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	<title>&#192; Louvre Ouvert</title>
	<link>https://relire.net/louvre-ouvert/</link>
	<description>Avec une excursion au Grand Palais : Bill Viola. Se rep&#233;rer dans le Mus&#233;e.</description>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Tr&#233;sors et plafonds (au Louvre, 5e &#233;pisode)</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Tresors-et-plafonds-au-Louvre-5e-episode</link>
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		<dc:date>2014-05-12T09:44:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Celui qui me regarde</dc:subject>
		<dc:subject>celui qui visite</dc:subject>
		<dc:subject>aile Richelieu </dc:subject>
		<dc:subject>Eric Chevillard</dc:subject>
		<dc:subject>Virginie Gautier</dc:subject>
		<dc:subject>Ceux qui planent au-dessus</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A revenir au Louvre une derni&#232;re fois alors que ce n'&#233;tait pas pr&#233;vu, je d&#233;couvre que les deux expositions temporaires ont pour sujet le tr&#233;sor et les plafonds, ce qui me rappelle quelque chose... Ce mercredi est annonc&#233;e une journ&#233;e d'&#233;tudes consacr&#233;e au tr&#233;sor de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, dont le titre est : rendre visible l'invisible. Nous ne pouvons nous rendre &#224; la conf&#233;rence, mais pourquoi ne pas garder en m&#233;moire cette phrase et, levant les yeux, proposer un parcours du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celui-qui-me-regarde" rel="tag"&gt;Celui qui me regarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/celui-qui-visite" rel="tag"&gt;celui qui visite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/aile-Richelieu" rel="tag"&gt;aile Richelieu &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Eric-Chevillard" rel="tag"&gt;Eric Chevillard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Virginie-Gautier" rel="tag"&gt;Virginie Gautier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ceux-qui-planent-au-dessus" rel="tag"&gt;Ceux qui planent au-dessus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton137.jpg?1399887568' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_168 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/tresor_moine_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/tresor_moine_3.jpg?1399886777' width='500' height='669' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A revenir au Louvre une derni&#232;re fois alors que ce n'&#233;tait pas pr&#233;vu, je d&#233;couvre que les deux expositions temporaires ont pour sujet le &lt;a href=&#034;http://www.louvre.fr/expositions/le-tresor-de-l-abbaye-de-saint-maurice-d-agaune&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tr&#233;sor&lt;/a&gt; et les &lt;a href=&#034;http://www.louvre.fr/expositions/peupler-les-cieuxdessins-pour-les-plafonds-parisiens-au-xviieme-siecle&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;plafonds&lt;/a&gt;, ce qui me rappelle quelque chose...&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mercredi est annonc&#233;e une journ&#233;e d'&#233;tudes consacr&#233;e au tr&#233;sor de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, dont le titre est : &lt;i&gt;rendre visible l'invisible&lt;/i&gt;. Nous ne pouvons nous rendre &#224; la conf&#233;rence, mais pourquoi ne pas garder en m&#233;moire cette phrase et, levant les yeux, proposer un parcours du mus&#233;e par le haut : en partant des plafonds ? Pourquoi ne pas se suspendre, observer les couloirs, les salles, les visiteurs, sous un autre angle ? Etre &#224; la fois, en bas, celui qui regarde le personnage (ange ? dieu ou d&#233;esse ? autre chose ?) flottant dans les airs et ce m&#234;me personnage en surplomb ? D&#233;crire ainsi le chemin qui m&#232;ne des salles d'exposition &#224; l'atelier o&#249; nous nous retrouvons ensuite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cela, commencer par observer le nouveau tr&#233;sor.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_169 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/tresor_moine_4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/tresor_moine_4.jpg?1399886965' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;de mon c&#244;t&#233;, collecter &lt;a href=&#034;https://www.google.fr/search?q=saint+candide&amp;source=lnms&amp;tbm=isch&amp;sa=X&amp;ei=cYNvU7m7Fu_I0AWK54DwCA&amp;ved=0CAgQ_AUoAQ&amp;biw=1137&amp;bih=538&amp;dpr=0.9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un beau gosse&lt;/a&gt; et une t&#234;te coup&#233;e, donc. Je ne prendrai plus de photos, ensuite&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Copier, si l'on veut, les descriptions, po&#233;sie des termes techniques qui nous enchantent. Puis se rendre tout pr&#232;s de l&#224;, aile Richelieu, dans l'exposition appel&#233;e &lt;i&gt;Peupler les cieux&lt;/i&gt;. L'art de la d&#233;coration fait du plafond un espace ouvert autant qu'une cl&#244;ture, y apprend-on. