra) qui forme comme une couronne d'&#233;pines autour de sa t&#234;te, buisson dont la couleur sombre renforce la p&#226;leur du teint de la jeune femme. En arri&#232;re-plan, un paysage avec de l'eau, dans laquelle se refl&#232;tent des arbres et au loin, dans une atmosph&#232;re bleut&#233;e, un paysage dans lequel on distingue le clocher d'une &#233;glise et des collines. Car L&#233;onard de Vinci ne s'attache pas seulement &#224; repr&#233;senter le model&#233; ext&#233;rieur du visage, mais aussi mais son paysage int&#233;rieur. Souvent, les visages peints par L&#233;onard de Vinci ont entre eux comme un air de famille. Pourquoi cette ressemblance ? Avait-il une muse ? Peignait-il d'apr&#232;s un mod&#232;le existant ? Ou bien repr&#233;sentait-il inconsciemment la vision id&#233;alis&#233;e qu'il avait de lui-m&#234;me, ou alors celle de la femme qu'il aimait ? Pourtant, le visage de Ginevra ne ressemble &#224; aucun autre. Il a sur moi un effet particulier : je ne peux le voir sans ressentir aussit&#244;t comme un &#233;lan vers la personne qu'il repr&#233;sente, un d&#233;sir d'entrer en contact avec elle. Le visage de Ginevra ressemble &#224; l'expression muette d'un d&#233;sir qui ne peut &#234;tre dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Felicidad&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me souviens d'une photo en noir et blanc que j'avais prise du haut de l'une des tours de Notre Dame, avec en premier plan le visage de Felicidad, la plus jeune s&#339;ur de ma correspondante espagnole. En espagnol, ce pr&#233;nom signifie litt&#233;ralement le &#171; bonheur &#187;. Cette photo &#233;tait en effet le reflet d'un grand moment de bonheur. Bonheur d'&#234;tre &#224; Paris, que Felicidad d&#233;couvrait pour la premi&#232;re fois, et bonheur d'&#234;tre dans la cath&#233;drale Notre-Dame, &#224; cause du roman &#233;ponyme de Victor Hugo. Sur cette photo, Felicidad &#233;tait assise &#224; c&#244;t&#233; de sa s&#339;ur sur le rebord du muret et un sourire &#224; peine perceptible se dessinait sur ses l&#232;vres. Il y avait en elle en ce moment pr&#233;cis de la photo, quelque chose de la Joconde. Son visage &#233;tait l&#233;g&#232;rement dans l'ombre, &#224; cause du contre-jour produit par la luminosit&#233;. Elle avait un air s&#233;rieux, pensif ou r&#234;veur. En arri&#232;re-plan, le paysage des toits de Paris, les tours d'une &#233;glise et un clocher. J'ai toujours gard&#233; en m&#233;moire le visage empreint de myst&#232;re qu'avait Felicidad sur cette photo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une &#339;uvre qui vous touche</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Une-oeuvre-qui-vous-touche</link>
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		<dc:creator>Nathalie Pierr&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>Portrait suppos&#233; de Gabrielle d'Estr&#233;es et sa s&#339;ur</dc:subject>
		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Le Pr&#234;teur et sa femme</dc:subject>
		<dc:subject>aile Richelieu </dc:subject>
		<dc:subject>Aile Denon</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cole de Fontainebleau</dc:subject>
		<dc:subject>La Joconde</dc:subject>
		<dc:subject>Les noces de Cana</dc:subject>
		<dc:subject>Le Sacre de Napol&#233;on</dc:subject>
		<dc:subject>La Vierge du chancelier Rolin</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Auguste-Dominique Ingres</dc:subject>
		<dc:subject>Le Bain turc </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est charg&#233;e d'une mission un peu particuli&#232;re, que je pars arpenter les salles du mus&#233;e. Il me faut trouver un visiteur qui parle fran&#231;ais, qui ne se d&#233;place pas en groupe et qui s'arr&#234;te devant un tableau pour une raison autre que celle de prendre une photo ou d'&#233;couter les commentaires de l'audio-guide. Autrement dit, un amoureux du Louvre ou un amateur d'art. Bref, la perle rare au milieu de ces hordes de touristes qui d&#233;ambulent parmi les dix-huit kilom&#232;tres de galeries du mus&#233;e le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-14-Toucher-l-oeuvre-par-les-autres" rel="directory"&gt;Atelier 