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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
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	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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<item xml:lang="fr">
		<title>de plafond en plafond, ballade au Louvre en...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Celle qui regarde</dc:subject>
		<dc:subject>Ceux qui planent au-dessus</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de plafond en plafond, ballade au Louvre en l&#233;vitation astrale&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-15-Anne" rel="directory"&gt;Atelier 15 (Anne)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-regarde" rel="tag"&gt;Celle qui regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ceux-qui-planent-au-dessus" rel="tag"&gt;Ceux qui planent au-dessus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton123.jpg?1402241463' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Tu es ni nymphe ni sir&#232;ne, peut-&#234;tre l'un et l'autre. Tes pieds disparaissent dans un nuage d'&#233;toffes orang&#233;es. Tu as la fra&#238;cheur et la gr&#226;ce de la jeunesse ; tes poignets sont d&#233;licats, ta peau a la finesse d'un p&#233;tale vein&#233; de rose ; tes ailes se d&#233;ploient ; tu prends de l'altitude ; ton sein gauche est d&#233;nud&#233; ; ta t&#234;te est ceinte d'une couronne de vivaces printani&#232;res ; tes mains s'appr&#234;tent &#224; se d&#233;sunir et &#224; l&#226;cher sur Cupidon ton chargement de fleurs ; tu abandonnes la place pour faire &#339;uvre d'h&#233;raut et chanter la venue de celui sans lequel rien ne s'harmonise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu vas chercher la Guerre pour lui annoncer la bonne nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se tapit derri&#232;re le corps d'un sphinx et se repose de toutes ses campagnes. &#171; Trop, c'est trop &#187;, me dit-elle. Tu ne lui laisses pas le temps de se plaindre, mais l'entraine dans un tourbillon de volutes. D'une noix de St Jacques, vous saisissez un ruban pour vous laisser glisser le long d'une guirlande v&#233;g&#233;tale. Les macarons consid&#232;rent gravement vos cabrioles sans s'en indigner. Eux connaissent d&#233;j&#224; l'irrempla&#231;able nouvelle : la naissance d'Amour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous poursuivez votre route dans le fouillis des feuilles d'acanthe, vous jouez &#224; cache-cache derri&#232;re les cornes d'abondance. Votre esprit bat la campagne tandis que vos corps galopent dans les extravagances v&#233;g&#233;tales du verger c&#233;leste. Vous croisez deux atlantes pensifs qui saluent votre ardeur avant de se replonger dans leur m&#233;lancolique regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a belle lurette que la guerre a jet&#233; ses attributs dans les buissons, &#233;cus, lances, casque et &#233;p&#233;e qui encombraient sa course. Elle se r&#233;jouit avec toi de contempler la nudit&#233; d'amour. Bizarrement quand nous arrivons, &#231;a sent la poussi&#232;re. &lt;i&gt;Work in progress&lt;/i&gt;. Amour grandit dans le poudroiement de paillettes dor&#233;es qui nous aveugleraient si nos yeux ne s'&#233;taient pas habitu&#233;s &#224; tant d'&#233;clat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux figures &#233;gar&#233;es s'&#233;gosillent sur leur t&#233;l&#233;phone portable allo ? allo ? Peut-&#234;tre elles aussi cherchent-elles &#224; communiquer l'av&#232;nement universel. Vous les suivez ? Devant vous s'offre un long tunnel vo&#251;t&#233;. Assur&#233;ment il vous conduira tout pr&#232;s de la pyramide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; r&#233;side le grand tr&#233;sor conquis par la Guerre pour Amour : des amoncellements d'argent, d'or, de cuivre ; de pierres pr&#233;cieuses : rubis, saphir, &#233;meraude ; des coffres ajour&#233;s, cisel&#233;s, niell&#233;s, champlev&#233;, &#233;maill&#233; et dor&#233; ; des &#233;maux ; des perles de verre ; des marqu&#232;teries de bleus &#8211; turquoise, calc&#233;doine- , de verts et de grenats dessinant des griffons, des arbres de vie, des lions gisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; tout parle &#224; l'&#226;me en secret sa douce langue natale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ecrire</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>celle qui cherche l'Art</dc:subject>
		<dc:subject>Catherine's Room</dc:subject>
		<dc:subject>Celui qui rit</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A propos de Catherine's room, naissance d'une vocation en cinq phases&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-12-Viola-2-Catherine-s-room" rel="directory"&gt;Atelier 12 (Viola #2 Catherine's room)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celle-qui-cherche-l-Art" rel="tag"&gt;celle qui cherche l'Art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Catherine-s-Room" rel="tag"&gt;Catherine's Room&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celui-qui-rit" rel="tag"&gt;Celui qui rit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton121.jpg?1402242988' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I.	Premi&#232;re phase&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu pries seule dans ta cellule&lt;br class='autobr' /&gt;
Agenouill&#233;e tu pries et tu manges, tu rumines tes pens&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