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lever les yeux. Tutoyer qui se trouve au-dessus de soi. D&#233;crire ses faits et gestes et son environnement. S'appuyer sur les objets, les angles, les &#233;clairages, les escalators, les vitres, le cr&#226;ne, les cheveux, les mains des visiteurs. Ne pas n&#233;cessairement donner corps au personnage, qui pourra demeurer instable. Op&#233;rer une bascule, un mouvement de va-et-vient : il ne s'agit pas, cette fois, d'&#233;puiser les lieux, mais plut&#244;t de les mettre &#224; neuf avant de partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plafond a toujours &#233;t&#233; pour moi source de fascination. Je retrouve &#224; ce sujet, sur mon blog, un &lt;a href=&#034;http://fenetresopenspace.blogspot.fr/2008/11/au-plafond.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt;que j'avais post&#233; il y a longtemps. Je ne comprends plus pourquoi j'y mentionnais Edgar Poe. Par contre, le roman d'Eric Chevillard, &lt;a href=&#034;http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=1560&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Au plafond&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, s'y trouve, et j'en ai &#224; nouveau parl&#233; en atelier. Pour ne pas tomber dans le pastiche ou la parodie de ce texte, pour ne pas se limiter au simple renversement, j'ai &#233;galement &#233;voqu&#233; &lt;a href=&#034;http://www.chemindefer.org/catalogue/les-zones-ignorees/les-zones-ignorees.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Zones ignor&#233;es&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Virginie Gautier ainsi que son dernier livre, &lt;a href=&#034;http://www.chemindefer.org/catalogue/styled-44/les-yeux-fermes-les-yeux-ouverts.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Yeux ferm&#233;s, les yeux ouverts&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. S'adresser &#224; un homme dont seule l'ombre est fiable, le suivre, explorer derri&#232;re lui, ou peut-&#234;tre &#224; c&#244;t&#233;, ce qu'on nommerait h&#226;tivement le no man's land des villes (zones p&#233;ri-urbaines, &#233;changeurs d'autoroutes, terrains vagues, b&#226;timents indistincts que Virginie Gautier nous donne &#224; voir avec une grande pr&#233;cision) : comment transposer cela au mus&#233;e ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles zones ignor&#233;es, au Louvre ? Y en-a-t-il encore, alors que, tr&#232;s prosa&#239;quement, la saison touristique a d&#233;marr&#233; et qu'il faut jouer des coudes ? Qu'avons-nous oubli&#233; de voir ? Est-il possible d'&#234;tre &#224; la fois celui ou celle qui se fond dans la masse et celui ou celle qui prend la hauteur ? Quel(s) vertige(s), alors ? Quels tr&#233;sors nouveaux dans cette exploration par l'envers, par le vide ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tu ne marches pas tu creuses, tournes et retournes sur ta langue des mots vieillis, retrouves au hasard des rues des endroits qui ressemblent &#224; ceux qui t'ont amen&#233; l&#224;. Tu prends des virages &#224; r&#233;p&#233;tition comme on tourne un mot dans sa bouche jusqu'&#224; l'user pour qu'il perde son sens, qu'il devienne &#233;tranger, vide tout &#224; fait, &#233;corc&#233; de sa peau de souvenirs.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Virginie Gautier, &lt;i&gt;Les Zones ignor&#233;es&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Int&#233;rieurs (au Grand palais)</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Interieurs-au-Grand-palais</link>
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		<dc:date>2014-04-28T08:19:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>video</dc:subject>
		<dc:subject>Celle qui s'absente</dc:subject>
		<dc:subject>Bill Viola</dc:subject>
		<dc:subject>Grand Palais</dc:subject>
		<dc:subject>Catherine's Room</dc:subject>
		<dc:subject>Brigitte Giraud</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas Clerc</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;4e &#233;pisode du Journal du Louvre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/video" rel="tag"&gt;video&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Celle-qui-s-absente" rel="tag"&gt;Celle qui s'absente&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Bill-Viola" rel="tag"&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Grand-Palais" rel="tag"&gt;Grand Palais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Catherine-s-Room" rel="tag"&gt;Catherine's Room&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Brigitte-Giraud" rel="tag"&gt;Brigitte Giraud&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Thomas-Clerc" rel="tag"&gt;Thomas Clerc&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton103.jpg?1398673612' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de cette quatri&#232;me s&#233;ance, nous avons quitt&#233; le Louvre pour le Grand palais, afin de profiter de la r&#233;trospective consacr&#233;e au vid&#233;aste Bill Viola.&lt;/p&gt;
