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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
	<language>fr</language>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Comme une armure</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Comme-une-armure</link>
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		<dc:date>2016-04-03T07:19:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>aile Richelieu </dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sa langue alanguie tangue les mots s'accrochent au bastingage &#231;a percutaille Ses mots foutraques jet&#233;s ramass&#233;s lev&#233;s jet&#233;s cass&#233;s &#224; la gueule des passants Ses cris insultes incultes elle en fait tout un culte &#224; la gloire des gueulards Elle a quoi quarante ans ses yeux rouges scrutent chaque chose autour Ses phrases pas fnies ses crachats l&#226;ch&#233;s entre deux &#231;a fait comme un flow Ses adresses agressives ses cris d&#233;fonc&#233;s au coin martel&#233;s dans sa gorge Ses gestes aux bras fous aux mains (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Que-faire-de-la-peau-deuxieme-question" rel="directory"&gt;Que faire de la peau, deuxi&#232;me question&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/aile-Richelieu" rel="tag"&gt;aile Richelieu &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sa langue alanguie tangue les mots s'accrochent au bastingage &#231;a percutaille &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses mots foutraques jet&#233;s ramass&#233;s lev&#233;s jet&#233;s cass&#233;s &#224; la gueule des passants &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses cris insultes incultes elle en fait tout un culte &#224; la gloire des gueulards &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a quoi quarante ans ses yeux rouges scrutent chaque chose autour&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses phrases pas fnies ses crachats l&#226;ch&#233;s entre deux &#231;a fait comme un flow &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses adresses agressives ses cris d&#233;fonc&#233;s au coin martel&#233;s dans sa gorge &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses gestes aux bras fous aux mains percutant sa poitrine et ses cuisses&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle porte un tailleur Herm&#232;s elle a les ongles d&#233;faits de chocs et d'accrocs&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses mots sont tant&#244;t connus tant&#244;t connus d'elle seule tant&#244;t les invente dans sa forge&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa forge &#224; mot c'est son corps tout entier artiste en transe ou folle en performance&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa geste part du ventre qu'elle ondule &#233;lectrique &#231;a part ensuite dans ses membres &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle porte des talons aiguilles qui lui tordent les chevilles qui vrillent droite et gauche&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses lettres m&#234;mes ses lettres des mots de ses phrases qui sont si peu des phrases&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses phrases si peu les balancent comme des boucliers qui font la tortue autour d'elle&lt;br class='autobr' /&gt;
Son combat qu'elle livre impossible &#224; dire contre qui mais peut-&#234;tre personne&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle porte sa rage folle comme un &#233;tendard une f&#234;lure, comme une armure&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luc Dall'Armellina&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;En atelier avec C&#233;cile Portier, Le Louvre, 27 janvier 2016&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; partir de l'Armure d'Henri II, vers 1559, France, fer repouss&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Situation : Richelieu, 1er &#233;tage, Charles Quint, Salle 24&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;lit de solidarit&#233;</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Delit-de-solidarite</link>
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		<dc:date>2016-04-03T07:16:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Vous &#234;tes ici pour l'affaire du dit J&#233;sus, &#224; titre de t&#233;moin, mais sachez qu'&#224; tout moment, vous pouvez devenir suspect de collaboration avec lui. Connaissez vous ce Jesus ? Si oui, d'o&#249; le connaissez vous ? &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai connu J&#233;sus Le Nazar&#233;en il y a dix ans environ, alors que j'&#233;tais berger, entre Nazareth et Bethlehem. Les gens comme nous voyagent au rythme de leur troupeau, lentement, nous sommes des nomades, nous vivons dans les trous du sol, dans de petites grottes qui nous ofrent l'abri (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Comment-representer-la-souffrance" rel="directory"&gt;Comment repr&#233;senter la souffrance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous &#234;tes ici pour l'affaire du dit J&#233;sus, &#224; titre de t&#233;moin, mais sachez qu'&#224; tout moment, vous pouvez devenir suspect de collaboration avec lui.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Connaissez vous ce Jesus ? Si oui, d'o&#249; le connaissez vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai connu J&#233;sus Le Nazar&#233;en il y a dix ans environ, alors que j'&#233;tais berger, entre Nazareth et Bethlehem. Les gens comme nous voyagent au rythme de leur troupeau, lentement, nous sommes des nomades, nous vivons dans les trous du sol, dans de petites grottes qui nous ofrent l'abri pendant les fortes chaleur et nous pr&#233;servent du froid pendant la nuit, elles sont notre maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je sais comment vous vivez, vous les bergers, dites-moi plut&#244;t les circonstances de votre rencontre avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a dix ans, J&#233;sus vivait en nomade comme moi, mais il n'avait pas de troupeau. Il vivait en solitaire, de qu&#234;te au bon vouloir des personnes qui croisaient son chemin. La premi&#232;re fois que je l'ai rencontr&#233;, j'ai vu qu'il cherchait &#224; parler, je l'ai approch&#233;, j'ai partag&#233; mon pain et mon fromage, que je fabrique, j'ai mis de l'eau dans l'outre de vin en peau de ch&#232;vre que j'ai toujours avec moi afin qu'on en ait pour deux. Il a trouv&#233; que c'&#233;tait une bonne id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il