14 (Toucher l'oeuvre par les autres)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Preteur-et-sa-femme" rel="tag"&gt;Le Pr&#234;teur et sa femme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/aile-Richelieu" rel="tag"&gt;aile Richelieu &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Aile-Denon" rel="tag"&gt;Aile Denon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ecole-de-Fontainebleau" rel="tag"&gt;&#201;cole de Fontainebleau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Joconde" rel="tag"&gt;La Joconde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-noces-de-Cana" rel="tag"&gt;Les noces de Cana&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Sacre-de-Napoleon" rel="tag"&gt;Le Sacre de Napol&#233;on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Vierge-du-chancelier-Rolin" rel="tag"&gt;La Vierge du chancelier Rolin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jean-Auguste-Dominique-Ingres" rel="tag"&gt;Jean-Auguste-Dominique Ingres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Bain-turc" rel="tag"&gt;Le Bain turc &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton130.jpg?1399316606' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est charg&#233;e d'une mission un peu particuli&#232;re, que je pars arpenter les salles du mus&#233;e. Il me faut trouver un visiteur qui parle fran&#231;ais, qui ne se d&#233;place pas en groupe et qui s'arr&#234;te devant un tableau pour une raison autre que celle de prendre une photo ou d'&#233;couter les commentaires de l'audio-guide. Autrement dit, un amoureux du Louvre ou un amateur d'art. Bref, la perle rare au milieu de ces hordes de touristes qui d&#233;ambulent parmi les dix-huit kilom&#232;tres de galeries du mus&#233;e le plus visit&#233; au monde. Et surtout, il me faudra aborder cet original pour lui demander de m'expliquer ce qui le touche dans l'&#339;uvre qu'il contemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;limine d'embl&#233;e l'Aile Denon qui regroupe les &#171; incontournables &#187; de la visite au Louvre pour les touristes (&lt;i&gt;La Joconde&lt;/i&gt;, les &lt;i&gt;Noces de Cana&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Sacre de Napol&#233;on&lt;/i&gt;&#8230;) et j'emprunte l'escalator qui conduit vers le deuxi&#232;me &#233;tage de l'aile Richelieu. &#192; la sortie de l'escalator, apr&#232;s un portrait de Jean Le Bon et un &lt;i&gt;Christ en Croix&lt;/i&gt;, je me trouve face &#224; une bifurcation : &#224; droite, la peinture fran&#231;aise, &#224; gauche les &#201;coles du Nord. J'opte pour la gauche. J'arrive dans une petite salle sombre, aux murs marron, d&#233;nomm&#233;e le &lt;i&gt;Studiolo&lt;/i&gt; d'Urbino, qui regroupe des portraits d'hommes illustres. Peu de visiteurs s'y arr&#234;tent. La salle suivante est plus large et plus claire, avec ses murs vert p&#226;le. Des touristes se pressent devant &lt;i&gt;La Vierge au Chancelier Rollin&lt;/i&gt;. Le sens de la visite me conduit dans la salle des Pays-Bas o&#249; &lt;i&gt;Le Peseur d'or&lt;/i&gt; et sa femme sont pris d'assaut par les groupes. Je reviens sur mes pas et aper&#231;ois une nouvelle bifurcation possible vers la peinture fran&#231;aise. Je p&#233;n&#232;tre dans la salle de la seconde &#233;cole de Fontainebleau o&#249; je retrouve Gabrielle d'Estr&#233;e et sa s&#339;ur prenant leur bain devant une horde de paparazzis. Je poursuis mon chemin, traverse des salles plus calmes, et m'assois sur un banc pour guetter l'arriv&#233;e de l'oiseau rare. Mais au bout de quelques instants, ne voyant rien venir, je d&#233;cide de poursuivre mon chemin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/magdalena_bay.