&lt;iframe frameborder=&#034;0&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;270&#034; src=&#034;//www.dailymotion.com/embed/video/x1es52x&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas &#224; partir des oeuvres ci-dessus que nous avons travaill&#233;, mais de Catherine's room : cinq vid&#233;os plac&#233;es c&#244;te &#224; c&#244;te qui permettent de regarder, du d&#233;but &#224; la fin de la journ&#233;e (mais aussi de l'ann&#233;e, de la vie...) la m&#234;me femme dans une pi&#232;ce unique dont quelques &#233;l&#233;ments diff&#232;rent. Cette femme se livre lentement &#224; un certain nombre d'activit&#233;s (lire, &#233;crire, coudre, allumer des bougies, faire du yoga...) tandis que les saisons passent, que la lumi&#232;re d&#233;cline. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'historien d'art Micka&#235;l Pierson pr&#233;cise dans un article paru en mars 2014 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Exp&#233;rience de la dur&#233;e, la vid&#233;o est un moyen privil&#233;gi&#233; pour la mise en sc&#232;ne du temps qui passe. C'est toute une journ&#233;e qui se d&#233;ploie sur les cinq &#233;crans qui constituent Catherine's Room (2001). Du lever au coucher, on d&#233;couvre les diverses activit&#233;s qui occupent la sainte &#224; mesure que la lumi&#232;re cro&#238;t puis d&#233;cro&#238;t. Mais la lucarne qui ouvre sur le ciel d&#233;voile une tout autre temporalit&#233; : ce sont les saisons qui d&#233;filent, une branche fleurissant avant de voir ses feuilles tomber jusqu'&#224; dispara&#238;tre dans la derni&#232;re image. D'une seule journ&#233;e, Bill Viola nous conduit &#224; une m&#233;ditation sur l'existence. Les &#226;ges de la vie sont ainsi souvent pr&#233;sents dans les &#339;uvres de l'artiste. Ce sont des &#234;tres de tous &#226;ges et toutes origines qui sont paisiblement immerg&#233;s dans The Dreamers (2013).&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bill Viola, de son c&#244;t&#233;, explique : &#034;Peut-&#234;tre que le plus &#233;tonnant dans notre existence individuelle, c'est sa continuit&#233;. C'est un fil qui ne se coupe pas &#8211; nous vivons le m&#234;me moment depuis la premi&#232;re minute de notre conception&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire le portrait de quelqu'un en d&#233;crivant son int&#233;rieur ; d&#233;crire quelqu'un, dont on ne per&#231;oit que l'ext&#233;rieur, de l'int&#233;rieur : est-ce possible ? Et comment ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le savoir, nous avons tent&#233; l'exp&#233;rience suivante : &#233;crire 5 fois 5 textes (25, donc, eh oui !) &#224; partir des cinq vid&#233;os. Tenter une description &#171; objective &#187; tout en parlant &#224; la place de la femme, qui tiendrait une sorte de journal, en prenant pour points d'appui :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le temps tel qu'il est repr&#233;sent&#233; : temps qu'il fait, temps qui passe, saison, moment de la journ&#233;e, etc
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ce qui se trouve dans la pi&#232;ce : meubles, objets, &#233;clairages, etc. Noter les changements. Ajouter si l'on veut des choses qui ont peut-&#234;tre &#233;t&#233; dans la pi&#232;ce, qui pourraient y &#234;tre.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les mouvements de cette femme
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ce qui est dans le cadre, mais nous reste invisible (ce qu'elle lit, ce qu'elle &#233;crit, les sons...)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ce qui n'est pas dans le cadre (le jardin, la maison d'&#224; c&#244;t&#233; mais aussi l'enfance de cette femme, ou sa jeunesse, ceux qu'elle aime et qui sont absents, etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, s'appuyer principalement sur &lt;a href=&#034;http://www.gallimard.fr/Mini-Sites2/Rentree-litteraire-2013/Thomas-Clerc.-Interieur&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Int&#233;rieur&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Thomas Clerc, tentative d'&#233;puisement d'un appartement parisien (celui de l'auteur, en l'occurrence) mais aussi sur &lt;a href=&#034;http://jsene.net/spip.php?article657&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Avoir un corps&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Brigitte Giraud, roman dans lequel une femme d'aujourd'hui appara&#238;t, se construit, se dessine &#224; travers la vision que les autres et elle-m&#234;me ont de son corps, de l'enfance &#224; l'&#226;ge adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore un mot : le grand int&#233;r&#234;t de cette exp&#233;rience d'ateliers au mus&#233;e, c'est &#233;galement de pouvoir l'exporter. C'est ainsi qu'au Blanc, durant mes s&#233;ances au lyc&#233;e, j'ai pu projeter aux &#233;l&#232;ves de seconde cette vid&#233;o de Bill Viola qui se trouve au tout d&#233;but de l'exposition, The reflecting pool, et leur proposer un exercice d'&#233;criture sur l'instant suspendu. Mais voyez plut&#244;t :&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;420&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;//www.youtube-nocookie.com/embed/FG4UCRg3wHc?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Epuiser les tr&#233;sors (au Louvre, 3e &#233;pisode)</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Epuiser-les-tresors-au-Louvre-3e-episode</link>