disait &#234;tre en qu&#234;te d'un ermite du nom de Jean. Il cherchait cet homme connu pour donner le bapt&#234;me, un rite tres ancien, afn de se purifer et d'&#234;tre digne d'entrer selon lui, dans le royaume de son p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'ai alors interrog&#233; sur son p&#232;re : &#233;tait il riche ? Et pourquoi donc vivait-il comme un mendiant alors que son p&#232;re poss&#233;dait un royaume ? Il a alors trac&#233; dans le sable avec son doigt, deux cercles qui se recouvraient l&#233;g&#232;rement. Il m'a dit, d&#233;signant le premier cercle, vois-tu : il y a le monde des richesses terrestres dans lequel je ne suis que de passage et o&#249; je n'ai pas de p&#232;re ; l'autre cercle est celui des richesses c&#233;lestes, c'est le royaume de mon p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui ai demand&#233; s'il voyait souvent son p&#232;re, parce que quand on a un p&#232;re qui est aux cieux... il m'a r&#233;pondu en souriant : &#034;A chaque fois que je vois un coeur pur, je vois mon p&#232;re&#034;. C'&#233;tait un po&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'avez vous fr&#233;quent&#233; ensuite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, j'ai poursuivi ma route avec mon troupeau, on dit qu'il vivait alors avec des proches, quelques hommes qui l'accompagnaient partout. J'en ai surtout entendu parler, on disait qu'il faisait des miracles... Qu'il changeait l'eau en vin, qu'il multipliait les pains, des choses comme &#231;a, ce que font les bergers depuis la nuit des temps, mais lui, a mis des mots sur nos pratiques, en a fait une histoire, et les histoires se r&#233;pandent partout, tr&#232;s vite...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Connaissez vous les faits qui lui sont reproch&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle de troubles &#224; l'ordre public, de scandale, il aurait chass&#233; les marchands d'un temple en disant que c'&#233;tait indigne de la maison de son p&#232;re, il aurait redonn&#233; la vue &#224; un aveugle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Avez vous &#233;t&#233; t&#233;moin de ces agissements ? Quand et &#224; quel propos ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, je vous ai tout dit le concernant, avant aujourd'hui. Ceux qui ont vu ces &#034;agissements&#034; n'ont pas eu &#224; s'en plaindre je crois, car c'est un homme de bien. Aujourd'hui... j'ai vu un homme simple, port&#233; sur les histoires et parlant beaucoup trop de son p&#232;re il est vrai, mais est-ce un crime ? J'ai vu un homme humili&#233; par ses bourreaux, les mains li&#233;es dans le dos, marchand sous le poids d'une croix de ch&#234;ne de trois fois son poids. J'ai vu les visages d&#233;form&#233;s par la jouissance d'une foule haineuse, j'ai vu des soldats riants &#224; le relever &#224; coups de pieds, j'ai vu ses membres et ses c&#244;tes bleuir sous les coups, j'ai vu sa sueur, j'ai vu son sang s'y m&#234;ler, j'ai vu ses yeux quand je lui ai pass&#233; ma gourde pour lui donner &#224; boire, il avait deux dents cass&#233;es et saignait de la bouche, j'ai vu qu'il avait reconnu ma gourde, j'ai vu son regard &#224; ce moment l&#224; et ne l'oublierait pas. C'est alors que vos hommes m'ont arr&#234;t&#233;. J'ai vu encore par dessus leurs &#233;paules, ces femmes qui pleuraient, tordues de douleur, criant, implorant qu'on le laisse tranquille. On eut dit que, seules les femmes pr&#233;sentes lui voulaient du bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Faites-vous partie ou avez vous fait partie de ses disciples ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, jamais, j'ai mon propre troupeau, j'aime ma libert&#233;, je n'ai pas de royaume et n'en veut pas poss&#233;der. Je ne veux ni d'un p&#232;re, ni d'un dieu ni d'un ma&#238;tre. Je peux y aller maintenant car le ciel gronde, l'orage approche et mes brebis sont seules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Gardes, mettez cet homme aux arr&#234;ts ! &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mais... pourquoi ?!!!
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Aux motifs d'inspiration de la subversion et de d&#233;lit de solidarit&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; T&#233;moin suivant...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luc Dall'Armellina&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;En atelier avec C&#233;cile Portier Le Louvre, 20 janvier 2016&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; partir du retable de Niccolo di Liberatore (dit L'Alunno) 1430-1502&lt;br class='autobr' /&gt;
composition : Deux anges portant un cartouche ; Le Christ au Jardin des Oliviers et la Flagellation ; Le Portement de Croix ; La Crucifixion ; Joseph d'Arimathie et Nicod&#232;me sur le chemin du Calvaire. 1492&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'o&#249; te vient cette aura&#8230;</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/D-ou-te-vient-cette-aura</link>
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		<dc:date>2016-02-26T07:29:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Te voil&#224; &#224; nouveau install&#233;e ici, dans mon atelier, sur le grand fauteuil &#224; m&#233;daillon, je suis si heureuse que tu ais accept&#233;. Quand je t'ai pos&#233; la question la premi&#232;re fois chez mon beau-fr&#232;re, tu n'as rien dit. Tu m'a regard&#233;, un peu comme tu le fais maintenant, longuement, et puis tu as souri, d'une mani&#232;re si br&#232;ve et si subtile. Je ne savais quoi penser mais j'ai senti que tu avais dit oui. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai a&#233;r&#233; l'atelier avant la s&#233;ance. Je l'avais oubli&#233; la derni&#232;re fois, et j'ai vu que tu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Que-faire-de-la-peau" rel="directory"&gt;Que faire de la peau ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton148.png?1456478802' class='spip_logo spip_logo_right' width='126' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Te voil&#224; &#224; nouveau install&#233;e ici, dans mon atelier, sur le grand fauteuil &#224; m&#233;daillon, je suis si heureuse que tu ais accept&#233;. Quand je t'ai pos&#233; la question la premi&#232;re fois chez mon beau-fr&#232;re, tu n'as rien dit. Tu m'a regard&#233;, un peu comme tu le fais maintenant, longuement, et puis tu as souri, d'une mani&#232;re si br&#232;ve et si subtile. Je ne savais quoi penser mais j'ai senti que tu avais dit oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai a&#233;r&#233; l'atelier avant la s&#233;ance. Je l'avais oubli&#233; la derni&#232;re fois, et j'ai vu que tu n'avais pas ma tol&#233;rance aux odeurs de siccatifs, c'est bien naturel. C'est inhumain de s'habituer &#224; ces odeurs qui vous traversent tout ce que nos corps contiennent de chair et de sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Veux-tu reprendre s'il te plait la pose, oui, comme &#231;a, avec ton bras qui pourrait accueillir l'enfant que tu allaites. Tu ne m'as pas dit son nom. Tu es si belle, si pr&#233;sente, si forte. Ton bras, penses &#224; l'enfant, bien s&#251;r il n'est pas l&#224;, mais pour toi, et pour toi seulement, il est l&#224;, il te grandit et t'affermit, il a besoin de toi et tu l'accueilles, il est l&#224;, dans le vide de ton d&#233;sir qu'il soit l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La profonde et vaste intensit&#233; de ta peau, je les voudrais l&#224; vibrantes sur la toile, plus vite que je ne peux les faire apparaitre, impatiente que je suis. Dieu que c'est long, la peinture, mais je dis &#231;a, Dieu n'en sait rien, lui qui a fait le monde en une semaine !&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu ris n'est-ce pas, oui tu le peux, tu vas &#234;tre c&#233;l&#232;bre et c&#233;l&#233;br&#233;e, je l'esp&#232;re et le veux. Tu seras la premi&#232;re femme noire affranchie, et ce ne seront pas tes mots ou tes discours, mais des forces peut-&#234;tre plus puissantes encore que les mots, qui te feront reine de la r&#233;publique &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que tes mots, peut-&#234;tre tes silences, et mieux encore, ces pauses blanches que tu habites, entre eux ? Ils me disent tant de choses que je ne peux dire &#224; mon tour avec des mots, mais auxquelles je r&#234;ve durant la nuit, qui me font parfois veiller les yeux ouverts, ces choses, je les retrouve intactes lorsque je suis devant toi, et que je te peins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre est-ce un myst&#232;re, comment l'appeler autrement, ce charme si profond qu'il d&#233;sarme la b&#234;tise. Quelle est cette force qui semble animer tout ton corps, tout ton &#234;tre, d'o&#249; te vient cette aura, que les mots n'auront pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luc Dall'Armellina&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;En atelier avec C&#233;cile Portier Le Louvre, 6 janvier 2016&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; partir de : Portrait d'une n&#233;gresse (salon de 1800) H. : 0,81 m. ; L. : 0,65 m. Marie-Guillemine Benoist (1768-1826)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un atelier d'&#233;critures (PACT) au Louvre avec C&#233;cile Portier</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Un-atelier-d-ecritures-PACT-au-Louvre-avec-Cecile-Portier</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Un-atelier-d-ecritures-PACT-au-Louvre-avec-Cecile-Portier</guid>
		<dc:date>2016-02-26T07:23:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cet atelier s'est poursuivi en trois s&#233;ances durant lesquelles l'&#233;crivain C&#233;cile Portier nous a amen&#233; en territoires d'&#233;critures &#224; partir de trois oeuvres du Louvre. Nous, c'est un groupe mixte compos&#233; d'&#233;tudiant-e-s et d'enseignant-e-s formateurs de l'ESPE de Versailles, dans le cadre d'un PACT (Pratiques Artistiques et Culturelles Tutor&#233;es) du service d'Education Artistique et Culturelle de l'ESPE de Versailles, sur une proposition de Luc Dall'Armellina.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-2016-le-corps" rel="directory"&gt;Atelier 2016 - le corps&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le corps humain fait l'objet de nombreuses repr&#233;sentations dans les oeuvres expos&#233;es au mus&#233;e, que ce soit en sculpture, en peinture, en dessins. Il en est un autre - celui du visiteur - qui leur fait face ou leur tourne le dos, leur donne parfois comme une r&#233;plique, inqui&#232;te ou mim&#233;tique, empathique ou m&#233;dus&#233;e... A quelles sortes de dialogues &#8211; comme en attente - ces corps se livrent-ils ensemble ? Qu'ont-ils &#224; partager ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre une certaine crainte de la perte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je me disais jadis que je ne perdrais jamais quelqu'un si je le photographiais assez &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
dit Nan Goldin (I'll be your mirror)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps, Michel Bernard en pose le probl&#232;me en ces termes : je le cite (Le corps, Seuil, Paris, 1972) : &#171; (le corps) la vie nous l'impose quotidiennement, puisque c'est en lui et par lui que nous sentons, d&#233;sirons, agissons, exprimons et cr&#233;ons. Bien plus, toute autre r&#233;alit&#233; vivante ne s'offre &#224; nous que dans les formes concr&#232;tes et singuli&#232;res d'un corps mobile, attrayant ou non, rassurant ou mena&#231;ant. Vivre en ce sens n'est pour chacun d'entre nous qu'assumer la condition charnelle d'un organisme vivant dont les structures, les fonctions et les pouvoirs nous donnent acc&#232;s au monde, nous ouvrent &#224; la pr&#233;sence corporelle d'autrui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce corps en effet, est une r&#233;alit&#233; sans cesse divis&#233;e entre, je cite Paul Ardenne (p 7) : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; un objet et un sujet ; le support du moi mais, aussi bien, celui d'autrui ; une incarnation, et tout autant une repr&#233;sentation. Un complexe, en somme, tandis que la vie se charge d'harmoniser du mieux possible ces p&#244;les d'appr&#233;hension divergents du ph&#233;nom&#232;ne corporel ; et un probl&#232;me, de fait, sit&#244;t et pour peu que d&#233;faille cette m&#233;canique d'harmonisation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Incarnation et repr&#233;sentation, c'est entre ces deux &#233;tats, entre ces deux statuts du corps, le n&#244;tre, de visiteur au mus&#233;e, et celui ou ceux qui font l'objet de nos visites, de nos regards, de nos attentions, offerts &#224; notre regard dans des portraits ou sculptures d'artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#244;tre de corps de visiteur au mus&#233;e, est mobile, vivant, mais contraint par des ann&#233;es d'habitude, de convention, de conditionnement, qui nous viennent &#224; la fois du plaisir jaloux que l'amateur d'art &#233;rudit du 17&#232; si&#232;cle entretenait avec la collection de son cabinet de curiosit&#233; priv&#233; ; de la ferveur de la foi et de la crainte divine qui a r&#233;gn&#233; longtemps dans les &#233;glises ; enfin de la raison sensible qui s'exer&#231;ait dans les Salons d&#233;crits par Charles Baudelaire et o&#249; s'inventait la critique moderne, mais aussi notre rapport contemporain &#224; l'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos silences, nos murmures, nos d&#233;placements feutr&#233;s, nos pauses, nos attitudes toutes d'int&#233;r&#234;t et de r&#233;v&#233;rence, sont assur&#233;ment les signes de l'incorporation consciente ou non de ces h&#233;ritages, longuement acquis par la fr&#233;quentation et l'&#233;volution des mus&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anthropologue anglaise Sharon Macdonald analyse dans son article &#171; Un nouveau &#171; corps des visiteurs &#187; : mus&#233;es et changements culturels &#187; 1993, l'&#233;volution des regards des mus&#233;es envers leurs publics. Elle soutient que les mus&#233;es aujourd'hui ne sont pas seulement des lieux d'exposition d'artefacts et de cr&#233;ation de certains domaines du savoir, mais aussi [&#8230;] des lieux d'exposition et de cr&#233;ation de &#171; publics &#187; ou de &#171; corps de visiteurs &#187; particuliers. En d'autres termes, la vision du visiteur &#8212; d'un visiteur &#171; id&#233;al &#187; pourrions-nous dire - est inscrite implicitement, et parfois explicitement, dans les objets expos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision du mus&#233;e nous int&#233;resse beaucoup je crois pour la pratique de notre atelier d'&#233;critures car elle n'oppose ni ne cherche &#224; isoler les &#339;uvres et les visiteurs mais plut&#244;t &#224; les comprendre dans un ensemble, dans un tissu complexe et mouvant, vivant, et sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, bien que je n'ai rien dit ou presque de l'autre corps, celui, repr&#233;sent&#233;, auquel nous ferons face, avant d'&#233;crire. C'est l&#224; l'espace de propositions de C&#233;cile Portier, qui va nous emmener vers ces contr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luc Dall'Armellina&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;an appui sur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Ardenne, L'image corps, figures de l'humain dans l'art du XXe si&#232;cle, Editions du Regard, 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Bernard, Le corps, Seuil, Paris, 1972&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sharon Macdonald, &#171; Un nouveau &#171; corps des visiteurs &#187; : mus&#233;es et changements culturels &#187; 1993&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Figures</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>Salle des Caryatides</dc:subject>
		<dc:subject>des pieds et des mains</dc:subject>
		<dc:subject>Le Philosophe Assis</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Imbert</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas L&#233;lu</dc:subject>
		<dc:subject>Laure Limongi</dc:subject>
		<dc:subject>Fran&#231;ois Bon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On la voit de profil, une indienne, elle a tout d'une indienne des plaines, d'avant les colonies, fi&#232;re et libre, elle a tout de la chef de tribu, ses longs cheveux noirs liss&#233;s coiff&#233;s en arri&#232;re, une crini&#232;re, c'est une photographie noir et blanc d'Annie Leibovitz m&#234;me si je vois (dans mon souvenir erron&#233;) les n&#339;uds color&#233;s de ses cheveux et de ses parures guerri&#232;res. La ligne qui forme son profil tient-elle de l'amour qu'elle a eu pour son mari ? De son amour &#224; lui pour elle ? De celui de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Francois-Bon" rel="tag"&gt;Fran&#231;ois Bon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton143.png?1400596415' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
On la voit de profil, une indienne, elle a tout d'une indienne des plaines, d'avant les colonies, fi&#232;re et libre, elle a tout de la chef de tribu, ses longs cheveux noirs liss&#233;s coiff&#233;s en arri&#232;re, une crini&#232;re, c'est une photographie noir et blanc d'Annie Leibovitz m&#234;me si je vois (dans mon souvenir erron&#233;) les n&#339;uds color&#233;s de ses cheveux et de ses parures guerri&#232;res. La ligne qui forme son profil tient-elle de l'amour qu'elle a eu pour son mari ? De son amour &#224; lui pour elle ? De celui de ses trois fils ? Des longues nuits &#224; attiser le feu suffocant du tipi ? Du regard brillant des enfants aux visages couverts de suie ? Ou peut-&#234;tre de la p&#234;che, de l'attente du saumon de rivi&#232;re remontant le courant, qu'elle dispute au grizzli, fi&#232;re et libre. Du miel ramass&#233; &#224; m&#234;me les mains aux g&#233;n&#233;reuses abeilles, qui vous rappellent que la vie est chaude et piquante comme leur venin. Des mustangs qui partagent la vie de la tribu, qu'il s'agit moins de dresser que d'&#233;couter, ou bien encore de ses araign&#233;es g&#233;antes qui ont fait le tour du monde, leurs pattes filiformes et tordues qui hantent nos r&#234;ves apeur&#233;s et qui leur ont donn&#233; forme. Ou bien est-ce d'autres lignes encore, infimes, qui ont pli&#233; ce fil avec lequel on fait un visage ? Est-ce encore, les titres &#233;tranges de ses &#339;uvres, ses &#034;enfant poignard&#034;, sa &#034;femme volage&#034;, sa &#034;douceur tani&#232;re&#034;, et puis il faut le dire, ce cruel et lancinant &#034;destruction of the father&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/local/cache-vignettes/L490xH352/leibovitz_bourgeois-d7f3f.jpg?1400586890' width='490' height='352' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;photo Annie Leibovitz, droits r&#233;serv&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est assis de tout son poids d'homme influent sur un fauteuil que recouvre les tissus d&#233;bordants de ses pagnes empes&#233;s, il n'a plus de t&#234;te, le portrait de ce philosophe en marbre du deuxi&#232;me si&#232;cle. Deux t&#234;tes sont plant&#233;es sur les piques de leurs supports &#224; ses c&#244;t&#233;s, de part et d'autre de la sculpture. Ne sachant laquelle lui attribuer, le mus&#233;e nous en propose deux, le sto&#239;cien Chrysippe de Soles ou bien le philosophe cynique inconnu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses mains ont tout de celui qui sait et qui le dit, le professe, elles ont tout de la puissance de ce savoir, et l'incapacit&#233; de voir et d'&#233;couter qui est souvent son prix. Il a froid, tout emmitoufl&#233; dans son grand manteau, heureusement les vicissitudes du temps - ou est-ce un guerrier bien inspir&#233; ? - l'auront d&#233;capit&#233;, nous &#233;vitant le cruel oxymore de la vision d'un philosophe cynique. Au moins peut-on dire de celui-ci qu'il n'a plus toute sa t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_183 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0554.