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/magdalena_bay.jpg?1399315773' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'arrive alors dans l'Aile Sully. Devant moi se trouve une porte vitr&#233;e Je la pousse par curiosit&#233; et l&#224; le miracle se produit : telle Alice &#224; travers le miroir, je p&#233;n&#232;tre dans un autre univers. Quelques femmes assises sur des si&#232;ges pliants devant des paysages de Corot tentent de les reproduire : &lt;i&gt;Vue des jardins de la Villa d'Este&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le pont de Mantes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La cath&#233;drale de Chartres&lt;/i&gt;. Je laisse les &#171; copistes &#187; &#224; leur travail et p&#233;n&#232;tre dans une autre salle. Deux jeunes gar&#231;ons assis au sol sont absorb&#233;s dans la contemplation d'un panorama grandiose, &lt;i&gt;Magdalena Bay&lt;/i&gt;, qu'ils tentent de retranscrire crayon noir, pench&#233;s sur leurs blocs de dessin. Sur le mur d'en face, un immense tableau : &lt;i&gt;Honneurs fun&#232;bres rendus au Titien mort &#224; Venise pendant la peste de 1576&lt;/i&gt;. Deux adolescentes rendent honneur au tableau en &#233;tudiant sa composition, crayon en main.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_152 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/honneurs_rendus_au_titien.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/honneurs_rendus_au_titien.jpg?1399315837' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je laisse ces jeunes artistes &#224; leur travail et poursuis mon chemin pour arriver dans la salle de G&#233;ricault. Des adolescents, assis parmi leurs carnets et leurs crayons &#233;tal&#233;s sur le parquet &#224; la bonne odeur de cire, dessinent une course de chevaux, un cavalier sur son cheval, et une t&#234;te de lionne. Plus loin une jeune fille dessine debout devant le &lt;i&gt;Bain turc&lt;/i&gt; d'Ingres. Il r&#232;gne dans ces salles une ambiance studieuse et conviviale de biblioth&#232;que ou d'atelier. C'est tellement impressionnant que j'en oublie ma mission, n'osant pas interrompre leur activit&#233; cr&#233;atrice de mes questions intempestives.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_153 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/jeunes_dessinant.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/jeunes_dessinant.jpg?1399316112' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/dessin_au_crayon.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/dessin_au_crayon.jpg?1399315685' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui les touche personnellement dans tel ou tel tableau ? Leur r&#233;ponse est silencieuse, non verbale, gestuelle. Elle passe par une observation attentive, une implication de tout le corps dans le geste de dessiner, de traduire la beaut&#233;, la sensualit&#233; des courbes et les volumes. Elle passe par le toucher, la caresse du papier avec le crayon. Elle se passe de mots. Elle m'a touch&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hurler, si c'est encore possible</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Hurler-si-c-est-encore-possible</link>
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		<dc:date>2014-05-06T10:20:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>dani&#232;le Le Bour</dc:creator>


		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Aile Denon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand je t'&#233;craserai de ma parole, tu ne pourras plus jamais t'extirper de mes pens&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand tu te tairas, pour juste m'&#233;couter, tu prendras ma parole, tu perdras la tienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand tu ne seras plus qu'&#233;coute, tu deviendras la caisse de r&#233;sonance de mon soliloque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand tu diras ma dr&#244;lerie, ma col&#232;re, tu seras mon abolition. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tu diras ma r&#233;volution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut que nous aboyons sur nos puissants qui ne sont plus rien, puisque la pens&#233;e les d&#233;serte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut que nous regardions ce monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Aile-Denon" rel="tag"&gt;Aile Denon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton101.png?1399371534' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand je t'&#233;craserai de ma parole, tu ne pourras plus jamais t'extirper de mes pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu te tairas, pour juste m'&#233;couter, tu prendras ma parole, tu perdras la tienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu ne seras plus qu'&#233;coute, tu deviendras la caisse de r&#233;sonance de mon soliloque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu diras ma dr&#244;lerie, ma col&#232;re, tu seras mon abolition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu diras ma r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nous aboyons sur nos puissants qui ne sont plus rien, puisque la pens&#233;e les d&#233;serte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nous regardions ce monde sans femme, ce film anim&#233; qui perd le mouvement de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que nous d&#233;noncions cette perte de dignit&#233;, cette indignit&#233; de la souffrance des jeunes gens qui errent l&#224; o&#249; nous ne leur donnons plus une place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils nous disent qu'ils vivront entre eux, qu'ils ne verront plus leurs a&#238;n&#233;s qui les ont trop oubli&#233;s, qu'ils veulent, eux, &#234;tre &#224; nouveau na&#239;fs, neufs, ignorants de ce monde trop dur que nous leur livrons, enfin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils nous regardent, gros plan derri&#232;re l'&#233;cran, et nous disent qu'ils veulent aimer mais que la rencontre est si difficile, qu'ils vont courir au parc jusqu'&#224; l'&#233;puisement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La vie est courte, mon petit agneau</title>
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		<dc:date>2014-04-10T21:44:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Pierr&#233;e</dc:creator>


		<dc:subject>celui qui pose la main</dc:subject>
		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>
		<dc:subject>Le bienheureux Ranieri d&#233;livre les pauvres d'une prison de Florence</dc:subject>
		<dc:subject>Henri Michaux</dc:subject>
		<dc:subject>Aile Denon</dc:subject>

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&lt;p&gt;La vie est courte mon petit agneau &lt;br class='autobr' /&gt;
Allez ! A ton tour de sortir ! A ton tour de courir, de trouver ta place parmi les autres&#8230; Tes mains agrippent le sol, tu as peur de sortir de ton trou, de quitter ton pass&#233; douillet, mais une force invisible te pousse &#224; l'ext&#233;rieur, &#224; courir avec les autres. Ils tendent leurs bras en avant, ils ont peur de tomber ou ils cherchent &#224; entrer en contact, mais leurs mains rencontrent le vide, ne se touchent jamais, leurs regards se suivent et ne se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Aile-Denon" rel="tag"&gt;Aile Denon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton97.jpg?1397167265' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie est courte mon petit agneau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez ! A ton tour de sortir ! A ton tour de courir, de trouver ta place parmi les autres&#8230; Tes mains agrippent le sol, tu as peur de sortir de ton trou, de quitter ton pass&#233; douillet, mais une force invisible te pousse &#224; l'ext&#233;rieur, &#224; courir avec les autres. Ils tendent leurs bras en avant, ils ont peur de tomber ou ils cherchent &#224; entrer en contact, mais leurs mains rencontrent le vide, ne se touchent jamais, leurs regards se suivent et ne se rencontrent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi, l'homme-tronc, je plane au-dessus de la ville, je suis ton ange gardien, je te prot&#232;ge de mes mains pos&#233;es au-dessus de toi. Tu crois que tu es seul au monde, mais il ne faut pas rester &#224; l'&#233;cart ni prendre cet air effray&#233;. La lumi&#232;re du dehors blesse tes yeux habitu&#233;s &#224; la p&#233;nombre. Oh vue insoutenable de d&#233;route, le ciel semble s'&#234;tre enflamm&#233; ! Mais c'est ici que tu es n&#233; &#224; la lumi&#232;re et tu n'y peux rien. La vie est courte mon petit agneau !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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