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		<dc:date>2014-04-28T08:07:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>anonyme</dc:subject>
		<dc:subject>Pavillon Sully</dc:subject>
		<dc:subject>Le tr&#233;sor de Boscoreale</dc:subject>
		<dc:subject>Julien Maret</dc:subject>
		<dc:subject>Ceux qui s'approprient</dc:subject>
		<dc:subject>Mona Chollet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lors de cette troisi&#232;me s&#233;ance d'atelier d'&#233;criture au Louvre, j'ai pens&#233; qu'il &#233;tait temps, apr&#232;s s'&#234;tre d&#233;barrass&#233; de la peur d'avoir, ou non, quelque chose &#224; dire d'une oeuvre en public, puis &#233;tabli un vrai contact avec l'une d'entre elles, de profiter un peu des lieux. C'est ainsi que nous avons travaill&#233; sur la notion de tr&#233;sor, cherchant, m&#234;me, &#224; en &#233;puiser le contenu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis partie du tr&#233;sor de Boscoreale (ci-dessus), dont une description minutieuse, &#233;tablie au d&#233;but du XXe si&#232;cle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/anonyme" rel="tag"&gt;anonyme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Pavillon-Sully" rel="tag"&gt;Pavillon Sully&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Le-tresor-de-Boscoreale" rel="tag"&gt;Le tr&#233;sor de Boscoreale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Julien-Maret" rel="tag"&gt;Julien Maret&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Ceux-qui-s-approprient" rel="tag"&gt;Ceux qui s'approprient&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Mona-Chollet" rel="tag"&gt;Mona Chollet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton102.jpg?1398672264' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de cette troisi&#232;me s&#233;ance d'atelier d'&#233;criture au Louvre, j'ai pens&#233; qu'il &#233;tait temps, apr&#232;s s'&#234;tre d&#233;barrass&#233; de la peur d'avoir, ou non, quelque chose &#224; dire d'une oeuvre en public, puis &#233;tabli un vrai contact avec l'une d'entre elles, de profiter un peu des lieux. C'est ainsi que nous avons travaill&#233; sur la notion de tr&#233;sor, cherchant, m&#234;me, &#224; en &#233;puiser le contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis partie du &lt;a href=&#034;http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/tresor-de-boscoreale&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tr&#233;sor de Boscoreale&lt;/a&gt; (ci-dessus), dont une description minutieuse, &#233;tablie au d&#233;but du XXe si&#232;cle par un conservateur, est disponible gratuitement &lt;a href=&#034;http://ia700305.us.archive.org/34/items/largenterieetbij00hruoft/largenterieetbij00hruoft.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt;. Ainsi, apprend-on, &#224; propos d'une coupe ronde (ou phiale) pr&#233;sente dans le tr&#233;sor, que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'emblema offre une personnification de l'Afrique, figure en buste d'un relief tr&#232;s accentu&#233; et d'un effet saisissant. Elle est repr&#233;sent&#233;e comme une femme plantureuse, vue &#224; mi-corps ; ses traits, sans &#234;tre d&#233;licats, respirent la jeunesse, la force et la beaut&#233;. Le menton est pro&#233;minent ; les l&#232;vres sont larges et herm&#233;tiquement closes ; le nez est l&#233;g&#232;rement arqu&#233; ; les yeux grands et ouverts (1), au regard ferme, sont ceux d'une femme s&#251;re d'elle-m&#234;me et aux volont&#233;s de laquelle rien ne saurait s'opposer. Le front est &#224; moiti&#233; cach&#233; par des cheveux abondants et boucl&#233;s qui ne tombent pas plus bas que le cou, particularit&#233; qui donne l'impression d'une force virile. Sur la t&#234;te, elle porte la d&#233;pouille d'un &#233;l&#233;phant dont la trompe et les d&#233;fenses s'&#233;l&#232;vent majestueusement au-dessus du front : l'artiste a eu soin de rejeter en arri&#232;re les larges oreilles de l'animal, de fa&#231;on &#224; ne pas alourdir la figure centrale et &#224; laisser ainsi au cou tout son d&#233;gagement. Les oreilles de la femme, en partie cach&#233;es sous la chevelure, sont perc&#233;es de petits trous auxquels &#233;taient suspendus des boucles mobiles, sans doute en or et finement travaill&#233;es (2). Le cou est large et bien plant&#233; sur la poitrine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Les pupilles sont indiqu&#233;es &#224; la pointe.