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0554.jpg?1400586427' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Philosophe assis, Chrysippe (?) - IIe si&#232;cle apr&#232;s J.C., Italie, marbre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle dit je sais pas, en tirant une bouff&#233;e de cigarette blonde, rapide, intense, son visage est travers&#233; en un &#233;clair, de ridules comme la surface de l'eau peut l'&#234;tre &#224; la p&#234;che - Anse Saint-Laurent, Finist&#232;re sud, en avril, &#224; la tomb&#233;e de la nuit - &#224; l'heure o&#249; la mer doucement se retire. Des bancs de poissons dessinent de longues traines vibrantes striant le miroir des eaux m&#233;lang&#233;es, douces et sal&#233;es, boisson et larmes d'un seul trait. Elle dit que &#231;a l'a chang&#233;e, &#224; jamais, que tout s'est brouill&#233; en dedans depuis ce moment l&#224;. Elle dit que depuis elle se sent travers&#233;e de mar&#233;es contre lesquelles elle ne peut pas lutter, de courants int&#233;rieurs aux forces inconnues. Elle dit que vivre lui est depuis devenu difficile, une douleur. Elle se tait. Encore ces traits intempestifs parcourent son visage, travers&#233; d'&#233;motions contraires, furtives, dans un temps &#233;cras&#233; par sa propre vitesse. Elle ne dit rien, regarde comme au dedans d'elle-m&#234;me, tout en fumant, s'y perd, s'assombrit, se redresse, se tourne dans ma direction, cherche mon regard, ramenant des tr&#233;fonds de sa peine un sourire chaud, palpitant et triste. L'&#233;clat brillant de ses yeux verts fendant ses m&#232;ches blondes m'atteint en pleine poitrine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;On dit parfois de quelqu'un qu'il-elle est une figure. On pourrait dire un visage, mais c'est ici que le portrait nous am&#232;ne &#224; penser, &#224; dire, suivant ses lignes de fuites...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois portraits, l'un auquel on pense parmi les figures importantes pour nous, l'autre que l'on rencontre au Louvre, le troisi&#232;me auquel on pense parmi ses proches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Walking with the wind</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>son</dc:subject>
		<dc:subject>voix</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>The encounter</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lecture par Sophie Godinot et Luc Dall'Armellina d'un texte de Luc Dall'Armellina&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Sons-ambiances-passages" rel="directory"&gt;Sons, ambiances, passages&#8230;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/son" rel="tag"&gt;son&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/voix" rel="tag"&gt;voix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/The-encounter" rel="tag"&gt;The encounter&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton104.jpg?1398675617' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;audio controls&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;source src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/mp3/lecturedouble.mp3' type=&#034;audio/mpeg&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;embed height=&#034;45&#034; width=&#034;150&#034; src=&#034;IMG/mp3/lecturedouble.mp3&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/audio&gt; Lecture par Sophie Godinot et Luc Dall'Armellina d'un texte &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/Walking-with-the-wind-91' class=&#034;spip_in&#034;&gt;de Luc Dall'Armellina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Na&#238;t sens</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Nait-sens</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>celui qui pose la main</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Heaven and Earth</dc:subject>
		<dc:subject>La nativit&#233; et l'annonce aux bergers</dc:subject>
		<dc:subject>Les larmes de Saint-Pierre</dc:subject>
		<dc:subject>Bernardino Luini</dc:subject>
		<dc:subject>Giovanni Francesco Barbieri dit Le Guerchin</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui regarde</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un nourrisson, le doigt &#224; la bouche, nous invite &#224; nous taire, &#224; sentir&#8230;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-13-Viola-3-Pierre-Menard" rel="directory"&gt;Atelier 13 (Viola #3, Pierre M&#233;nard)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celui-qui-pose-la-main" rel="tag"&gt;celui qui pose la main&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Heaven-and-Earth" rel="tag"&gt;Heaven and Earth&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/La-nativite-et-l-annonce-aux-bergers" rel="tag"&gt;La nativit&#233; et l'annonce aux bergers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Les-larmes-de-Saint-Pierre" rel="tag"&gt;Les larmes de Saint-Pierre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bernardino-Luini" rel="tag"&gt;Bernardino Luini&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Giovanni-Francesco-Barbieri-dit-Le-Guerchin" rel="tag"&gt;Giovanni Francesco Barbieri dit Le Guerchin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-regarde" rel="tag"&gt;Celle qui regarde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton95.jpg?1397167262' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Celui qui na&#238;t est entour&#233;, d'animaux, de rois et de femmes, du brouhaha de leurs voix m&#234;l&#233;es, des encens qui fument, &#226;cres et capiteux. Combien d'attentions leurs mains lui portent ? Pour le couvrir, le caresser, le recouvrir. Celui qui na&#238;t est nu, porte un diad&#232;me dor&#233; sur la t&#234;te. Celui qui na&#238;t a l'allure d'un prince, d'un roi, allong&#233; sur le dos, enceint des bras de sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_111 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/enfantdoigt_b_luini.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/enfantdoigt_b_luini.jpg?1397167471' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;(d&#233;tail) La nativit&#233; et l'annonce aux bergers, Bernardino Luini, 1520-1525, Mus&#233;e du Louvre