Dehors la branche de cerisier est en fleurs, le ciel est bleu&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu fais tes ablutions dans ta cellule sous la seule fen&#234;tre de ta cellule&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu es seule&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le broc d'eau il y a de l'eau fra&#238;che que tu verses dans une vasque que tu transportes pr&#233;cautionneusement sur un tabouret devant lequel tu t'agenouilles&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu laves ton visage, tu l'essuies, replies avec soin la serviette&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes cheveux sont courts, gris&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu cherches &#224; mettre de la couleur dans ta vie&lt;br class='autobr' /&gt;
Un tapis t'offre l'occasion, tu le d&#233;plies jusqu'&#224; ses extr&#233;mit&#233;s. De tes pieds nus, tu t&#226;tes le tapis. De face tu entres en m&#233;ditation&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec des gestes amples, tu te d&#233;ploies, te plies, embrasses le sol&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton d&#233;bardeur de nageuse d&#233;voile tes gestes &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rituel, tu le recommences &#224; l'horizontal, ton corps est d&#233;sormais de profil&lt;br class='autobr' /&gt;
A nouveau des assouplissements, des pompes, des g&#233;nuflexions, o&#249; est le chapelet ? Dans le tiroir d'un des buffets ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes mains sont jointes, elles dessinent l'invisible&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II.	Deuxi&#232;me phase&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fait nuit, les pourtours de la pi&#232;ce sont jonch&#233;s de bougies, la plupart sont blanches, celles sous l'autel sont rouges. Tu es en train de les allumer une &#224; une&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu n'as plus froid tes gestes sont mesur&#233;s tu penses &#224; tous ceux que tu as perdu tu allumes une bougie pour chacun d'eux pour se rappeler &#224; leur m&#233;moire la pi&#232;ce est plong&#233;e dans la p&#233;nombre, les flammes dessinent une atmosph&#232;re de recueillement aujourd'hui l'&#233;criture sera nostalgique soleil noir de ma m&#233;lancolie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III.	Troisi&#232;me phase&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la journ&#233;e de labeur succ&#232;de un sommeil de plomb ; sur les draps immacul&#233;s le corps repose, sur le dos, terrass&#233; par la fatigue ; les bougies ont disparu. Deux lampadaires &#233;clairent la chambre humide&lt;br class='autobr' /&gt;
Je voudrais bien lire, mais les paupi&#232;res sont lourdes ; la nuit est d'encre ; il ne viendra pas ce soir ; il est loin ; je ne perds pas un instant : je dors toute habill&#233;e. Je fais souvent cela dormir toute habill&#233;e, aller jusqu'au bout des forces jusqu'&#224; l'&#233;puisement des ressources vives. Je peux dormir dans le lit d&#233;fait contrairement &#224; lui qui aime tirer les draps, les ajuster. Mon corps ne r&#233;pond plus. Pour dormir j'ai juste besoin d'avoir chaud sinon le sommeil ne vient pas. Sans doute y a-t-il en r&#233;serve dans le tiroir de bonnes chaussettes en laine qui compenseront la bouillotte ou la tisane qu'il ne me fera pas. Et puis il y a ce bon vieux plaid bleu gr&#226;ce auquel j'emmagasinerai la chaleur dont j'ai besoin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV.	Quatri&#232;me et cinqui&#232;me phases m&#234;l&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;crire, tout le monde doit avoir besoin de chaleur : la chaleur de la pi&#232;ce d'abord, celle de la lampe de bureau qui &#233;claire l'espace de travail, celle de l'enthousiasme, du feu divin, du projet, de la projection&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faut-il finalement pour &#233;crire ? Un bureau, une chaise, une biblioth&#232;que d&#233;bordant de livres pour se sentir bien entour&#233;, compris, aim&#233;, &#233;paul&#233;. Ils sont l&#224; tous. Ils veillent sur nous, bienveillants : ils nous accompagnent de leur encouragements, de leur ombre tut&#233;laire, occupent notre cellule mentale&lt;br class='autobr' /&gt;
Le reste est de l'ordre de la discipline, un peu chaque jour, inlassablement, travail de fourmi silencieuse tissant les mots entre eux pour accorder les sons au silence. Les blancs sont aussi importants que les touches de couleurs. Ils sont la respiration du texte, son souffle secret. Ils mettent en relief les emballements du c&#339;ur, les d&#233;ceptions et les &#233;clats de rire qui parfois les brisent. Il n'y a pas de manque d'inspiration, pas d'angoisse de la page blanche, pas de cent pas, de prise de t&#234;te, de tergiversations depuis que j'ai trouv&#233; le projet, la ligne directrice, le fil d'Ariane, directeur. Juste une poubelle pour toutes les tentatives &#233;chou&#233;es, un thermos pour tenir bon et nourrir le feu, une fleur de lys parce que son parfum est ent&#234;tant et ses p&#233;tales une annonciation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Je vis, je meurs ; je me br&#251;le et me noie</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Je-vis-je-meurs-je-me-brule-et-me-noie</link>
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		<dc:date>2014-05-06T12:07:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Man Searching for Immortality / Woman Searching for Eternity</dc:subject>
		<dc:subject>Tristan's Ascension</dc:subject>