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Ces boucles d'oreille n'ont pas &#233;t&#233; retrouv&#233;es.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;i&gt;ainsi apprend-on qu'au d&#233;but du XXe si&#232;cle, un tr&#232;s s&#233;rieux conservateur du Louvre d&#233;crivait des boucles d'oreilles inexistantes !&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce texte nous &#233;tant apparu assez fascinant, nous avons voulu voir la coupe en question. H&#233;las, elle &#233;tait, si je me souviens bien, en d&#233;placement, pr&#234;t&#233;e pour une exposition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le tr&#233;sor lui-m&#234;me nous a un peu d&#233;&#231;us, il faut le dire (nous avions fantasm&#233;). Par contre, en levant la t&#234;te, dans la salle...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_120 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/matisse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/matisse.jpg?1398608388' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;... extension du domaine par le ciel de Matisse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il y avait encore, ce jour-l&#224;, &#224; quelques pas&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_121 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_2.jpg?1398608568' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/lit_tresor.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/lit_tresor.jpg?1398608568' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_1_1_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_1_1_.jpg?1398608709' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;les &lt;a href=&#034;http://www.louvre.fr/progtems/le-louvre-invite-robert-wilson-living-rooms&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;living rooms&lt;/a&gt; de Robert Wilson, avec lit pour g&#233;ant, olo&#233; suspendu, collections d'objets &#224; la Andr&#233; Breton.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons &#224; notre tour tent&#233; d'&#233;tendre le champ, partant pour cela du texte en expansion constante de Julien Maret, &lt;a href=&#034;http://jose-corti.fr/titresfrancais/ameublement-maret.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ameublement&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; , paru en d&#233;but d'ann&#233;e chez Jos&#233; Corti. Ou comment, &#224; l'aide de simples points-virgules, faire cro&#238;tre ses possessions...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/jpg/photo_4.jpg?1398608805' width='500' height='669' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;(hop)&lt;br class='autobr' /&gt;
(ces deux-l&#224; sont des copies que l'on trouve dans la salle o&#249; nous allions &#233;crire)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour finir, j'ai propos&#233; aux participants de lire, apr&#232;s l'atelier, &lt;a href=&#034;http://www.peripheries.net/article333.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un texte de Mona Chollet&lt;/a&gt; paru sur &lt;a href=&#034;http://www.peripheries.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;P&#233;riph&#233;ries&lt;/a&gt; dans lequel elle tente de comprendre ce qui se passe en elle depuis qu'elle a &#233;t&#233; aval&#233;e par les r&#233;seaux sociaux et en quoi l'un d'entre eux, Pinterest, la sauve paradoxalement de cet engloutissement en lui permettant de collecter un nombre infini d'images sans qu'elle se sente envahie. L&#224;, ce ne sont plus forc&#233;ment des objets qu'on amasse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On y recherche des images qu'on peut habiter, dans lesquelles on peut se projeter, devant lesquelles on peut r&#234;vasser. Les photos d'int&#233;rieurs, d'architecture, de maisons, de cabanes dans les arbres et d'abris en tout genre remportent un grand succ&#232;s : les tableaux consacr&#233;s &#224; ces th&#232;mes font partie de ceux qu'on retrouve chez pratiquement tout le monde ; mais la plupart des images, quel que soit le sujet repr&#233;sent&#233;, semblent choisies parce qu'elles offrent un abri, m&#234;me si ce n'est pas au sens litt&#233;ral. Je r&#234;ve des textes q'une exploration de l'Internet des images aurait pu inspirer &#224; Gaston Bachelard.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'on en vient ainsi &#224; la notion de lieu, infinie, qui m'est ch&#232;re pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle exclut, en l'incluant, la possession, l'appropriation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre lui et moi (au Louvre, 2e &#233;pisode)</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Entre-lui-et-moi-au-Louvre-2e-episode</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Entre-lui-et-moi-au-Louvre-2e-episode</guid>