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Celui qui na&#238;t dans la toile de Bernardino Luini (1520), a un regard vers nous, un doigt &#224; la bouche, que l'on peut lire comme le signe du manque du sein nourricier, ou comme un signe de circonspection. Celui qui na&#238;t r&#233;fl&#233;chi et nous le fait savoir. C'est aussi ce que je comprends sur le visage de cette visiteuse qui s'approche du d&#233;tail, car la toile est imposante, et l'enfant petit. Celle qui regarde scrute ce doigt et l'imite en portant elle aussi son doigt sur ses l&#232;vres. Dans un geste furtif, sans doute v&#233;rifier en elle ce que ce geste veut lui dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui regarde a trouv&#233; une cl&#233; pour entrer dans la toile, dans le myst&#232;re de ce signe &#233;nigmatique. Celui qui na&#238;t a les yeux mi-clos du demi sommeil, celui des espaces autres, o&#249; le monde est multiple, le r&#233;el lointain, minoritaire, et le r&#234;ve tangible, puissant. Celle qui regarde ne bouge plus, se tient suspendue sur la pointe des pieds, car le d&#233;tail est assez haut plac&#233;. Celle qui regarde cherche d'autres signes, dans cette image vivante, dans la vie m&#234;me de cette image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quelques pas de l&#224;, au milieu d'une foule color&#233;e dans laquelle fusionnent les langues se tient Saint Pierre, qui se meurt d'une petite mort, dans une toile de Giovanni Francesco Barbieri dit Le Guerchin. Celui qui se meurt est seul, bien qu'en pr&#233;sence de Marie, qui se se tient face &#224; lui. Celui qui se meurt est un vieil homme &#224; la barbe longue et blanche, assis, le corps pench&#233; vers l'avant, de sa main droite il essuie d'un grand linge blanc les larmes de ses yeux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_112 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/saintpierre.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/saintpierre.jpg?1397167600' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;(d&#233;tail) Les larmes de Saint Pierre, Giovanni Francesco Barbieri dit Le Guerchin, 1647, Mus&#233;e du Louvre
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Celui qui se meurt a les yeux mi-clos de la tristesse immense, chagrin sans spasmes. Son chandail &#233;chancr&#233; laisse voir un corps massif et puissant, et cependant d&#233;muni. Celui qui se meurt le fait en silence - sourde douleur - qu'on lit dans le visage de Marie, face &#224; lui. Celui qui le regarde s'&#233;chappe en silence, troubl&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;en atelier d'&#233;critures avec Pierre M&#233;nard, Le Louvre, 2 avril 2014, &#224; partir de l'oeuvre de Bill Viola &#034;Heaven and Earth&#034;, 1992 (Ciel et Terre) et en &#233;cho &#224; &#034;La nativit&#233; et l'annonce aux bergers&#034; de Bernardino Luini (1520-1525) et &#034;Les larmes de St Pierre&#034; de Giovanni Francesco Barbieri dit Le Guerchin, (1647).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Walking with the wind</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Walking-with-the-wind-91</link>
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		<dc:date>2014-03-30T08:27:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Grand Palais</dc:subject>
		<dc:subject>Walking on the Edge</dc:subject>
		<dc:subject>The encounter</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Deux femmes marchent vers nous, deux hommes marchent aussi vers nous, vont-ils se rencontrer ? Viennent-ils &#224; notre rencontre, &#224; nous ? Deux oeuvres plac&#233;es face &#224; face, m&#233;nageant au spectateur une place centrale&#8230;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-11-Viola-1-rencontre-rencontre-manquee" rel="directory"&gt;Atelier 11 (Viola #1, rencontre - rencontre manqu&#233;e)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Grand-Palais" rel="tag"&gt;Grand Palais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Walking-on-the-Edge" rel="tag"&gt;Walking on the Edge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/The-encounter" rel="tag"&gt;The encounter&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton91.jpg?1397167263' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_98 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0477.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0477.jpg?1397167479' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;courier&#034;&gt;
&lt;p&gt;Deux femmes marchent vers nous ou enfin vers eux, deux hommes qui leur font face&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles semblent si loin, qu'on ne sait voir si elles viennent ou bien s'&#233;loignent&lt;br class='autobr' /&gt;
L'une est v&#234;tue d'une robe longue et claire qui flotte au vent ses mains battent&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;courier&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'autre femme porte une robe longue sombre qui flotte aussi, ses mains pareilles&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles marchent d'un pas s&#251;r r&#233;gulier sans pause l'air chaud plisse la terre ocre&lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#233;sert voil&#224; ce qu'elles traversent, loin quelques arbres peut-&#234;tre une oasis&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;courier&#034;&gt;
&lt;p&gt;Elles marchent &#233;loign&#233;es l'une de l'autre et pourtant se rapprochent toujours et&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles vont les rencontrer c'est s&#251;r puisqu'eux marchent face &#224; elles au m&#234;me pas&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais elles s'arr&#234;tent se font face se prennent la main et repartent, sens oppos&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_99 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0479.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0479.jpg?1397167479' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;courier&#034;&gt;