		<dc:subject>celles qui enlacent</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#224; propos de Bill Viola, Tristan's ascension et Fire Woman, &#224; partir d'une proposition de Joachim S&#233;n&#233; de textes en miroir&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-11-Viola-1-rencontre-rencontre-manquee" rel="directory"&gt;Atelier 11 (Viola #1, rencontre - rencontre manqu&#233;e)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Man-Searching-for-Immortality-Woman-Searching-for-Eternity" rel="tag"&gt;Man Searching for Immortality / Woman Searching for Eternity&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Tristan-s-Ascension" rel="tag"&gt;Tristan's Ascension&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celles-qui-enlacent" rel="tag"&gt;celles qui enlacent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton119.jpg?1399403686' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;courier&#034;&gt;
Je suis le feu, je m'&#233;lance, je m'&#233;l&#232;ve doucement, je baille, je suis la vie. &#201;tendard aux vives couleurs rubis, mes flammes l&#232;chent ton c&#339;ur, l'assaillent, le prennent d'assaut. Je suis le feu, feu follet, enthousiasme, extase, lueurs, j'&#233;tincelle et ravit. Je fais du feu, j'envahis l'espace de mes flammes, de mes escadrons d'&#233;tincelles. J'&#233;l&#232;ve mes flammes trism&#233;gistes, je te domine de mon ardente fureur. J'embrase le monde, je d&#233;vore l'espace, le saccage, le d&#233;truit. Flamme vive, ardeur, d&#233;sir, moteur &#224; explosion, j'irradie, je prolif&#232;re. Personne ne peut arr&#234;ter mon embrasement destructeur. Mes flammes viennent consumer tes r&#234;ves. Elles t'enlacent, te craqu&#232;lent, te calcinent, te r&#233;duisent &#224; n&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;courier&#034;&gt;
Je suis l'eau, j'enveloppe ton corps. Il perd ses rep&#232;res, il quitte son lopin de terre, gagne l'infini. Je noie tes chagrins, je lib&#232;re ta peau, je lave ton esprit. Je te tends les bras, te happe, t'engloutit, t'arrache &#224; la rive, te soul&#232;ve, t'emporte dans mes profondeurs. A ma surface, tu planes. Dans mes limbes, tu te glisses, te contorsionnes, fais la toupie. Tu oublies ta nature d'homme, tu rugis de plaisir, de peur. Je brouille tes rep&#232;res, te purifie. J'abolis tes douleurs. Salve de gouttes, voile, illusion, je suis la fronti&#232;re au-del&#224; de laquelle tu aimes &#224; te penser, libre. Je suis la palpitation de l'infini, l'infime tremblement du temps. Je te lib&#232;re des pens&#233;es qui toujours t'agitent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/local/cache-vignettes/L386xH500/g_grandpalais14billviola04b-4b67f.jpg?1399403571' width='386' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au sujet de la faille</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Au-sujet-de-la-faille</link>
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		<dc:date>2014-05-06T10:58:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Sassetta</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au sujet de la faille&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-8-Sassetta" rel="directory"&gt;Atelier 8 (Sassetta)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sassetta" rel="tag"&gt;Sassetta&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton124.png?1399373834' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On nous a dit que c'&#233;tait plus facile en prenant les portes, enfin en empruntant les portes, les portiques, m&#234;mes les grandes portes, les arches, les arcs, en franchissant les &#233;preuves, les &#233;tapes, en entrant dans l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant &#224; vivre, on sait que ce sont des trous, des failles, des soupiraux que surgissent les proph&#232;tes, les vrais proph&#232;tes. Eux ils s'extirpent des murs, se frayent des passages pour fuir les lamentations, la longue liste des noms de ceux tomb&#233;s pour la France. Ils vont ailleurs, quitte &#224; ramper, &#224; louvoyer, &#224; se contorsionner, &#224; surgir de nulle part, au ras du sol. Ils cherchent leur oxyg&#232;ne loin des rumeurs, des tracasseries, des regards perplexes, interloqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils cherchent un espace &#224; eux, o&#249; garder la t&#234;te haute, o&#249; ouvrir les yeux ronds, o&#249; s'&#233;lancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ceux qui ne les voient pas et qui continuent &#224; s'abreuver aux grandes enseignes, aux grandes banques, aux grands centres commerciaux. Ils sont l&#224; au coin de la rue, &#224; deux pas agglutin&#233;s, heureux de former une communaut&#233;, communaut&#233; de consommateurs, heureux-malheureux, aveugles-d&#233;sillusionn&#233;s, avides-amers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis quand le proph&#232;te surgit devant leurs yeux. Il y a les m&#234;mes qui prennent leurs jambes &#224; leur cou parce qu'il est trop t&#244;t, parce que le proph&#232;te fait peur, parce qu'il ne sort pas par le m&#234;me palier qu'eux, par qu'il y a dans ses yeux une &#233;tincelle trop vive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a ceux qui le reconnaissent, qui l'attendaient. &#192; ceux-l&#224;, dans son silence, il dit : Pas besoin de tomber en p&#226;moison. Ni d'idol&#226;trer. S'approcher, venir partager la br&#232;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mus&#233;e mode d'emploi</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Musee-mode-d-emploi</link>
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		<dc:date>2014-05-06T10:34:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>L&#233;onard de Vinci</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Honor&#233; Fragonard</dc:subject>
		<dc:subject>Galerie commerciale, Carrousel du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>La Joconde</dc:subject>
		<dc:subject>Jacopo Robusti, dit le Tintoret</dc:subject>
		<dc:subject>Parking du Louvre</dc:subject>
		<dc:subject>Le Caf&#233; Marly </dc:subject>