		<dc:date>2014-02-04T20:41:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>anonyme</dc:subject>
		<dc:subject>Jean Genet</dc:subject>
		<dc:subject>Le scribe accroupi</dc:subject>
		<dc:subject>Anna Jouy</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;ou comment fut con&#231;u le deuxi&#232;me atelier, sous l'angle artiste-mod&#232;le&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton67.jpg?1397167280' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce mercredi-l&#224;, j'ai eu envie de m'&#233;loigner du th&#232;me abord&#233; la fois pr&#233;c&#233;dente avec Sarraute et Arcimboldo (ce qui, socialement, fait de l'art mati&#232;re &#224; pouvoir, &#224; domination ; ce qui, en l'absence d'un savoir consid&#233;r&#233; par tous comme valide, officiel, proc&#232;de de la honte, d'un sentiment de g&#234;ne, de manque...). L'id&#233;e &#233;tait de se demander au contraire comment, au mus&#233;e, tisser ou retrouver un lien intime avec une &#339;uvre en dehors de tout discours th&#233;orique, de tout jugement ext&#233;rieur, et ce, qui que l'on soit. Et comment exprimer ce lien de soi &#224; l'&#339;uvre, dont la reconnaissance est souvent imm&#233;diate mais qui semble si difficile &#224; d&#233;finir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Louvre ? Tout le monde le sait, on s'y perd. Les salles ? Foule, pi&#233;tinements, fatigue, bruit : il n'est pas toujours simple de s'y concentrer. Comment faire ? J'ai d&#233;cid&#233; de prendre pour point de d&#233;part (mental, imaginaire) un lieu qui serait, en quelque sorte, un mus&#233;e &#224; taille r&#233;duite : l'atelier du peintre, du sculpteur. Et dans ce lieu, quoi de plus &#233;vident que d'aborder les relations artiste / mod&#232;le ? Quoi de plus intime que le portrait (peindre quelqu'un, en fixer les traits pour l'&#233;ternit&#233; / s'abandonner au regard, aux gestes de qui vous fait face) ? Silence, observation de part et d'autre et dans ces heures pass&#233;es ensemble, vie et mort imbriqu&#233;es, n&#233;cessairement m&#234;l&#233;es...&lt;br class='autobr' /&gt;
Et si le mod&#232;le parlait ? Si le mod&#232;le lui-m&#234;me &#233;tait artiste ? Que r&#233;sulterait-il de ces &#233;changes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi s'est impos&#233;, pour cette s&#233;ance, &lt;i&gt;L'Atelier d'Alberto Giacometti&lt;/i&gt;, de Jean Genet, qui commence ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tout homme aura peut-&#234;tre &#233;prouv&#233; cette sorte de chagrin, sinon la terreur, de voir comment le monde et son histoire semblent pris dans un in&#233;luctable mouvement, qui s'amplifie toujours plus, et qui ne para&#238;t devoir modifier, pour des fins toujours plus grossi&#232;res, que les manifestations visibles du monde. Ce monde visible est ce qu'il est, et notre action sur lui ne pourra faire qu'il soit absolument autre. On songe donc avec nostalgie &#224; un univers o&#249; l'homme, au lieu d'agir aussi furieusement sur l'apparence visible, se serait employ&#233; &#224; s'en d&#233;faire, non seulement &#224; refuser toute action sur elle, mais &#224; se d&#233;nuder assez pour d&#233;couvrir ce lieu secret, en nous-m&#234;me, &#224; partir de quoi eut &#233;t&#233; possible une aventure humaine toute diff&#233;rente. Plus pr&#233;cis&#233;ment morale sans doute. Mais apr&#232;s tout, c'est peut-&#234;tre &#224; cette inhumaine condition, &#224; cette in&#233;luctable agencement, que nous devons la nostalgie d'une civilisation qui t&#226;cherait de s'aventurer ailleurs que dans le mensurable. C'est l'&#339;uvre de Giacometti qui me rend notre univers encore plus insupportable, tant il semble que cet artiste ait su &#233;carter ce qui g&#234;nait son regard pour d&#233;couvrir ce qui restera de l'homme quand les faux-semblants seront enlev&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il n'est pas &#224; la beaut&#233; d'autre origine que la blessure, singuli&#232;re, diff&#233;rente pour chacun, cach&#233;e ou visible, que tout homme garde en soi, qu'il pr&#233;serve et o&#249; il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde. Il y a donc loin de cet art &#224; ce qu'on nomme le mis&#233;rabilisme. L'art de Giacometti me semble vouloir d&#233;couvrir cette blessure secr&#232;te de tout &#234;tre et m&#234;me de toute chose, afin qu'elle les illumine. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chercher ce lieu secret, en nous-m&#234;mes... Oui, c'&#233;tait bien cela. Si ce n'est qu'&#233;videmment, on ne trouve nul Giacometti au Louvre. J'ai alors pens&#233; &#224; Rembrandt, autre artiste admir&#233; de Genet. Mais les salles sont ferm&#233;es pour travaux depuis plusieurs mois, auraient d&#251; rouvrir l'an dernier... Heureusement, au d&#233;but du texte de Genet, on trouve encore ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quand apparut brusquement &#8211; car la niche est coup&#233;e net, au raz du mur &#8211; sous la lumi&#232;re verte Osiris, j'eus peur. Mes yeux, naturellement, furent les premiers renseign&#233;s ? Non. Mes &#233;paules, d'abord, et ma nuque qu'&#233;crasait une main, ou une masse qui m'obligeait &#224; m'enfoncer dans les mill&#233;naires &#233;gyptiens et, mentalement, &#224; me courber, et davantage m&#234;me &#224; me ratatiner devant cette petite statue au regard et au sourire durs. Il s'agissait bien d'un dieu. De celui de l'inexorable. (Je parle, on s'en doute peut-&#234;tre, de la statue d'Osiris, debout, dans la crypte du Louvre) J'avais peur parce qu'il s'agissait, sans erreur possible, d'un dieu. Certaines statues de Giacometti me causent une &#233;motion bien proche de cette terreur, et une fascination presque aussi grande.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles me causent encore ce curieux sentiment : elles sont famili&#232;res, elles marchent dans la rue. Or, elles sont au fond du temps, &#224; l'origine de tout, elles n'en finissent pas d'approcher et de reculer, dans une immobilit&#233; souveraine.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Giacometti et Genet &#233;taient tous deux fascin&#233;s par l'Egypte ancienne. Giacometti fait d'ailleurs poser Genet dans la position du Scribe accroupi (qui est en tailleur, en r&#233;alit&#233;). Nous voil&#224; donc partis rendre visite, non pas &#224; la statue d'Osiris (trop de monde dans la crypte) mais au scribe : quel luxe de pouvoir ainsi, s'enfoncer dans les mill&#233;naires, passer en quelques m&#232;tres de la source du texte &#224; l'&#339;uvre, en entendre des commentaires &#233;clair&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(septembre 57). La plus belle statue de Giacometti &#8211; je parle d'il y a trois ans &#8211; je l'ai d&#233;couverte sous la table, en me baissant pour ramasser mon m&#233;got. Elle &#233;tait dans la poussi&#232;re, il la cachait, le pied d'un visiteur maladroit risquait de l'&#233;br&#233;cher...&lt;br class='autobr' /&gt;
LUI. - Si elle est vraiment forte, elle se montrera, m&#234;me si je la cache.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cette approche (Qui &#233;taient les scribes ? Que sait-on des mod&#232;les, de la fa&#231;on dont posaient les personnages importants en Egypte ancienne ? Quelles fonctions exactes avaient les statues ?), nous n'avons pas prolong&#233; le texte de Genet, n'avons pas pris sa place face &#224; Giacometti. Mais nous sommes partis d'un autoportrait d'&lt;a href=&#034;http://jouyanna.ch/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anna Jouy&lt;/a&gt;, &#233;crit le 25 d&#233;cembre dernier, pour donner forme &#224; ce myst&#232;re : &#234;tre repr&#233;sent&#233;, &#034;doubl&#233;&#034; par l'&#339;uvre, demeurer immobile pour un temps / pour l'&#233;ternit&#233;, c'est accorder une confiance infinie &#224; l'artiste au moment de la pose. Or, que voit-il de nous ? Nous per&#231;oit-il, lui-m&#234;me, plus intimement que nous ne le pourrions le faire ? Alors qu'il ne nous faut ni bouger ni parler, n'avons-nous pas le secret d&#233;sir de lui demander de ne pas oublier, surtout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;quelque chose &#224; ne pas oublier de moi : frissonne beaucoup avec avant et pendant. ce froid qu'il fait si souvent dans la bouche comme un gla&#231;on qui tombe. les mots durs, craquant &#224; sauter sur l'&#233;mail. tremble de froid. de peur aussi.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anna Jouy, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://jouyanna.ch/spip.php?article857&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Invendus&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lire &lt;a href='http://relire.net/louvre-ouvert/Atelier-6-Le-scribe-accroupi' class=&#034;spip_in&#034;&gt;les textes de l'atelier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sans trop savoir (au Louvre, 1er &#233;pisode)</title>
		<link>http://relire.net/louvre-ouvert/Sans-trop-savoir-au-Louvre-1er-episode</link>
		<guid isPermaLink="true">http://relire.net/louvre-ouvert/Sans-trop-savoir-au-Louvre-1er-episode</guid>
		<dc:date>2014-01-15T08:46:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Savelli</dc:creator>


		<dc:subject>Arcimboldo</dc:subject>