&lt;p&gt;Deux hommes marchent vers nous, plut&#244;t vers elles, les femmes qui leur font face&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils semblent si loin qu'on ne sait pas voir s'ils avancent pi&#233;tinent ou patinent&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un est v&#234;tu d'un maillot rouge et d'un pantalon noir il est chauss&#233; de baskets&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;courier&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'autre est v&#234;tu d'un maillot bleu d'un pantalon ocre et porte aussi des baskets&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils marchent d'un pas s&#251;r sans pause r&#233;gulier l'air chaud plisse la terre rougie&lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#233;sert voil&#224; ce qu'ils traversent au loin des montagnes cagneuses sans arbres&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;courier&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ils marchent &#233;loign&#233;s l'un de l'autre, et pourtant se rapprochent inexorablement&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ne vont pas les rencontrer elles, c'est s&#251;r elles marchent dans l'autre sens&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ne vont pas se rencontrer, voil&#224; ils se croisent, sans s'arr&#234;ter sans un mot&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#201;couter notre lecture du texte &#224; deux voix : &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://relire.net/louvre-ouvert/spip.php?article104&#034;&gt;Sophie Godinot et Luc Dall'Armellina&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Texte d'apr&#232;s The encounter, 2012 (La rencontre), et Walking on the edge, 2012, (Marcher &#224; la lisi&#232;re) de Bill Viola.&lt;br class='autobr' /&gt;
Photos :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Walking on the edge&lt;/i&gt;, 2012, (Marcher &#224; la lisi&#232;re), Bill Viola&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;The encounter&lt;/i&gt;, 2012 (La rencontre), Bill Viola&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(texte &#224; contrainte de justification &#224; 80 signes / ligne, &#224; la mani&#232;re de Lucien Suel)&lt;br class='autobr' /&gt;
en atelier d'&#233;critures de Joachim S&#233;n&#233; le 19 mars 2014 au Grand Palais&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nu&#233;es ardentes</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Nuees-ardentes</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Nuees-ardentes</guid>
		<dc:date>2014-03-28T09:53:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>Georges Braque</dc:subject>
		<dc:subject>Le tr&#233;sor de Boscoreale</dc:subject>
		<dc:subject>Naples</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le Tr&#233;sor de Boscoreale, enfoui sous les nu&#233;es ardentes du V&#233;suve en 79 apr&#232;s J.C. et ses gardiens&#8230; au dessus des Oiseaux de Georges Braque, 1953.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-9-tresor" rel="directory"&gt;Atelier 9 (tr&#233;sor)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Georges-Braque" rel="tag"&gt;Georges Braque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-tresor-de-Boscoreale" rel="tag"&gt;Le tr&#233;sor de Boscoreale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Naples" rel="tag"&gt;Naples&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton81.gif?1397167271' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='127' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_79 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0437.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/img_0437.jpg?1397167479' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les oiseaux, Georges Braque, 1953&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ciel obscurci dans un vacarme noir temblant ; le sol en mouvement en tous sens ; des cris secou&#233;s ; d'abord isol&#233;s ; stupeur et tremblements ; dans la voix ; ces failles ; puis partout sourds suintants ; l'air &#233;paissi dans une chaleur suffocante ; tout gris br&#251;lant ; les gardiens du tr&#233;sor &#224; genoux ; glanant un peu d'air au raz du sol ; leurs narines palpitent ; l'un d'eux se jette sur les coupes les cuillers les louches les brocs richement d&#233;cor&#233;s ; pour qui ce geste d&#233;sesp&#233;r&#233; maintenant que le monde s'embrase ; sa grande toge de coton ; son corps de chair remparts aux argents aux ors cisel&#233;s ; sussurant d'incompr&#233;hensibles supplications ; pas un ne doute que bient&#244;t c'en sera fini ; finies les f&#234;tes orgiaques ; finis les chants et les danses ; finis les &#233;bats langoureux ; finie la vie de richesses d&#233;ploy&#233;es ; fini le temps des paroles qui vous emportent la nuit aux chants des esclaves ; fini l'&#233;clat de l'argent ; finie la splendeur de l'or ; la toge du gardien s'embrase d'un coup ; pas de cris pas de plainte ; &#224; peine un r&#226;le qui d&#233;chire sa gorge br&#251;l&#233;e de feu ; dans un sursaut de vie qui veut vivre encore il se retourne ; avec une gr&#226;ce inou&#239;e ; allong&#233; maintenant sur le dos il prot&#232;ge le tr&#233;sor de m&#233;taux pr&#233;cieux br&#251;lants ; il cherche du regard &#224; crever la voute bleu nuit de l'espace ; la seule qui lui soit accessible car ses paupi&#233;res d&#233;j&#224; de cendre ; nu&#233;e ardente ; ses yeux encore humides cherchent une issue ; une trou&#233;e se forme fugace au dessus de lui ; juste le temps ; ou le d&#233;sir ; de voir deux colombes noires dans un ciel d'azur ; un jour ; demain ; plus tard ; il les peindra.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;crit en atelier d'&#233;critures avec Anne Savelli - 12 f&#233;vrier 2014, Le Louvre, Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Louvre (mode d'emploi)</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Louvre-mode-d-emploi</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Le-Louvre-mode-d-emploi</guid>
		<dc:date>2014-03-25T11:50:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>


		<dc:subject>Esplanade - Pyramide</dc:subject>