		<dc:subject>Suzanne au bain</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;ciel bleu sur Paris, envie d'&#233;cole buissonni&#232;re&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Se-reperer-dans-le-Musee" rel="directory"&gt;Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Leonard-de-Vinci" rel="tag"&gt;L&#233;onard de Vinci&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jean-Honore-Fragonard" rel="tag"&gt;Jean-Honor&#233; Fragonard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Galerie-commerciale-Carrousel-du-Louvre" rel="tag"&gt;Galerie commerciale, Carrousel du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Joconde" rel="tag"&gt;La Joconde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jacopo-Robusti-dit-le-Tintoret" rel="tag"&gt;Jacopo Robusti, dit le Tintoret&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Parking-du-Louvre" rel="tag"&gt;Parking du Louvre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Cafe-Marly" rel="tag"&gt;Le Caf&#233; Marly &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Suzanne-au-bain" rel="tag"&gt;Suzanne au bain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton126.jpg?1399372345' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si vous voulez p&#233;n&#233;trer dans le Louvre &#224; plusieurs, se donner rendez-vous sous la pyramide. Ne venir qu'avec des moins de 18 ans ou des gens munis de leur carte pass pour &#233;viter les files d'attente. S'habiller l&#233;g&#232;rement ou laisser ses manteaux, &#233;charpes et sacs encombrants dans la voiture gar&#233;es dans le parking du Louvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venir t&#244;t pour &#233;viter tout mouvement de lassitude ou de d&#233;couragement face au caract&#232;re labyrinthique du monument ; Se sentir frais et disponible pour terminer par la &lt;i&gt;Joconde&lt;/i&gt; le joyau du Louvre autour duquel s'amoncellent les touristes amoureux de la synth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tenter la section m&#233;sopotamienne. Se laisser fasciner par les tablettes recouvertes d'&#233;critures cun&#233;iformes, la statuaire monumentale, les hommes aux nez aquilin et &#224; la barbe boucle dont le torse imposant surplombe les flancs d'un taureau. Se perdre dans les palais o&#249; l'&#339;il circule aussi bien &#224; la verticale qu'&#224; l'horizontale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous &#234;tes dans une disposition d'esprit plus m&#233;lancolique, se laisser le droit d'entrer au Louvre pour ne voir qu'un tableau. &lt;i&gt;La Suzanne au bain&lt;/i&gt; de Tintoret par exemple. D'abord les rondeurs mordor&#233;es de Suzanne redonnent du baume &#224; l'&#226;me et puis voir les vieillards voyeurs sans &#234;tre vu pr&#233;sente toujours un caract&#232;re jouissif. On se dit que l'on n'est pas seul &#224; vouloir partager des &#233;clats de beaut&#233; en catimini pour se consoler du temps qui passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous &#234;tes d'humeur volage, ne pas entrer tout de suite dans le Louvre, se laisser le droit de fl&#226;ner dans les boutiques du Carrousel : caresser des yeux les tuniques soyeuses de Fragonard, les peaux musqu&#233;s des sacs &lt;i&gt;Lancel&lt;/i&gt;, fantasmer un th&#233;-petits-g&#226;teaux fondants devant &lt;i&gt;Mariage Fr&#232;res&lt;/i&gt;, avant d'aller d&#233;poser ses yeux sur les corps parfaits du Louvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;vitez tout ph&#233;nom&#232;ne de vertige : voir peu, plut&#244;t que chercher &#224; tout voir. &lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;lectionnez avec soin l'&#339;uvre sur laquelle le regard se d&#233;posera avec d&#233;lectation. Jouir du bonheur d'&#234;tre ici. Sans oscillation du trop press&#233; au trop plein. Profiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le temps est resplendissant, faites l'&#233;cole buissonni&#232;re, emprunter l'escalier en colima&#231;on qui m&#232;ne sur le parvis. Toujours tout droit la terrasse du Marly vous tend les bras. Le gar&#231;on de caf&#233; est plus am&#232;ne que celui que v&#233;hiculent les clich&#233;s ; le caf&#233; et le soleil sont presque italiens. L&#224; aussi vous c&#244;toyer l'art, mais sur son versant empirique. Les belles du fond ont sorti leur chapeau de gala. Elles sont belles, ont de l'allure, chefs d'&#339;uvre vivants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Polyphonies</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Polyphonies</link>
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		<dc:date>2014-05-06T10:24:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Johannes Vermeer</dc:subject>
		<dc:subject>aile Richelieu </dc:subject>
		<dc:subject>La Dentelli&#232;re </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A propos de La dentelli&#232;re de Vermeer, tressage de point de vue qui n'&#233;puisent pas le sujet&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-14-Toucher-l-oeuvre-par-les-autres" rel="directory"&gt;Atelier 14 (Toucher l'oeuvre par les autres)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Vermeer" rel="tag"&gt;Johannes Vermeer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/aile-Richelieu" rel="tag"&gt;aile Richelieu &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-Dentelliere" rel="tag"&gt;La Dentelli&#232;re &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton120.jpg?1399371805' class='spip_logo spip_logo_right' width='129' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous ne savons pas. D&#233;sol&#233;s. On &#233;coute les audio-guides. Oui, oui, on parle anglais. Mais d&#233;sol&#233;s, nous &#233;coutons justement les audio-guides pour apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tr&#232;s beau, exact. Il y a une telle concentration, une telle attention du peintre aux d&#233;tails, les fils, les &#233;pingles, les cheveux tress&#233;s. En m&#234;me temps, le visage est flou, les traits sont comme estomp&#233;s. Ce contraste entre la boite &#224; couture, les &#233;toffes, les fils si pr&#233;cis&#233;ment repr&#233;sent&#233;s et ce visage absorb&#233;, c'est troublant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'aime pas particuli&#232;rement ce tableau. C'est comme la Joconde c'est un produit marketing, il ne me touche pas vraiment. Le visage de la femme n'est pas suffisamment expressif. Ce que je pr&#233;f&#232;re en g&#233;n&#233;ral ce sont les d&#233;tails. Voil&#224; ce qui me touche : une larme qui coule sur la joue d'un ch&#233;rubin &#224; la peau diaphane et vein&#233;e. Pourtant je la prends en photo pour la regarder &#224; nouveau chez moi, pour percer son myst&#232;re et essayer de la comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette femme est secr&#232;te. Il y a l&#224; selon moi quelque chose comme un concentr&#233; de la condition f&#233;minine : tout ce calme, ce corps absorb&#233; dans l'activit&#233; cache quelque chose de bouillonnant, des pens&#233;es interdites peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est tellement concentr&#233;e, c'est tr&#232;s beau. Beau comme la concentration des mains tandis que la t&#234;te voyage ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'aime c'est la composition. La lumi&#232;re vient dont ne sait o&#249;, nimbe le tableau d'une chaleur tangible, lui donne son ambiance feutr&#233;e. On sent la touche tr&#232;s pr&#233;cise du peintre. Il ne se perd pas dans les d&#233;tails, il en fait juste assez. Sa touche est passionn&#233;e. Vermeer ne se disperse pas. Il ne nous a laiss&#233; que 26 tableaux que l'on peut voir &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime le jaune p&#226;le de la robe, la collerette blanche et les velours bleus sur lesquels se d&#233;tachent les fils rouges d&#233;lass&#233;s. J'aime le visage pench&#233;, le regard attentif qui accompagne le geste pr&#233;cis, le livre qui repose bienveillant, au c&#244;t&#233; des fils en d&#233;sordre. J'aime les anglaises qui encadrent le visage de la dentelli&#232;re dont les traits sont d&#233;tendus et la main sans faille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les tr&#233;sors de Naples</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Les-tresors-de-Naples</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>un chien regarde</dc:subject>
		<dc:subject>Naples</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;de retour de voyage, t&#233;lescopage entre les tr&#233;sors du Louvre et ceux de Naples&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-9-tresor" rel="directory"&gt;Atelier 9 (tr&#233;sor)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/un-chien-regarde" rel="tag"&gt;un chien regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Naples" rel="tag"&gt;Naples&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton125.jpg?1399370211' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Un mot devant l'autre ; un pas devant l'autre ; un projet devant l'autre ; avancer ; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Embarquement pour Napoli ; la compagnie lowcost contr&#244;le scrupuleusement la taille des valises ; la n&#244;tre est vert fonc&#233;, mais n'est pas conforme ; nous dissimulons ses grosses roues fautives dans la foule des pieds ; longue file indienne de pieds, de valises conformes ; un homme noir est arr&#234;t&#233; ; on lui fait payer son bagage ; le ton monte ; une altercation s'en suit ; dans l'agitation, notre valise difforme passe discr&#232;tement le contr&#244;le Napoli ; l'ascenseur de l'h&#244;tel ne fonctionne qu'en avalant une pi&#232;ce de 5 centimes ; o&#249; la trouver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli ; les rues bond&#233;es du vieux quartier, via dei Tribunali, via dei Librai ; les italiens font la queue pour manger les meilleures pizzas au monde ; on les appelle par haut-parleur ; vision haute en couleur ; fi des files d'attente, fi du folklore de ces rues : piments rouges en forme de corne d'abondance, effigies de Pulcinella, paniers gliss&#233;s des &#233;tages par une corde, &#233;talages d'une autre &#233;poque ; tout cela : du d&#233;j&#224;-vu. Pourtant, m&#234;me &#233;moi &#224; p&#233;n&#233;trer dans la chapelle San Severino : musique baroque, Christ gisant dont le voile effleure les chairs &#233;maci&#233;es, magie du marbre qui acquiert la l&#233;g&#232;ret&#233; d'un drap sous la brise ; mon c&#339;ur va au p&#233;cheur et &#224; sa dentelle de filet, aux angelots musiciens ; au sous-sol, les &#233;corch&#233;s ont perdu un peu de leur splendeur : leur vaisseaux sanguins ne sont plus aussi vifs ; nous plongerons ensuite un peu plus profond dans les entrailles de Napoli : les souterrains nous conduisent jusqu'&#224; une r&#233;serve d'eau pure, belles lumi&#232;res au ras de cette eau qu'on imagine aussi glac&#233;e que porteuse de l'&#226;me du lieu ; les &lt;i&gt;sfogliatelle&lt;/i&gt; ti&#232;des fourr&#233;es &#224; la ricotta font aussi leur effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli ; l'ascension du V&#233;suve ; la terre rouge, lourde ; l'air vivifiant ; le souffle du V&#233;suve &#224; nos c&#244;t&#233;s ; les pierres volcaniques si l&#233;g&#232;res sont comme des tr&#233;sors pour les enfants ; les fumig&#232;nes qui sortent de l'antre happent l'attention ; gueule d'un monstre velu rendu inoffensif par les ans ; gueule b&#233;ante dont ne sortent