		<dc:subject>Nathalie Sarraute</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;article publi&#233; sur le blog Fen&#234;tres open space apr&#232;s l'atelier consacr&#233; &#224; Nathalie Sarraute et Arcimboldo&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Journaux-du-Louvre" rel="directory"&gt;Journaux du Louvre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Arcimboldo" rel="tag"&gt;Arcimboldo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://relire.net/louvre-ouvert/Nathalie-Sarraute-30" rel="tag"&gt;Nathalie Sarraute&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://relire.net/louvre-ouvert/IMG/logo/arton19.jpg?1397167294' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il suffirait pourtant d'appeler... &#171; Excusez-moi, je vous d&#233;range, c'est idiot, je ne sais pas ce que j'ai, je n'arrive pas &#224; retrouver le nom de ce peintre italien de la Renaissance, vous ne connaissez que lui, il peignait des personnages faits de l&#233;gumes, de fruits... &#187; aussit&#244;t les secours arriveraient, le trou serait obtur&#233;, tout se remettrait en place... Mais o&#249; serait-elle, cette satisfaction, cette jubilation... la preuve que les forces qui veillent ici sont toujours capables &#224; elles seules, sans aide du dehors, de parvenir &#224; refermer ce qui peut n'importe o&#249;, &#224; n'importe quel moment s'ouvrir, laisser passer, se r&#233;pandre ces exhalaisons... le souffle, l'haleine de l'absence irr&#233;parable, de la disparition...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nathalie Sarraute, &lt;i&gt;Ici&lt;/i&gt;, Gallimard, 1995&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ici&lt;/i&gt;, lieu de la m&#233;moire et de l'oubli, de l'inqui&#233;tude face &#224; ce qui, pense-t-on, nous manque, nous fait d&#233;faut. Ici : lieu qui r&#233;v&#232;le ce qui &#233;chappe, cette image qu'on ne ma&#238;trise pas, trous et &#233;cueils, tyrannie de la bonne r&#233;ponse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ici : le mus&#233;e, le Louvre, bo&#238;te &#224; tr&#233;sors mais &#233;galement caisse de r&#233;sonance (en 2009, quand j'&#233;tais au CentQuatre et qu'il &#233;tait d&#233;sert, je me souviens avoir cherch&#233; ce que j'appelais le point de timidit&#233; maximum : l'endroit le plus expos&#233; ; celui o&#249;, surtout, on ne voudrait pas se trouver. L&#224; o&#249; le corps s'emp&#234;tre. L&#224; o&#249; le jugement d'autrui sur ce qu'on renvoie de soi-m&#234;me sans moyen de contr&#244;le est in&#233;vitable. Le point de convergence des regards. Une fois que je l'avais rep&#233;r&#233;, je m'asseyais par terre et j'attendais. En fait, il ne se passait rien. Mais comment le savoir sans avoir essay&#233; ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de mon premier atelier au Louvre, j'ai propos&#233; aux participants un exercice tir&#233; du texte de Nathalie Sarraute, dans lequel un homme ou une femme est obs&#233;d&#233;(e) par l'id&#233;e de ne pas retrouver le nom du peintre que le lecteur, lui, identifie relativement vite, plus vite que lui (ou elle) en tout cas. Une peintre c&#233;l&#232;bre, tr&#232;s c&#233;l&#232;bre, aux saisons imm&#233;diatement reconnaissables...&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, d'accord, voil&#224; : Arcimboldo. Tout le monde l'a en t&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(tout le monde, vraiment ?)&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Arcimboldo. Bien s&#251;r. Mais une fois le nom prononc&#233;, &#224; br&#251;le-pourpoint, qu'en dire ? Que sait-on, soi, sans le secours d'un guide, sans chercher sur le net ou dans un dictionnaire, de l'oeuvre d'un artiste en r&#233;alit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice : prolonger le monologue int&#233;rieur du personnage, d&#233;sormais pris dans un groupe, &lt;i&gt;forc&#233; &lt;/i&gt; d'aller regarder les Saisons d'Arcimboldo dans la Grande galerie (ce que nous avons fait). Sa peur : devoir montrer son ignorance ; &#234;tre ou se croire oblig&#233;(e) de produire du discours. D'o&#249; vient ce personnage dont le lecteur, de toute fa&#231;on, ignore presque tout ? Va-t-il se sortir de cette situation ? Le cheminement vers le tableau, les obstacles rencontr&#233;s, la foule, le bruit, r&#233;v&#233;leront-ils quelque chose de ses mouvements int&#233;rieurs, pour reprendre la terminologie de Sarraute ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se diriger dans le mus&#233;e, convoquer ses craintes, sa peur de s'y perdre, son affolement devant le fameux savoir : une exp&#233;rience. Un risque, m&#234;me minime, &#224; prendre, pour identifier ce qui entrave. Pour enfin l&#226;cher prise et commencer &#224; regarder, peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est juste un bref coup d'oeil pour contr&#244;ler... non, pas contr&#244;ler, ce n'est pas la peine... c'est juste pour le revoir un instant, il est si attrayant, si dr&#244;le... Mais que se passe-t-il ? il s'est &#233;vapor&#233;... l'image revient docilement, mais il l'a d&#233;sert&#233;e... il n'est plus inscrit nulle part en elle... les raisins, les fraises, les pommes, les &#233;pis de ma&#239;s sont bien l&#224;, mais lui, n'y est plus...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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