		<dc:subject>Laurent Graff</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une pyramide, vestige d'un temps r&#233;volu qui consid&#233;rait que le monde &#233;tait fait d'un petit peuple, d'une caste moyenne, d'une caste sup&#233;rieure, d'une &#233;lite, et de quelques dieux. Elle est heureusement vitr&#233;e, comme pour nous dire que c'est une plaisanterie, un clin d'oeil, qu'elle est maintenant une pyramide horizontale, transparente et d&#233;mocratique. Cette pyramide est l&#224; pour nous dire que le monde a chang&#233;, m&#234;me s'il garde les deux pieds dans sa longue histoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le parvis, un couloir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Se-reperer-dans-le-Musee" rel="directory"&gt;Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Esplanade-Pyramide" rel="tag"&gt;Esplanade - Pyramide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Laurent-Graff" rel="tag"&gt;Laurent Graff&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton82.jpg?1397167270' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une pyramide, vestige d'un temps r&#233;volu qui consid&#233;rait que le monde &#233;tait fait d'un petit peuple, d'une caste moyenne, d'une caste sup&#233;rieure, d'une &#233;lite, et de quelques dieux. Elle est heureusement vitr&#233;e, comme pour nous dire que c'est une plaisanterie, un clin d'oeil, qu'elle est maintenant une pyramide horizontale, transparente et d&#233;mocratique. Cette pyramide est l&#224; pour nous dire que le monde a chang&#233;, m&#234;me s'il garde les deux pieds dans sa longue histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le parvis, un couloir bord&#233; de poteaux en acier inoxydable reli&#233;s par de maritimes cordages de chanvre tress&#233;s, d&#233;limite les files d'attente de ceux qui ont des billets ou des pass et ceux qui n'en ont pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin, le visiteur traverse le verre en se glissant dans un tourniquet trieur et attends son tour au tapis roulant du sas de s&#233;curit&#233;. Deux gardiens veillent &#224; ce que chacun y d&#233;pose ses effets personnels, parapluie, sac de voyage, casque, machine &#224; coudre, etc., de fa&#231;on a voir si la chose ne cache pas un explosif ou une arme. On a d&#233;j&#224; vu &#231;a, des personnes qui vont au mus&#233;e avec un burin, un cutter, un pistolet. Ca les rassurent, ils font leur visite la main dans le sac, &#233;treignant lame ou gachette avec une insistance proportionnelle &#224; l'intensit&#233; esth&#233;tique qu'ils vont devoir assumer, c'est presque in&#233;vitable car le coefficient d'art est ici parmi les plus &#233;lev&#233;s qu'on puisse trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un bagage passe le portique de contr&#244;le, il est travers&#233; par des rayons X couvrant une gamme d'&#233;nergie de 30 &#224; 160 kilo&#233;lectronvolts (KeV)). &#192; l'oppos&#233; de la source, un capteur mesure la part de ces rayons qui n'a pas &#233;t&#233; absorb&#233;e par le contenu des bagages. L'image sur l'&#233;cran de l'agent de s&#233;curit&#233; ne contient que deux couleurs, jaune et vert, qui permettent de faire la distinction entre mat&#233;riaux organiques et inorganiques. La plupart du temps ces crit&#232;res suffisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la machine ne sonne pas, c'est soit que vos effets personnels ne contiennent pas de m&#233;taux aux formes jug&#233;es dangereuses, soit que vous &#234;tes parvenus &#224; berner le syst&#232;me technique et/ou la vigilance des gardiens, soit qu'une erreur s'est produite et que personne ne le sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des escalators aux dalles stri&#233;es d'aluminium prennent en charge le visiteur sur le mode infini jusqu'&#224; descendre chacun chacune dans le ventre mou et agit&#233; du Mus&#233;e. Nous sommes sous la pyramide, bient&#244;t proches des salles aux tr&#233;sors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit vous avez un billet ou un pass auquel cas 4 directions cardinales sont possibles ; soit vous n'avez ni billet ni pass et vous devrez en acqu&#233;rir un aux guichets, alors il vous sera demand&#233; si vous &#234;tes un enfant, un adolescent, un jeune, un adulte ou un s&#233;nior et devrez vous acquitter de la somme voulue non sans avoir fourni la preuve de votre assertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vous faudra un plan si vous &#234;tes organis&#233; ou si vous vous souhaitez voir une oeuvre en particulier. Les 15 kilom&#232;tres de galeries du mus&#233;e vous seront alors accessibles et sans GPS, il vous faudra une bonne acuit&#233; visuelle. Vous la concentrerez particuli&#232;rement sur la signal&#233;tique, tout en v&#233;rifiant votre progression sur la carte et jusqu'&#224; trouver votre graal. Je dis votre car il en existe de plusieurs sortes, les amateurs de peinture espagnole sont parfois exclusifs, on dit que certains, parmi les plus &#233;clectiques, n'aiment que V&#233;lasquez, d'autres seulement de lui &#171; l'infante Marie-Marguerite &#187;. On dit les amateurs de peinture italienne volages : est-ce li&#233; au lib&#233;ralisme de Boticelli ? (voire sa V&#233;nus pr&#233;sentant &#171; Un jeune homme aux sept Arts lib&#233;raux &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_80 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/jeunehomme_boticelli.jpg?1397167503' width='500' height='441' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un jeune homme pr&#233;sent&#233; par V&#233;nus ? aux sept Arts lib&#233;raux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;small&gt;Alessandro FILIPEPI dit BOTTICELLI, &#169; Mus&#233;e du Louvre/A. Dequier - M. Bard&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amateurs d'antiquit&#233;s grecques eux sont plus simples : ils sont souvent aux antiquites grecques. C'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que nous retrouvons notre visiteur, la main fourrageant dans son sac, le doigt sur la gachette de son arme, qui est le fruit d'une impression 3d RepRap que sa mati&#232;re plastique a rendue ind&#233;tectable &#8211; le front maintenant coulant de sueur, le torse tremp&#233; de chaude tensions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'il tire d&#233;pend de la subtile interaction de son &#233;tat esth&#233;tique, &#233;motionnel, sanitaire et psychologique. Si l'oeuvre qu'il est venu voir est l&#224;, visible, il se peut qu'il rel&#226;che la pression sur son arme et s'en d&#233;saisisse, si elle a &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;e pour un &#233;change avec le Louvre Lens ou celui d'Abou Dabi, il n'est pas impossible que le coup parte, que la balle traverse son sac, et vienne se loger dans le cartel recouvert de la mention manuscrite &#171; oeuvre d&#233;plac&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;en atelier d'&#233;critures avec Joachim S&#233;n&#233;, le 12 mars 2013, Mus&#233;e du Louvre, Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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