que quelques humeurs ombrageuses, vestige de la fougue d'antan ; de l&#224;-haut les iles se dessinent dans des &#233;blouissements de lumi&#232;re ; horizon laiteux perc&#233; de miroitements dor&#233;s ; petites boules de mozzarella d&#233;lectables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli ; Herculanum ; la lumi&#232;re du coucher du soleil fait rougeoyer la brique et s'empourprer le palmier ; nos pas s'&#233;garent dans le gymnase en plein air, dans les ruines d'un bonheur pass&#233; ; lassitude ; sur le quai de la &lt;i&gt;circumvesuviano&lt;/i&gt;, entre chien et loup, p&#233;taradent d&#233;j&#224; les premiers feux de la nouvelle ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, magie de Procida, l'arriv&#233;e sur le port, enfilade des fa&#231;ades color&#233;es rong&#233;es par le sel et l'air marin ; les lassis de ruelles, les escaliers d&#233;rob&#233;s nous m&#232;nent au petit port de p&#233;cheurs ; bleu le ciel, &#233;tale la mer ; r&#233;verb&#233;ration bienheureuse ; p&#226;moison ; sur le quai s'&#233;tagent les maisonnettes blanches jusqu'&#224; la coupole aper&#231;ue au loin, jusqu'&#224; la forteresse ; les bateaux de p&#233;cheurs clapotent dans le silence ; le soleil caresse la peau de l'eau, je lape le soleil et lui fais de la place dans mon corps ; je savoure les &#339;ufs d'oursin et de plusieurs ann&#233;es mon &#226;me rajeunit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, Pomp&#233;i ; vestiges, vestiges de ma m&#233;moire ; on aimerait buter sur un de tes gros pav&#233;s et faire surgir tout un pass&#233; enfoui, mais ton sol reste rugueux ; la ville se visite comme un labyrinthe avec une pointe d'excitation puis de l'effroi d&#232;s que le c&#339;ur se sent prisonnier, d&#232;s que le jeu a perdu de son charme ; Pomp&#233;i : les touristes s'affairent &#224; percer ton myst&#232;re et repartent satisfaits des quelques clich&#233;s vol&#233;s ; les ouvriers s'affairent, eux aussi, &#224; rafistoler ce que le temps s'emploie &#224; d&#233;truire ; d&#233;risoires ambitions ; nous aussi avec nos enfants &#224; la main, courant d'un amphith&#233;&#226;tre &#224; l'autre, quel h&#233;ritage croit-on l&#233;guer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, ton mus&#233;e arch&#233;ologique : Hercule molosse aux muscles bomb&#233;s, gigantisme ; lanceur de disque, &#233;ph&#232;be gracile aux yeux d'airain, on envie ton acuit&#233; ! Salle des peintures : silhouettes gracieuses, masques grima&#231;ants, visages aux yeux ronds comme des cerises ; aimantation color&#233;e ; les sujets mythologiques s'animent sous nos yeux ; regard effar&#233; d'Alexandre le grand ; tentacules d'une pieuvre fac&#233;tieuse, nous sommes pass&#233;s dans la salle des mosa&#239;ques ! A deux pas, les vitrines offrent au regard leurs rang&#233;es d'objets phalliques jadis plus nettement d&#233;rob&#233;s aux yeux chastes : pas de sid&#233;ration, mais l'effet comique du pullulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, mus&#233;e Capodimonte : dans la p&#233;nombre, au bout du couloir irradie le corps du supplici&#233; ; torsion musculeuse ; colonne lumineuse ; les tortionnaires sont rejet&#233;s dans l'ombre ; Caravage happe l'&#339;il et fait triompher la victime ; ailleurs une Venus rousse offre ses rondeurs brioch&#233;es dans un poudroiement d'or ; plus loin l'&#339;il s'arrondit devant une frimousse de fouine, au regard vip&#233;rin ; l'&#233;paule alourdie d'une excroissance animale dissuade l'&#339;il de toute tentation de caresse ; les enfants s'attardent longuement sur un fragment de la chapelle Sixtine reproduit curieusement l&#224;, &#224; port&#233;e de regard ; les yeux s'&#233;moustillent : fessiers rebondis, enveloppe corporel comme un sac vid&#233; de sa substance ; chance inou&#239;e que d'avoir &#224; port&#233;e de regards un fragment de ce qui normalement nous vaut exp&#233;dition, brouhaha, contorsion et sentiment d'inaccessible beaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Napoli, des &lt;i&gt;alimentari&lt;/i&gt; charg&#233;s de tr&#233;sors comestibles ; caverne d'Alibaba o&#249; vont bon train les conversations et d'o&#249; l'on ressort les bras charg&#233;s ; vous gouterez bien &#224; ces aubergines grill&#233;es, cette assiette de calamars, ce petit vin sicilien ; son nom est &lt;i&gt;nero d'avola&lt;/i&gt; ; n'oubliez pas non plus notre mozzarella, elle est toute fra&#238;che ; l'app&#233;tit s'aiguise ici des mots qui habitent ces palais de l'alimentation de proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tr&#233;sor de la vie : ces instantan&#233;s, ces temps suspendus o&#249; les contraintes c&#232;dent la place &#224; la communion avec l'espace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Collage surr&#233;aliste entre sc&#232;nes de vie au Louvre</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Collage-surrealiste-entre-scenes-de-vie-au-Louvre</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Samuel van Hoogstraten</dc:subject>
		<dc:subject>Les Pantoufles</dc:subject>
		<dc:subject>Salomon Rombouts</dc:subject>
		<dc:subject>Entr&#233;e de for&#234;t</dc:subject>
		<dc:subject>Portrait d'une jeune femme assise</dc:subject>
		<dc:subject>Johannes Cornelisz Verspronck</dc:subject>
		<dc:subject>Serpents et papillons dans un sous-bois</dc:subject>
		<dc:subject>Otto Marseus van Schrieck</dc:subject>
		<dc:subject>Nature morte au poisson</dc:subject>
		<dc:subject>Baltazar Gomes Figueira</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Collage surr&#233;aliste entre sc&#232;nes de vie au Louvre et sc&#232;nes de peinture prises sur le vif, toujours au Louvre. Proposition de Pierre M&#233;nard&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-13-Viola-3-Pierre-Menard" rel="directory"&gt;Atelier 13 (Viola #3, Pierre M&#233;nard)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-Pantoufles" rel="tag"&gt;Les Pantoufles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Salomon-Rombouts" rel="tag"&gt;Salomon Rombouts&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Entree-de-foret" rel="tag"&gt;Entr&#233;e de for&#234;t&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Portrait-d-une-jeune-femme-assise" rel="tag"&gt;Portrait d'une jeune femme assise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Johannes-Cornelisz-Verspronck" rel="tag"&gt;Johannes Cornelisz Verspronck&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Serpents-et-papillons-dans-un-sous-bois" rel="tag"&gt;Serpents et papillons dans un sous-bois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Otto-Marseus-van-Schrieck" rel="tag"&gt;Otto Marseus van Schrieck&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Nature-morte-au-poisson" rel="tag"&gt;Nature morte au poisson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Baltazar-Gomes-Figueira" rel="tag"&gt;Baltazar Gomes Figueira&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton122.jpg?1399059273' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Celui qui est &#224; l'entr&#233;e de la for&#234;t et h&#233;site &#224; aller plus loin, &#224; s'enfoncer dans ce fouillis inextricable de branches feuillues et de troncs rong&#233;s par les termites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui, gueules ouvertes, s'appr&#234;tent &#224; se massacrer, l'&#339;il dardant leur haine, les corps en appui sur le tronc pourri d'un sous-bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui vol&#232;tent autour des bellig&#233;rants indiff&#233;rents, tout au renouveau printanier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui porte un pantalon rose pastel et celui qui porte un short court de la m&#234;me couleur. Ils sont frais et papillonnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui agonise et cherche son souffle. Ses entrailles sortent de son flanc, petits sachets visqueux et ros&#226;tres. Se lit dans son seul &#339;il ouvert un denier &#233;lan de vie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_145 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/louvre1.jpg?1399058997' width='500' height='359' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Celles qui, vaillantes encore, arpentent les salles de l'&#201;cole du nord, un pliant &#224; leur mains, vielles bourgeoises minces et complices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui sourit bien que son cou soit pris en &#233;tau dans sa collerette immacul&#233;e, guillotine dentel&#233;e. Celle dont les mains sont crois&#233;es, les cheveux retenus dans une coiffe aust&#232;re. Cette mort-vivante dont l'impassibilit&#233; n'est entam&#233;e par aucun mot, aucune fioriture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui dessine patiemment, &#224; la sanguine, la t&#234;te d'un enfant espi&#232;gle et chapeaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_146 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/louvre2.jpg?1399059063' width='500' height='636' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui prennent des proportions tentaculaires au point de courir le long des murs, sur les plaintes, dans les escaliers, envahissant les &#233;tages quand bien m&#234;me il eut &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;rable qu'ils ne quittassent pas leur corbeille. Ceux-l&#224; font peur : ils ont l'allure de grosses mygales tissant leurs toiles &#224; l'insu des propri&#233;taires du lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui regardent l'incendie dans une fascination morbide, s&#251;rs de r&#233;chapper au plumet rougeoyant et orgueilleux. Ceux qui s'affairent et essaient de lutter contre l'avanc&#233;e inexorable de l'ogresse insatiable. Ceux qui comprennent que dans cette grande marmite mijote le destin de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui veulent monter en anglais ; ceux qui veulent descendre en fran&#231;ais. Ceux qui attendent l'ascenseur. Ceux qui r&#234;vent que l'ascenseur ne s'arr&#234;te pas exactement &#224; l'&#233;tage demand&#233;. Inad&#233;quation vertigineuse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_148 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/samuel-van-hoogstraten-the-slippers-or-view-of-interior-ca-1654-62-a.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/samuel-van-hoogstraten-the-slippers-or-view-of-interior-ca-1654-62-a.jpg?1399059242' width='500' height='743' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui sont pauvres, en haillons, les pieds crott&#233;s dans leurs sandale, le corps chenus recouvert grossi&#232;rement de capes, repentants d'avoir eu des pulsions meurtri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui prot&#232;gent la femme adult&#232;re de ceux qui ont les doigts crochus pr&#234;ts &#224; lac&#233;rer. Ils portent des casques luisants. Celui qui se tient entre eux, le doigt point&#233;, sobre et digne, entour&#233; d'un halo de lumi&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui ne se lasse pas de cette &#233;loquence muette du geste, de l'image.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/louvre4.jpg?1399059103' width='500' height='651' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'homme moderne</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/L-homme-moderne</link>
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		<dc:date>2014-03-12T17:00:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>Arcimboldo</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'occasion se pr&#233;sente de parler d'Arcimboldo. Arcimboldo peintre mani&#233;riste de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XVI&#232;me si&#232;cle. Fin de la Renaissance. L'homme n'est plus au centre des pr&#233;occupations. L'homme est une poussi&#232;re du monde, microcosme dans le grand macrocosme. Arcimboldo ou l'av&#232;nement de l'homme &#224; t&#234;te de choux. Arcimboldo l'homme qui fait tomber l'homme de son pi&#233;destal. D&#233;capit&#233; l'homme ! composite, hybride, puzzle de fruits, de l&#233;gumes, d'animaux. Les r&#232;gnes se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-2-Arcimboldo" rel="directory"&gt;Atelier 2 (Arcimboldo)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Arcimboldo" rel="tag"&gt;Arcimboldo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton45.jpg?1399383126' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'occasion se pr&#233;sente de parler d'Arcimboldo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arcimboldo peintre mani&#233;riste de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XVI&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin de la Renaissance. L'homme n'est plus au centre des pr&#233;occupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme est une poussi&#232;re du monde, microcosme dans le grand macrocosme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arcimboldo ou l'av&#232;nement de l'homme &#224; t&#234;te de choux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arcimboldo l'homme qui fait tomber l'homme de son pi&#233;destal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;capit&#233; l'homme ! composite, hybride, puzzle de fruits, de l&#233;gumes, d'animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gnes se m&#233;langent, se confondent, &#233;tonnante h&#233;r&#233;sie de cette amateur de chambre des merveilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit monde &#233;clectique d'Arcimboldo, plus &#233;rudit que comestible : racines, p&#233;tales, tubercules, feuilles de choux, fleurs de lys, marguerite, &#233;pis de bl&#233;, pomme, melon, cerise, branches s&#232;ches&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Vertumne, l'homme jardin, l'homme potager, l'homme plan&#233;taire d&#233;tr&#244;ne l'homme de Vitruve. L'homme n'est plus, l'homme se devine, se dissimule. Une betterave par ci, un poireau par l&#224;. Deux navets &#224; la place des yeux, une courge &#224; la place du cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profusion d'&#233;l&#233;ments, collage grotesque, r&#226;peux, rugueux, soyeux, poilu, odorant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arcimboldo : l'homme qui nous offre des simulacres d'homme. Homme o&#249; es-tu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis l&#224;, un genre d'homme, un homme &#171; genre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme qui parle sur un mode grotesque, sur un mode sublime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme moderne, co&#226; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Autoportrait</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Autoportrait</link>
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		<dc:date>2014-02-04T20:03:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Blandine Guillemot</dc:creator>


		<dc:subject>anonyme</dc:subject>
		<dc:subject>Jean Genet</dc:subject>
		<dc:subject>Le scribe accroupi</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;partement des Antiquit&#233;s &#233;gyptiennes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Couple d'&#233;gyptiens&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-6-Le-scribe-accroupi" rel="directory"&gt;Atelier 6 (Le scribe accroupi)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/anonyme" rel="tag"&gt;anonyme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Jean-Genet" rel="tag"&gt;Jean Genet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-scribe-accroupi" rel="tag"&gt;Le scribe accroupi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Departement-des-Antiquites-egyptiennes" rel="tag"&gt;D&#233;partement des Antiquit&#233;s &#233;gyptiennes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton48.jpg?1399375915' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qqc &#224; ne pas oublier de moi : petite, d&#233;sarm&#233;e, d&#233;termin&#233;e, forte dissimul&#233;e ; tu soutiens celui qui semble te dominer ; ton bras disparait derri&#232;re le dos de celui qui soutient ta vie ; vase communicant ; &#233;paule contre &#233;paule, visages sans peur, la force &#224; deux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qqc &#224; ne pas oublier de moi : dynamique, envieuse d'une &#233;nergie inalt&#233;rable, toujours renouvel&#233;e ; de l'avant, en marche pour saisir ces petits &#233;clats qui donnent saveur &#224; la vie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qqc &#224; ne pas oublier de moi : gourmande, d'une gourmandise sage ou parfois d&#233;vorante selon l'irritation du feu qui sommeille, chauffe, cloque et bourdonne ; volcanique au sourire placide&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qqc &#224; ne pas oublier de moi : confiante, inqui&#232;te, amoureuse des &#339;uvres, des &#234;tres rong&#233;s de l'int&#233;rieur, sereine de se savoir incompl&#232;te, b&#233;ante pour accueillir tout ce qui entre en &#233;cho en elle, absolument herm&#233;tique au reste ; h&#233;risson &#224; g&#233;om&#233;trie variable ; onde enthousiaste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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